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  Le Nazisme et le Fascisme moderne en France et ailleurs basé sur des faits réels!

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akasha

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Féminin Taureau Buffle
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MessageSujet: Le Nazisme et le Fascisme moderne en France et ailleurs basé sur des faits réels!   Dim 6 Avr 2014 - 9:32

Rappel du premier message :

Bonjour les gens  Very Happy 
J'aurais voulu aujourd'hui avec-vous un peu recentrer les débats concernant le nazisme ou le fascisme envers les vrais coupables, les vraies institutions. A l'heure ou d'autres se complaisent à dénigrer et pointé du doigt de faux coupables. Des personnes ayant que très peu de poids en estiment déjà qu'ils le soient, se qui est loin d'être le cas de plus... No Le pire c'est que se n'est pas faute d'avoir déjà offert l'opportunité de débattre sur le vrai nazisme, mais étonnamment ses membres n'ont pas estimer utile à réagir et développer avec nous  Suspect  préférant continuer leur campagne de dénigrement...C'est non seulement une perde de temps et d'énergie inutile, mais aussi totalement contreproductif, et dévalorisant pour le forum. Car c'est faire l'apologie de la pensée unique, celle-là même qu'on est sensée dénoncée... Wink Donc j'eux dans l'idée d'ouvrir se sujet, et de repartir sur des bases nouvelles et factuelles. Ou il est inutile de précisé qu'il est hors de question de venir avec du Soral et consort au cas ou certain ne l'aurais pas compris en me lisant.

pour rappel et aussi au cas ou il y aurait un oublit sur au moins deux exemple sur le nazisme avéré lisez ceci : Scandale Gladio(*) en deux parties. Et plus récemment; Les liens entre Terry Cooper et Valls Sinon vous pouvez voir aussi le(s) sujet(s) sur le nazisme 2, 3. Et le sionisme et le 3em Reich et mon article personnel juste en dessous.  study 
Ensuite, je vous propose un reportage sur la manipulation antifas en France  Wink 


(*) une vidéo de Asselineau qui résume le projet Gladio;




Faux antifascistes et Indymedia Paris soumis au détecteur de mensonge



Depuis quelques années nous avons vu fleurir de nombreux groupuscules se réclamant de la lutte antifasciste.
Ces activistes sont-ils les dignes héritiers de l’antifascisme historique, celui issu de la coalition de partis de gauche à l’origine de la formation du Front populaire qui, sous l’occupation, résista à l’Allemagne nazie et au régime de la collaboration ?

Mais s’agit-il de protestations de bonne foi ? Quelles sont leurs sources ? Leur raisonnement tient-il debout ? Qui se cache derrière ces pseudo "antifas"?

I- L’alerte antifasciste : décryptage d’une manipulation



L’alerte (pseudo)-antifasciste s’apparente à une chasse aux sorcières maccarthyste, déguisée en combat contre le racisme. Elle est menée par quelques publications aux méthodes insidieuses et bien rodées (voir la propagande néoconservatrice déguisée en gauche progressiste). Derrière une façade pétrie d’idéaux et de symbolique d’inspiration libertaire, il s’agit pourtant bien d’outils de propagande néoconservatrice, donc raciste et guerrière.

Le procédé utilisé par de faux antifascistes mais vrais néoconservateurs est simple : une campagne médiatique haineuse contre une personne ou un groupe, avec pour seuls arguments l‘amalgame, l’insinuation et le procès. Par le biais d’un tract ou d’un article infamant, ces soi-disant défenseurs des libertés tentent, par exemple de faire annuler une conférence si elle sort de la ligne éditoriale des néoconservateurs.

Exemples d’alertes : Alerte antifasciste Paris-Indymedia ou encore Alerte antifasciste Rebellyon-Info

Les personnes décriées, intimidées, diabolisées, ont pour seul point commun la contestation du leadership étatsunien sur le reste du monde, et de la politique d’apartheid et de spoliation du gouvernement israélien contre le peuple palestinien. Nous retrouvons constamment les mêmes cibles : Des gens de gauche, de droite et d’extrême droite, systématiquement assimilés sans distinction. Par ailleurs, l’extrême droite y représente un point d’ancrage argumentaire permanent, signe d’une manipulation évidente également en usage dans les rangs des réseaux néocons comme nous allons le voir.

A- Une source néoconservatrice commune à ces pseudo alertes antifascistes



A la source des alertes, nous retrouvons généralement le blog administré par Rudy Reichstadt « Conspiracy Watch », le doigt inquisiteur qui sert de grille de lecture à l’ensemble des protagonistes de la galaxie néocons. Pour le contenu de leurs alertes, nos petites frappes rééditent en permanence le même papier et si la démarche n’était pas aussi perverse, nous pourrions parler de « comique de répétition ».

B- Trois marqueurs révélateurs de l’idéologie contenue dans la pseudo alerte antifa



1- Parmi les dossiers antimusulmans, Rudy Reichstadt cite 22 fois le MEMRI, l’officine de propagande néoconservatrice, considérée par beaucoup de médias de gauche américains comme l’usine à fabriquer du consentement occidental aux guerres pétrolifères, et de l’islamophobie. Rappelons que l’on retrouve au sein du MEMRI des acteurs décisionnels de la gouvernance G.W. Bush (dossier completici). Dans son utilisation du MEMRI, Rudy Reichstadt se paie même le luxe de battre le site d’extrême droite Riposte Laïque, qui pourtant n’est pas avare dans le domaine de la haine antimusulman.



2- La recherche « Pierre-André Taguieff » sur le moteur de recherche du site Conspiracy Watch donne 69 résultats. Or, Monsieur Taguieff était un théoricien zélé du Cercle de l’Oratoire, groupuscule intellectuel omniprésent dans les médias français pour vous faire avaler la pilule des guerres bushiennes en Afghanistan et en Irak, grâce à l’image d’intellectuel de gauche de certains de leurs membres. Pendant de longues années et jusqu’il y a encore quelques mois, Monsieur Taguieff était administrateur du site d’extrême droite Dreuz.info (dont les auteurs affichent une islamophobie décomplexée), et bien entendu le MEMRI représente aussi une source de premier choix pour Dreuz.

3- Palestinian Media Watch, l’autre site de propagande antimusulmane, est géré par Itamar Marcus, un israélien qui vit dans une colonie d’Efrat en Cisjordanie située en territoire palestinien, en violation du droit international. Jusqu’à récemment, Itamar Marcus occupait le poste de vice-président de la Caisse Centrale d’Israël (Central Fund of Israël), une ONG de droite basée à New York, en réalité en charge du financement des groupuscules colons israéliens les plus violents. Ces dernières années, Itamar Marcus est l’auteur de nombreux rapports douteux, censés documenter une agressivité palestinienne à l’égard d’Israël. Ces rapports témoignent d’une diabolisation dans le but d’empêcher la création d’un Etat palestinien.

Source : Israel News | Haaretz, Israel News | Haaretz, CounterPunch



Palestinian Media Watch est présent deux fois sur Conspiracy Watch, et exploité à l’extrême par Dreuz, la continuité idéologique du site de Rudy Reichstadt. Mais la palme revient au site du CRIF qui se réfère abondamment à Palestinian Media Watch. Il n’y a donc rien de très surprenant de voir cette agence être soutenue par leCRIF, qui visiblement n’est pas très regardant sur l’origine de ses sources et détient, selon toute vraisemblance, le record français absolu pour la diffusion des dépêches du MEMRI(22 pages d’articles). Il n’est pas non plus surprenant de retrouver sur le site du CRIF Pierre André Taguieff via Dreuz, pris en flagrant délit d’insulte à la mémoire de Stéphane Hessel, sans que ce média ne soit rappelé à l’ordre par les autorités compétentes, ni dénoncé par la moindre alerte antifasciste.
Rappelons que Stéphane Hessel avait rejoint les Forces française libres en 1941. Arrêté, puis torturé, il sera déporté à Buchenwald.
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II- Deux poids deux mesures, ceux que l’alerte antifasciste épargne

A. L’extrême-droite d’obédience néoconservatrice, systématiquement épargnée

Les nervis néocons déguisés en antifas épargnent donc systématiquement tout un pan de l’extrême droite Française, d’où ils tirent pourtant leurs sources théoriques.
Pas la moindre « alerte antifa» contre l’extrême droite néoconservatrice française, comme par exemple les anciens voyous du groupe Occident. Parmi eux, Xavier Raufer qui collaborait à l’Elite européenne, une revue qui faisait la promotion de l’agence portugaise Aginter-Press, contrôlée par la PIDE, la police politique du dictateur António de Oliveira Salazar. Raufer s'est depuis reconverti dans le business séculaire.

Pas d’ « alerte antifa » contre Alain Robert qui constitua l’équipe dirigeante du Groupe union défense, puis d’Ordre nouveau l’année suivante. En 2004, il entre au Conseil national de l’UMP. Des cas similaires à MM. Raufer et Robert furent fabriqués et recyclés par dizaines grâce à « la planche à billets » du patronat : L’IUMM, via le duo Georges Albertini/Claude Harmel, les deux anciens du RNP, parti acquis à la collaboration avec l’Allemagne nazie.

pour aller plus loin Droite et extrême droite : autopsie d’un lien de consanguinité

B. Les théoriciens de l’islamophobie, eux aussi systématiquement épargnés

En effet, pas d’« alerte antifa » non plus pour les adeptes de la théorie Eurabia. Inventé par l’essayiste Bat Ye’or, ce fantasme islamophobe voudrait nous faire croire que les élites européennes chercheraient à soumettre l’Europe au monde arabe afin de former une nouvelle entité appelée Eurabie. Cette thèse délirante fut comparée à la théorie du complot juifdes Protocoles des Sages de Sion par le journaliste et écrivain Johann Hari.

Voir : Ils se revendiquent islamophobes

Egalement épargné par les « alertes antifa », le théoricien Pierre-André Taguieff, auteur et administrateur durant plusieurs années de l’officine de propagande de Bat Ye’Or,DREUZ. info. Rappel sans appel : « Deux millions de musulmans en France, ce sont deux millions d’intégristes potentiels. » Pierre-André Taguieff, France Inter, 1997.

Pourquoi les antifas n’alertent-ils pas contre le racisme non voilé de Finkielkraut
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III- Ceux qui sont ciblés par l’alerte antifasciste

A- Pourquoi les militants anti-guerres de gauche en sont arrivés à accepter les bombardements de l’OTAN ?

Domenico Losurdo est un philosophe qui enseigne l’histoire de la philosophie à l’université d’Urbino (Italie). Dans une chronique publiée sur son blog, intitulée « du mensonge dans le cadre de la machine de guerre impérialiste », Losurdo décrypte la rhétorique belliqueuse qui a servi à justifier un grand nombre d’interventions de l’Occident ces dernières années :

« L’année 1989 est celle où le passage de la société du spectacle au spectacle comme technique de guerre se manifestait à l’échelle planétaire. Nicolae Ceaucescu est encore au pouvoir en Roumanie. Comment le renverser ? Les médias occidentaux diffusent massivement dans la population roumaine les informations et les images du « génocide » opéré à Timisoara par la police précisément de Ceaucescu. Deux ans après, en 1991, survenait la première guerre du Golfe. La situation n’était pas facile pour le Pentagone (et pour la Maison Blanche). Il s’agissait de convaincre de la nécessité de la guerre une population sur laquelle pesait encore le souvenir du Vietnam. Alors généreusement ou fabuleusement récompensée, une agence publicitaire trouvait remède à tout. Elle dénonçait le fait que les soldats irakiens coupaient les « oreilles » aux Koweitiens qui résistaient. Mais le coup de théâtre de cette campagne était ailleurs : les envahisseurs avaient fait irruption dans un hôpital « en sortant 312 nouveau-nés de leurs couveuses et en les laissant mourir de froid sur le pavement de l’hôpital de Koweït City » (Macarthur 1992, p. 54). Brandie à l’envie par le président Bush junior, réaffirmée au Congrès, avalisée par la presse la plus autorisée et jusque par Amnesty international, cette information si horrible mais si circonstanciée aussi, au point d’indiquer avec une précision absolue le nombre de morts, ne pouvait pas ne pas provoquer une bouleversante vague d’indignation : Saddam Hussein était le nouvel Hitler, la guerre contre lui était non seulement nécessaire mais urgente même et ceux qui s’y opposaient ou étaient récalcitrants devaient être considérés comme des complices, plus ou moins conscients, du nouvel Hitler ! L’information était évidemment une invention savamment produite et diffusée par»

L’article complet : Industrie du mensonge et guerre impérialiste




B- Les "mauvais régimes" selon les imposteurs maquillés en antifascistes



Ils ont été soigneusement sélectionnés par les administrations américaines successives, largement inspirées par le texte néoconservateur fondateur du PNAC, un document édifiant que chacun devrait avoir à l’esprit avant de lire une « alerte antifa » ou un article géopolitique. Ces pays sont désormais parqués dans un univers médiatique consensuel qui les désigne depuis 2000 sous le nom d’Axe du Mal, sémantique illustrant une terreur de Satan et donc une guerre religieuse, ce qui a de quoi sidérer quand on se veut une démocratie laïque. Les pays sélectionnés font l’objet de sanctions diverses restreignant leur activité économique et/ou subissent une invasion barbare occidentale mortifère. Pour repérer les discours faussement antifascistes des vrais, il suffit d’observer les pays que ces alertes ciblent … et surtout ceux qu’elles épargnent. En effet, les publications « antifas » tentent toujours de mobiliser les opinions de gauche contre tous les opposants aux guerres d’ingérence (fussent-ils de gauche et d’extrême-gauche, voire anars), et pratiquent « l’indignation humanitaire sélective » ou le grossier mensonge par omission. Sous les paroles d’apparence libertaire et toujours sous un prétexte humanitaire culpabilisant, la police de la pensée néoconservatrice est omniprésente.

C- Syrie : point Godwin pour un massacre

Lorsque « Indymedia Paris » titre sa chronique « Alerte antifasciste Lille conférence de soutien à Bachar-el-Assad », en substance la méthode est habituelle et consiste à faire croire qu’il y a un rapprochement entre le Parti Baas Syrien, la gauche anti-impérialiste pacifiste, et l’extrême droite dont une partie reste antisioniste. Pour ce faire, la novlangue néocons usuelle se fonde sur l’utilisation du POINT GODWIN, lui-même appuyé sur l’idée que le dirigeant désigné à la vindicte planétaire (par des coalitions variables sous contrôle de l’OTAN) est un nouvel Hitler et que celui ou celle qui pense que la paix passe par la diplomatie est un négationniste voire un nazi. Pour ce faire, il convient de placer des mots magiques tels que « Hitler », « Staline », « Rouge-brun » et autres anathèmes dans un minimum d’espace, se dispensant ainsi de tout argument politique puisque l’adversaire est un infâme avec qui il ne convient pas de dialoguer. Ce dessin de Fakir illustre avec humour ces campagnes d’infamie par la méthode de l’amalgame :




D- Une propagande identique servit de prétexte en Irak

En 2002, les membres du Cercle de l'Oratoire diffusaient un message digne de la novlangue Orwellienne de "1984". Le but, à cette période, était de faire la promotion de la guerre menée par Bush en Irak avec une constante invariable en toile de fond : le Front National, monstre utile des néocons français, qui leur permet de faire oublier leur propre monstruosité. Pour faire la promotion d’une guerre, il ne faut surtout pas négliger d’assimiler tout pacifiste à l’épouvantail FN. Pascal Bruckner, André Glucksmann et Romain Goupil écrivaient :

« Force est de constater que l’antiaméricanisme n’est pas un accident de l’actualité ou la simple réticence face à l’administration de Washington, mais le credo d’une politique qui soude les uns avec les autres, en dépit de leurs divergences, le Front national et les Verts, les socialistes et les conservateurs, les communistes, les souverainistes… A droite comme à gauche, ils sont rares ceux qui n’ont pas cédé à ce "nationalisme des imbéciles" qui est toujours un symptôme de ressentiment et de déclin. »

1. « Saddam Hussein utilise des gaz de combat » (comme en Syrie) :

Le lecteur n’aura pas manqué de remarquer que la méthode développée est adaptable au cas syrien, nous aurions pu prendre pour titre « Assad utilise des gaz de combat sur sa population ».
En réalité, si Saddam Hussein a bien utilisé des gaz à des fins militaires, ce fut dans les années 80, contre les troupes iraniennes. En aout 2013, le magazine Foreign Policy apporte d’ailleurs la preuve que les Etats Unis avaient connaissance de ce crime de guerre dès 1983.

Cependant, les Etats-Unis attendront 20 ans avant de s’en offusquer, et à ce moment là,aucune expertise n’a pu confirmer que l’Irak était toujours en possession d’un tel arsenal, et encore moins qu’il ait eu quelque intention guerrière à l’égard d’une autre nation ni à l’égard de son propre peuple.





Qu’à cela ne tienne, nous sommes priés de ne pas contester le bien-fondé du subterfuge abject mis en œuvre par le gouvernement US pour assaillir l’Irak sans raison morale, dans le discours que le débat public surnommera « l’affaire du flacon d’urine ». La motivation géostratégique à désorganiser un pays pour y gérer les puits de pétrole et la reconstruction est pourtant transparente à tout lecteur de bonne foi.

2. « Le régime irakien opprime son peuple »

Si le régime irakien n’était pas un régime souple, les pires crimes infligés à la population irakienne ne sont pas imputables à Saddam Hussein mais à l’alliance atlantique. On estime qu’entre 1991 et 2003, un million d’enfants irakiens sont morts suite à l’embargo imposé par les Etats-Unis. La liste des produits interdits allait de simples denrées alimentaires à la quasi totalité des produits pharmaceutiques. En 1996, ce crime fut assumé par Madeleine Albright, secrétaire d’État de l’administration Clinton. Des informations qui ne posent pas le moindre problème de conscience à nos super résistants « antifas ». 10 ans plus tard, la Libye puis la Syrie ont droit au même traitement de mauvaise foi : l'intervention des intellectuels français.
.
IV- Leur but non-avoué : interdire le débat public contre le néocolonialisme

"Les guerres ne commencent pas par des bombes, elles commencent par des médias-mensonges".
Le journaliste Michel Collon lutte contre la désinformation et ces guerres d’ingérences. Il s’en explique dans de nombreux articles sur son site Investig’Action. Pour cette raison, il est souvent en première ligne face aux chantres de l’idéologie néoconservatrice déguisés en antifascistes.

Selon lui, la propagande de guerre repose sur 5 principes :

Occulter l’histoire
Occulter les intérêts économiques
Diaboliser l’adversaire
Présenter notre camp comme n’attaquant pas un peuple, mais seulement un dirigeant


Monopoliser l’information, empêcher le vrai débat
Ces principes, on les retrouve dans tous les conflits, affirme Collon. Il illustre ses propos en réexaminant plusieurs cas de propagande en Yougoslavie, en Afrique, ainsi qu’au Proche et au Moyen-Orient.
La leçon à en tirer : toutes les guerres sont économiques. Les raisons humanitaires ne sont faites que pour emporter l’adhésion des populations des pays agresseurs.

Les 5 principes de la propagande de guerre




V- L’exemple type : Indymedia Paris soumis à l’épreuve du détecteur de mensonges



Pour le lecteur inattentif, peu au fait de la géopolitique, ou crédule, ce site semble relayer des informations d’inspiration libertaire, anarchiste, humanitaire et antiraciste. Une source antifa s’il en est, mais a priori seulement. Car ce que nous avons vu plus haut n’est pas une anecdote : nous avons soumis Indymedia Paris à son propre moteur de recherche en guise de détecteur de mensonge par omission :
Comparons les résultats de recherche pour « Hugo Chavez » (une liste entière d’articles qui l’attaquent directement) et pour « Arabie saoudite » (trois articles critiques) ou « Qatar » (une critique directe de ce régime). Nos « antifascistes » sont très bruyants quand il s’agit de désigner les cibles choisies par les néoconservateurs et leurs théoriciens fascisants (Rassemblement solidarité Syrie devant l’Ambassade d’Iran).

A- Les régimes réellement fascistes épargnés




En revanche, l’émirat du Qatar qui de facto possède tous les critères d’un régime fasciste, reste lui miraculeusement épargné par la critique alors même que notre régime entretient en notre nom des relations privilégiées avec ses gouvernants. Dans ce régime, la liberté d’expression est soumise à des restrictions strictes, des cas de torture sont régulièrement signalés, les femmes continuent de subir des discriminations et des violences, dans la législation et en pratique, et les travailleurs migrants, qui forment la majorité de la main-d’œuvre, sont exploités et maltraités. Ainsi, le lundi 21 octobre 2013, 15 années de prison furent confirmées pour le poète Mohamed Ibn Al Dheeb, qui a écrit un poème considéré comme critique envers la famille royale.
Autre allié historique des occidentaux généralement épargné par les imposteurs, l’Arabie Saoudite. Liée aux États-Unis par des intérêts financiers depuis la ratification du Pacte du Quincy en février 1945, cette monarchie absolue autoproclamée est l’un des régimes les plus violents que l’Histoire du monde ait connu, comme par exemple sur le dossier accablant des violences faites aux LGBT. Pas de commentaire sur Indymedia Paris, voir les résultats de la recherche. A l’exception de quelques rares notes, les atrocités commises par le Royaume Wahhabite ne semblent pas être prioritaires sur ce site.

Une omission révélatrice quand nous comparons ce traitement avec celui qui fut réservé à l’ancien président socialiste du Venezuela Hugo Chavez. Il est instructif de constater qu’un site puisse dépenser autant d’énergie pour s’acharner sur un chef d’un Etat laïc qui a échappé à un coup d’état organisé par les États-Unis(*) grâce au soutien de son peuple. Et malgré des problèmes récurrents (approvisionnements, corruption, inflation, banditisme, insécurité), le Venezuela a su fait des efforts pour développer une vraie structure sociale et des services jusqu’aux villages les plus reculés.
Ci-dessous l’illustration de notre soutien réel aux monarchies du Golfe :

(*)





B- L’assimilation du défenseur des opprimés à un oppresseur fasciste

S’il est assez aisé de voir que le « néolibéralisme » a remplacé le « capitalisme » dans le vocabulaire des élites gouvernantes contemporaines, les autres euphémismes et exagérations de la novlangue néocon ne sont pas toujours aussi faciles à reconnaître. Cela correspond malheureusement à une technique de déculturation politique des lecteurs par le vol des mots issus des luttes populaires. Maxime Vivas milite contre les guerres impériales et est coadministrateur du site Le Grand Soir. Le journal revenait en 2012, à l’occasion d’un débat sur les médias libres, sur la campagne de diffamation dont il avait été victime : une action menée par plusieurs médias qui se présentent comme appartenant à la « gauche » dont certains pratiquent « l’alerte antifa » : Rue89, Charlie Hebdo, article 11, CQFD et le site lyonnais Rebellyon, qui conclut comme à l’accoutumée : «les fachos hors de nos quartiers, pas de quartier pour les fachos ». On pourrait en rire quand on connaît la plume de Maxime Vivas et la ligne éditoriale du Grand Soir, mais au final cette dérive est extrêmement dangereuse. En effet, des slogans qui parlent « d’écraser les fachos » (alertes antifascistes), ou des encouragements guerriers tels que « pas de quartiers » (rebellyon) sont susceptibles de faciliter le passage à l’acte de castagneurs contre des cibles ainsi désignées et qui, de plus, sont tout sauf fascisantes.

A l’occasion de cette rencontre, Maxime Vivas expliquait aussi le rôle de Reporters sans Frontières (RSF) au service d’une cause sans rapport avec les objectifs affichés. Il dévoile les paravents de RSF en dollars, il revient longuement sur la personnalité de Robert Ménard, ancien président de RSF et peut-être futur Maire de Béziers, soutenu aujourd’hui par le Front National.

La face cachée de reporters sans frontières

VI- Extrême droite en Ukraine : sans surprise, pas d’alerte antifa




Pour comprendre l’intérêt des stratèges pour l’Ukraine, il faut avoir lu "Le grand échiquier", du théoricien Zbigniew Brezinski.[1] Il déclare sans ambage "celui qui gouverne le heartland (l’Europe de l’est et le continent nord asiatique) domine l’île monde (le Nord riche, l’Eurasie et les sources d’énergies) et qui gouverne l’île monde domine le monde [...] Le pivot géopolitique est un Etat dont l’importance tient moins à sa puissance réelle et sa motivation qu’à sa situation géographique sensible et sa vulnérabilité potentielle."
Pour ce géostratège qui a conseillé les présidents Carter, George W. Bush et Obama, l’Ukraine est l’un de ces 5 pivots. Et il a des projets pour elle : "L’indépendance de l’Ukraine modifie la structure de l’Etat russe. De ce seul fait, cette case importante de l’échiquier géopolitique est un pivot : sans l’Ukraine, la Russie n’est plus un empire en Eurasie."

Repassons Indymédia Paris au détecteur de mensonges par omission. Sans plus de surprise nous ne trouvons pas le moindre dossier sur les néo-nazis en Ukrainequi sont pourtant bien présents dans le gouvernement actuel non élu de Kiev. Rebellyon affiche le même vide sidéral face à un nouveau gouvernement composé vice-premier ministre et trois autres ministres membres du parti d’extrème-droite Svoboda… L’antifascisme à décidément des œillères très sélectives.
Rappelons qu’en 1998, lors d’une conférence, Brezinski déclarait : ]"L’Ukraine constitue l’enjeu essentiel (pour soumettre l’Eurasie) [...]. Si l’occident devait choisir entre une Ukraine démocratique et une Ukraine indépendante, ce sont les intérêts stratégiques et non des considérations démocratiques qui devront déterminer notre position."
.

Conclusion :



Il arrive que l’histoire se répète, les corbeaux sont là pour nous le rappeler : à l’instar des militants de l'extrême droite identitaire des années 60 et 70 qui produisaient des brochures anonymes anti-Mitterrand et anti-communistes via la « Société d’Etudes et de Recherches Visuelles d’Impression » financée par l’UIMM (la caisse noire du patronat), les petites frappes de la nébuleuse néocon utilisent la même stratégie d’intimidation. Une seule différence : la couleur des publications, adaptée à notre époque. Elles ont viré aux couleurs libertaires et altermondialistes, dans des publications qui se réclament de l’antifascisme. Pour le reste, très peu de différences : le corbeau de droite d’hier était un jeune cogneur nostalgique du colonialisme, alors que le néo-corbeau d’aujourd’hui est un défenseur acharné du Néocolonialisme guerrier sur fond de thèses fascistes. Cependant, vous en conviendrez, l’erreur serait impardonnable de confondre quelques barbouzes au service de la pensée néoconservatrice prédatrice et fascisante avec le véritable esprit libertaire, solidaire et pacifiste. Pour cette raison, il nous a semblé utile de rappeler le sens de ces valeurs en laissant la conclusion de ce billet à un illustre anarchiste :






Lien connexe; Conspiracy Watch: "Comment la complosphère désinforme sur l’Ukraine"

Source; Observatoire du néo-conservatisme

Via Les moutons Enragés
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Dernière édition par akasha le Dim 14 Sep 2014 - 8:53, édité 4 fois
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akasha

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Féminin Taureau Buffle
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MessageSujet: Re: Le Nazisme et le Fascisme moderne en France et ailleurs basé sur des faits réels!   Dim 15 Juin 2014 - 9:10

Bonjour le monde  flower 
Excellent les derniers reportages, j'aime  cheers  Intéressent aussi l'histoire de se Hans Kammler...Et je trouve qu'on avance bien sur notre petite théorie, enfin théorie que l'on défend. Et sur se sujet, j'ai différentes choses à poster, voici déjà ceci pour commencer Wink C'est de nouveau en rapport avec les réseaux Gladio fameux réseaux nés d'anciens fascistes ou nazis mit au services dans un 1er temps aux services secrets italiens avant de se propager et s'organiser en différentes institutions officieuses travaillant dans l'ombre et se, en parallèle avec les Etats-Unis et multinationale ayant des intérêts à former l'UE... Rolling Eyes 


Les débuts nazis de l’OTAN ou comment l’occident réalisa les objectifs d’Hitler

Nouvel Ordre Mondial: L’Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord (OTAN) et ses origines nazies…

S’il y a une “guerre contre le terrorisme”, alors elle ne peut être que contre les états occidentaux, qui créent, financent, soutiennent, manipulent toutes les formes de terreur possibles et imaginables à la seule fin de servir les intérêts et l’emprise du capitalisme monopoliste criminel mondial, qui est au cœur de l’entreprise supranationale Crime Inc. Les gouvernements ne sont que les exécuteurs des hautes œuvres.

– Résistance 71 –





i a donné à l’OTAN le droit de régner sur le monde ? Cet auteur élucide comment l’élite occidentale, dont bien des membres furent d’ardents supporteurs d’Hitler, a sauvé un grand nombre de la hiérarchie nazie et les a placé dans des positions où ils furent capables de continuer la lutte qui dura plusieurs décennies contre la Russie. Le un pourcent d’hier et le un pourcent d’aujourd’hui ont envoyé des millions de gens à la mort en formulant et en agissant selon la promesse de Winston Churchill en 1918 “d’étrangler à la naissance” la menace bolchévique. Le contrôle total de ce que nous appelons les médias de masse a aidé à perpétrer cette tâche odieuse. Bon nombre d’écrivains ont documenté comment les élites britanniques et américaines ont financé la montée d’Hitler au pouvoir et ce n’est que lorsqu’il s’est retourné avec ses forces contre l’occident que certaines actions défensives ont été prises contre le IIIème Reich. En Grande-Bretagne, des membres du club élitiste du Right Club, souvent avec la complicité du gouvernement, ont secrètement soutenu les actions d’Hitler contre les juifs, contre les communistes et les socialistes. Le Duc de Wellington était un antisémite notoire et membre du Right Club. Le roi Edouard VIII, connu sous le sobriquet du “roi traître” était un ami très proche d’Adolf Hitler et fut forcé d’abdiquer, non pas à cause de Wallis Simpson, mais parce qu’il fut découvert qu’il passait des documents concernant des opérations de guerre britanniques aux nazis. Après tout, l’aristocratie ne s’est jamais soumise au partage des richesses avec les classes inférieures et Adolf était un tribut à la cause, celle de détruire ces “sous-hommes”, plan A et le plus important de sa stratégie de conquiete de l’Europe et de la Russie.
La Banque pour les Règlements Internationaux (Bank for International Settlements ou BIS) était une entreprise jointe dans les années 1930, des banques centrales européennes, ceci incluant la banque de la réserve fédérale de New York.  Montagu Norman, le gouverneur de la banque d’Angleterre était un fervent supporteur d’Hitler et lorsque les nazis marchèrent sur l’Autriche en 1938, la plupart de l’or du pays fut empaqueté et embarqué dans des coffres contrôlés par la BIS, la banque centrale principale du monde occidental. Une journée après que les nazis aient marché sur Prague, ils prirent les directeurs de la banque nationale tchèque en otages et demandèrent qu’ils cèdent le contrôle des réserves d’or de leur pays représentant quelques 48 millions de dollars de l’époque. Informés que l’or avait déjà été transféré dans les chambres fortes de Londres, des efforts furent entrepris pour contacter Montagu Norman, qui transféra immédiatement l’argent aux Allemands afin de suppléer à leur effort de guerre. De bons amis n’est-il pas.
Les Etats-Unis n’étaient pas encore arrivés en position de puissance impérialiste mondiale majeure, mais un bon nombre de ses élites étaient alignées avec les sentiments de l’élite britannique. Un de ceux qui fut déterminant à continuer la montée en puissance d’Adolf Hitler et du parti nazi fut nul autre que Prescott Bush, père de George Herbert Walker Bush et grand-père de G.W Bush, tous deux futurs présidents des Etats-Unis, G.W Herbert Bush devenant également auparavant chef de la CIA. Ces criminels de guerre ont maintenu leur popularité au sein de l’extrême-droite américaine grâce aux médias complaisants qui ont éliminés leur passé d’amoureux des nazis dans les grandes largeurs.
Dans leur livre “George Bush, une biographie non-autorisée”, Webster G. Tarpley et Anton Chaitkin écrivent ceci:
“En Octobre 1942, Prescott Bush était associé de gestion de Brown Brothers Harriman. Son fils George de 18 ans, futur président des Etats-Unis, venait juste de commencer son entraînement comme pilote dans l’aéronavale. Le 20 Octobre 1942, le gouvernement américain ordonna la saisie des opérations bancaires du parti nazi de New York, celle-ci fut conduite par Prescott Bush. Sous la loi de commerce avec l’ennemi, le gouvernement pris possession de l’Union Banking Corporation, dont Prescott Bush était le directeur. L’U.S Alien Property Custodian saisît alors l’ensemble des actions boursières de l’Union Banking Corporation, qui étaient toutes détenues par Prescott Bush, E. Rolan “Bunny” Harriman, trois exécutifs nazis et deux autres associés de Bush. [1]”
Tarpley et Chaitkin ajoutent ceci:
“La famille du président Bush avait déjà joué un rôle central dans le financement et l’armement d’Adolf Hitler afin qu’il prenne le pouvoir en Allemagne… En décidant que Prescott Bush et les autres directeurs de l’Union Banking Corp étaient les vitrines légales des nazis, le gouvernement évitait une des questions historiques les plus importantes: de quelle manière Hitler et les nazis étaient-ils employés, armés et instruits par la clique de New York et de Londres dont Prescott Bush n’était qu’un gérant exécutif ?” [2]
Parmi ceux qui soutenaient la montée au pouvoir d’Hitler se trouvait l’industriel Henry Ford, quelqu’un qui notoirement détestait les juifs. Parmi ses autres crimes, Ford “refusa de construire des moteurs d’avions pour l’Angleterre et au lieu de cela, fit construire les éléments des camions militaires de 5 tonnes qui furent l’épine dorsale du système de transport de l’armée allemande”[3]. La liste des industriels américains liés aux nazis est trop longue pour être citée ici, mais peut-être consultée dans l’excellent livre de Charles Higham: , Trading With The Enemy: the Nazi-american plot 1933 – 1949. [4]
De manière évidente, les leaders de la finance occidentale étaient du côté d’Hitler, occupés à octroyer des fonds pour bâtir son armée et ce ne fut que lorsqu’Hitler les trahit en attaquant l’Angleterre que les alliés s’unifièrent pour vaincre les forces nazies. Dans cet effort, une alliance contre-nature se forgea, celles des puissances occidentales et de l’URSS, la force majeure qui vainquît les légions hitlériennes. De fait, bien avant que la guerre ne prît fin, les Britanniques et les Américains complotaient déjà pour rediriger leur énergie contre les Soviétiques, une sensation de déjà-vu avec l’invasion anti-bolchévique de 1918, un des évènement les plus méconnus de l’histoire moderne. A cette fin utile, les Britanniques et les Américains sauvèrent les plus dangereux criminels de guerre nazis qui étaient recherchés par les enquêteurs de ces mêmes gouvernements et les inclurent dans l’appareil de terreur anglo-américain.
Comme Michael McClintock l’écrit:
“Ce fut immédiatement après la création de l’ONU que les leaders américains trouvèrent nécessaire de briser les nouvelles règles qu’ils venaient de louer publiquement et ce à des fins d’intérêts personnels. Ce faisant, ils dévelopèrent de nouveaux systèmes par lesquels il était possible d’échapper à la responsabilité légale par le biais d’un énorme appareil facilitant l’intervention secrète, au prix de gros efforts pour présenter les actions des Etats-Unis, quelque soit leur nature, comme étant en accord avec la “loi internationale.”[5]
A la même époque où l’occident planifiait ses actions secrètes contre son allié de la seconde guerre mondiale, il créait aussi un club de la terreur connu sous le nom d’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord ou OTAN. Dans presque toute son entièreté, c’était une entreprise nazie. Le général nazi Reinhard Gehlen par exemple, qui dirigea le bureau russe de l’Oberkommando der Wehrmacht (OKW, le GQG militaire d’Hitler) et qui fut un consultant concernant la solution finale, fut secrètement acheminé vers les Etats-Unis où il délivrait ses vastes archives de documents secrets sur l’URSS et ensuite aida à créer le bureau russe de ce qui allait devenir la CIA.[6]
Gehlen serait retourné a l’Allemagne post-seconde guerre mondiale où il fut mis en position du nouveau bureau du renseignement allemand fraîchement créé le Bundesnarichtendienst (BND). En fait, deux bureaux pour la Russie au moins, fonctionnaient en un seul, tous deux avec le même but: détruire l’URSS et le communisme.
Des centaines voire des milliers d’anciens nazis trouvèrent une vie nouvelle, travaillant aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne, au Canada, alors que la guerre froide se développait; maintenant les assassins de masse furent amenés à faire de la politique pour les mêmes châtelains qui soutinrent Hitler en première instance. Et avec les mêmes nazis de retour aux affaires, tous les moyens les plus tordus furent employés contre les Soviétiques pour prévenir quelque défi que ce soit au droit du capital mondial à dicter les termes de la nouvelle mise en esclavage.
L’Allemagne de l’Ouest, maintenant sous contrôle d’anciens nazis et du chancelier Konrad Adenauer, rejoignit l’OTAN en 1954 et Gehlen fit la liaison avec son mentor pro-nazi Allen Dulles qui deviendrait plus tard patron de la CIA et son frère John Foster ministre des affaires étrangères américain. Bientôt l’OTAN commença et nomma d’anciens nazis jugés dans de hautes fonctions au sein de l’organisation.
Le général Hans Speidel par exemple, devint commandant en chef de l’AFCENT en 1957. L’amiral nazi Friedrich Guggenberger rejoignit le très important comité militaire de l’OTAN à Washington et le général Adolf Heusinger (Le chef de Gehlen à l’OKW d’Hitler) en devint le président. Au commandement suprême des puissances alliées (SHAPE), Gehlen parvint à mettre plusieurs anciens nazis à des postes de haut-rang[7]. Parmi eux on trouvait le colonel Hennig Strumpell, qui devint l’adjoint du major-general britannique Charles Traver, l’adjoint du chef d’état major au SHAPE pour le renseignement, le colonel Heinz Koller-Kraus fut nommé patron de la logistique au bureau de Speidel à l’AFCENT. Un bon nombre d’autres hommes de Gehlen rejoignirent bientôt l’OTAN afin de définir sa politique.[8]
Avec les mêmes nazis bien intégrés dans l’OTAN et la CIA qui devenait une extension de l’agence de renseignement nazie de Gehlen, le Nieue World Ordnung fut essentiellement relocalisé du Reichstag de Berlin et largué au Pentagone et à la CIA à Langley, Virginie.
Ajoutée aux plans de bataille anti-soviétiques, les élites américaines reconnurent la valeur de Ministère de la Vérité de Goebbels et retournèrent les leçons apprises dans un réseau de propagande le plus sophistiqué jamais créé au monde. Toutes les guerres occidentales auront un nom illusoire comme: “guerres pour la démocratie”, “guerres pour la paix”, “guerres pour la justice”, “guerres humanitaires” etc, etc. Les élites britanniques et canadiennes financées par les capitaux de la grosse industrie adoptèrent rapidement ces mêmes éléments essentiels.
Deux des composants de la propagande de guerre pour le Nouvel Ordre Mondial anglo-américano-nazi furent Radio Free Europe et Radio Liberty, toutes deux gérées et animées par les anciens nazis de Gehlen et financées par la CIA.[9]
Ces criminels psychopathes nazis créèrent le bureau hongrois, donnèrent des armes et une assistance aux éléments pro-nazis clandestins et instiguèrent avec la CIA le soulèvement hongrois, que les soviétiques réprimèrent durement.[10] L’utilisation de cet épisiode, n’avait pas grand chose à voir avec les morts et les mourants, mais ce qui importait était l’image propagandiste d’un “empire du mal” qui devait être détruit. [11]
Le Dr. Eberhardt Taubert rejoignit le parti nazi en 1931 et fut bientôt promu au rang de Sturmführer, il retrouva Goebbels au ministère de la propagande. Après la guerre, Taubert fut exfiltré en Afrique du Sud où il trouva réconfort parmi les néo-nazis au pouvoir à Johannesbourg, occupés à créer le système de l’apartheid. Il retourna en Allemagne en 1950 et rejoignit son ancien pote nazi Reinhard Gehlen et devint membre du BND. Dans son nouveau boulot avec la BND/CIA, Taubert devint le président de l’Association Nationale pour la Paix et la Liberté soutenue par la CIA; il devint également conseiller du ministre de la défense allemand, l’ex-nazi Franz Josef Strauss et fut ensuite assigné par Strauss à l’OTAN en tant que conseiller au département de la guerre psychologique. Le ministère de la vérité de Goebbels étant ainsi recyclé pour alimenter les fondamentalistes chrétiens, certains juste créés, d’autres resurgissant d’un noir passé, sous un embalage différent.[12]
L’OTAN a aussi été liée avec une série d’attentats à la bombe en Italie dans les années 1980 afin de créer une “stratégie de la tension” faite pour favoriser l’accession au pouvoir de l’aile fasciste et ainsi créer une “stabilité” dans le pays. Ce programme utilisa un nombre de terroristes de l’extrême droite comme Stefano Delle Chiaie de l’Ordine Nuovo et d’autres fous patentés qui mirent des bombes dans des lieux publics qui tuèrent des centaines de personnes, aidèrent dans leur réalisation les terroristes nazis de Gehlen et de l’OTAN. Bien que couverte en Europe, merci aux médias complices, cette histoire n’a pas fait de vague ici (NdT: aux Etats-Unis et Canada…)
En fait, ces types et leurs groupies sont les gens qui gèrent et dirigent l’OTAN, et qui tuent à travers le monde, merci à des sbires du style d’Obama, Steven Harper et le reste des satrapes marionnettes de l’occident, alors qu’ils posent comme défenseurs de l’humanité. A gerber.
[1] Office of Alien Property Custodian, Vesting Order No. 248. The order was signed by Leo T. Crowley, Alien Property Custodian, executed October 20, 1942; F.R. Doc. 42-11568; Filed, November 6, 1942, 11:31 A.M.; 7 Fed. Reg. 9097 (Nov. 7, 1942). See also the New York City Directory of Directors (available at the Library of Congress). The volumes for the 1930s and 1940s list Prescott Bush as a director of Union Banking Corporation for the years 1934 through 1943.
[2] Webster Tarpley and Anton Chaitkin, George Bush: The Unauthorized Biography.
[3] Charles Higham, Trading With The Enemy, A Dell Book, 1983, p.23.
[4] Ibid, p.177.
[5] Michael McClintock, Instruments of Statecraft, Pantheon Books, NY 1992, P.24.
[6] E. H. Cookridge, Gehlen, Spy of the Century, Random House, NY, 1972.
[7] Ibid, p.301.
[8] Ibid.
[9] Ibid.
[10] Ibid.
[11] The Progressive, “Turn it Off” September 1993, p.10.
[12] Ibid, pp.10-11.
 
url de l’article original: http://www.voltairenet.org/NATO-s-Nazi-Beginnings-How-the
~ Traduit de l’anglais par Resistance71Résistance 71 ~


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MessageSujet: Re: Le Nazisme et le Fascisme moderne en France et ailleurs basé sur des faits réels!   Jeu 26 Juin 2014 - 5:32

Bonjour pèair  cheers 
Comme vous le savez sûrement dorénavant...J'aime à défendre la thèse comme de quoi le nazisme et le sionisme vont de paire..Que le nazisme a servi d'idéologie "modèle" à la création d'une nouvelle politique et système élaborée de gouvernance mondiale. les états-unis elle même c'est au fil du temps forgé selon le modèle du 3e Reich, et l'EU a été bâtit selon les mêmes critères d'ailleurs comme déjà montré, beaucoup de ces pères fondateur était d'anciens nazis "repentis" et beaucoup d'organismes fort peu connu du grands publiques se sont quand à eux construits selon les mêmes critères et ensuite travaillé de façons fort peu transparente à la création de l'UE (voir le sujet).
je vous proposes ici un très bon document des plus eplicite sur les liens ténus entre sionisme et nazisme, bonne lecture.  study i


Le sionisme et le régime nazi: un texte important de Klaus Polkehn enfin disponible en français



J'ignore pourquoi les articles de Klaus Polkehn sur le sionisme n’ont jamais été traduits intégralement en français.
Cette lacune est maintenant en partie réparée puisque, après l’article sur les relations entre le mouvement sioniste et l’impérialisme, notamment allemand, dont je vous ai déjà livré la traduction, je vous propose un autre article qui tombe à point nommé en ce jour où les sionistes redoublent de condamnations morales, en attendant parfois des mesures plus pratiques, contre ceux qui selon eux ne prendraient pas assez au sérieux ce qu’ils appellent «holocauste» ou « shoah.»
Ne pas prendre au sérieux cet «holocauste,» c’est par exemple contester le chiffre officiel de 6 millions de Juifs tués pendant la deuxième guerre mondiale ou nier l’existence des chambres à gaz. Mais c’est aussi situer le malheur des Juifs à l’époque dans une histoire commune des malheurs qui ont accablé et continuent à accabler l’humanité. C’et précisément l’erreur commise par le député Anglais David Ward qui provoque un tollé chez les sionistes parce que, adepte convaincu de la religion de l’holocauste, il pense être autorisé, au nom de principes universels, à critiquer les Juifs qui spolient et martyrisent le peuple palestinien. Les Juifs en question sont bien entendu les sionistes et personne d’autre.

[Mais il est interdit de critiquer l’entité sioniste parce que c’est le plus souvent une expression voilée d’antisémitisme et que comparer peu ou prou ses agissements à ceux du nazisme relève du sacrilège.
Pourtant, s’il est des gens qui devraient faire profil bas quand on parle du nazisme, ce sont bel et bien les sionistes ainsi qu’on peut le constater en lisant le texte qui suit de Klaus Polkehn. Ce dernier présente de manière détaillée la somme des relations connues entre la clique sioniste et le régime nazi dès l’arrivée au pouvoir d’Hitler, une clique sioniste qui aurait dû être jugée à Nuremberg avec le reste de la bande.
Et contrairement aux apparences, la politique prosioniste des puissances européennes, de l’Allemagne tout particulièrement, loin de s’inscrire en rupture avec celle du fascisme hitlérien, se situe en fait dans une étonnante continuité. Une continuité dont la perception est cependant rendue très difficile par tout le brouillard émotionnel entretenu sur la première moitié du 20ème siècle et une guerre qu’on a voulue inanalysable par l’opinion publique.


L’article sur lequel j’ai basé ma traduction est en anglais (l’article original de Klaus Polkehn est écrit en allemand). Je n’ai pas reproduit l’important appareil de notes de l’auteur qui renvoie aux documents sur lesquels il s’est appuyé. Vous trouverez toutes ces références dans l’article en anglais disponible en format pdf  (lien ci-dessous)


TheSecretContacts-ZionismAndNaziGermany1933-1941–journal-of-palestine-studies–polkehn-klaus-vol-5-no-3-4-1976-pp-54-82_text (1).
Les contacts secrets : le sionisme et l’Allemagne nazie, 1933 – 1941
Par Klaus Polkehn, Journal of Palestine Studies – 1976 traduit de l’anglais par Djazaïri

L’antisémitisme devint une politique officielle du gouvernement allemand quand Hitler fut nommé chancelier du Reich allemand le 30 janvier 1933.  Le printemps 1933 avait aussi vu  le commencement d’une période de discrète coopération entre le sionisme et le régime fasciste allemand afin d’accroître le flux de capitaux et d’émigrants Juifs vers la Palestine. Les autorités sionistes avaient longtemps réussi à maintenir  cette coopération secrète, et ce n’est que vers le début des années 1960 que des critiques se sont exprimées ici ou là. La réaction sioniste a généralement consisté en des déclarations selon lesquelles leurs brefs contacts avec l’Allemagne nazie avaient été entrepris à seule fin de sauver des vies juives. Mais ces contacts étaient d’autant plus remarquables qu’ils avaient eu lieu à une époque où de nombreux juifs et organisations juives exigeaient un boycott de l’Allemagne nazie.

A l’occasion de la 16ème convention du Parti Communiste Israélien, un document proposé au début de la conférence affirmait  que «après la prise de pouvoir par Hitler en Allemagne, alors que toutes les forces antifascistes dans le monde ainsi que la grande majorité des organisations juives avaient proclamé un boycott contre l’Allemagne nazie, des contacts et une collaboration existaient entre les dirigeants sionistes et le gouvernement hitlérien.»  Le document citait les propos tenus par le dirigeant sioniste Eliezer Livneh (qui était le rédacteur en chef de l’organe de la Haganah pendant la deuxième guerre mondiale) lors d’un symposium organisé par le journal israélien Maariv en 1966, qui expliquait «que pour les dirigeants sionistes, secourir les juifs n’était pas un but en soi, mais seulement un moyen» (c’est-à-dire pour établir un Etat juif en Palestine). S’interroger sur la réaction du mouvement sioniste face au fascisme allemand qui, pendant ses douze années au pouvoir, a assassiné des millions de juifs relève du tabou aux yeux des leaders sionistes. Ce n’est que rarement qu’on peut tomber sur des preuves authentiques ou des documents au sujet de ces questions. Cette enquête rassemble des informations recueillies jusqu’à tout récemment sur certains aspects importants de la coopération entre les fascistes et les sionistes. La nature des choses veut que cette enquête ne présente pas une image complète. Cela ne sera possible que quand les archives (surtout celles qui sont en Israël) dans lesquelles les documents concernant ces évènements sont enfermés à double tour seront accessibles aux chercheurs universitaires.
L’avènement d’Hitler  

Pour les dirigeants sionistes, l’arrivée d’Hitler au pouvoir était grosse de la possibilité d’un afflux d’immigrants en Palestine. Auparavant, la majorité des juifs allemands, qui se considéraient eux-mêmes comme allemands, n’avaient guère de sympathie pour l’entreprise sioniste.
Les statistiques allemandes, compilées avant la prise du pouvoir par les fascistes, classait la minorité juive uniquement en tant que «confession religieuse» et ce sont les législateurs fascistes qui introduiront la notion de «race» en tant que caractéristique et incluront de la sorte même les descendants assimilés issus de la communauté juive dans la catégorie [raciale, NdT] juive.

Selon les statistiques, 503 000 juifs vivaient en Allemagne en 1933, constituant ainsi 0.76 % de la population totale. 31 % de tous les juifs allemands résidaient dans la capitale Berlin où ils représentaient 4,3 % de la population de la ville. Les statistiques allemandes indiquent aussi que la proportion de juifs dans la population de l’Allemagne avait diminué entre 1871 et 1933, passant de 1,05 % à 0.76 %.

Ces juifs allemands étaient dans leur écrasante majorité non sionistes ou antisionistes et, avant 1937, l’Union Sioniste pour l’Allemagne (Zionistische Vereinigung für Deutschland, ZVFD) avait beaucoup de mal à se faire entendre.

Parmi les juifs recensés en Allemagne en 1925, il n’y en avait par exemple que 8739 (pas même 2 %) susceptibles de voter dans les conventions sionistes (c’est-à-dire en qualité d’adhérents d’organisations sionistes). Aux élections régionales de la communauté juive tenues en Prusse en février 1925, seulement 26 des 124 personnes élues appartenaient à des organisations sionistes. Un rapport  de Keren Hayesod présenté à la 24ème session de la ZVFD en juillet 1932 constatait : «dans le processus d’évaluation du travail de Keren Hayesod en Allemagne, on ne doit pas oublier qu’n Allemagne, nous devons tenir compte non seulement de l’indifférence de larges cercles juifs mais aussi de leur hostilité.»

Par conséquent, à l’époque de l’avènement au pouvoir d’Hitler, les sionistes étaient pour l’essentiel une petite minorité insignifiante et peu influente et d’étaient les organisations non sionistes qui jouaient un rôle dominant parmi les juifs.  A leur tête se trouvait la Centralverein deutscher Staatsbürger jüdischen Glaubens (CVn ou Union Centrale des Citoyens Allemands de Confession Juive), fondée en 1893 qui, ainsi que son nom le laisse entendre, considérait les juifs allemands comme des allemands et considérait que son premier devoir était de combattre l’antisémitisme.

En accord avec cette position fondamentale, la CVn avait aussi nettement affirmé son rejet du sionisme. C’est ainsi qu’une résolution adoptée par la principale instance de la CVn le 10 avril 1921 se concluait par ces mots : « si le travail de colonisation en Palestine n’était qu’une affaire d’aide et d’assistance, alors, du point de vue de la Centralverein, il n’y aurait rien à redire à la promotion de ce travail. Cependant, la colonisation en Palestine est d’abord l’objet d’une politique nationale juive et sa promotion et son soutien doivent donc être rejetés.» En conséquence, c’était la CVn qui, pendant les années précédant l’arrivée d’Hitler au pouvoir, se tenait à l’avant-garde des partis et organisations progressistes dans leur lutte contre l’antisémitisme. Au sujet de cette attitude, l’écrivain juif Werner E. Mosse remarquait : «Alors que les dirigeants de la CV considéraient comme de leur devoir de représenter les intérêts des juifs allemands dans l’action et le combat politiques, le sionisme prenait position pour … une non participation des juifs à la vie publique allemande. Il rejetait par principe toute participation à la lutte menée par la CVn.»

L’attitude des sionistes à l’égard de la menace d’une domination fasciste totale en Allemagne était déterminée par certains présupposés idéologiques communs : les fascistes tout comme les sionistes croyaient aux pseudo théories raciales, et les uns comme les autres partageaient la croyance dans des généralisations mystiques comme le caractère national» (volkstum) et la «race,» les uns et les autres étaient chauvins et penchaient pours «l’exclusivisme racial.» C’est ainsi que l’officiel sioniste Gerhart Holdheim écrivait en 1930 dans une livraison du Süddeutsche Monatshefte consacrée à la question juive (une publication dans laquelle, entre autres, des antisémites notoires faisaient connaître leurs opinions) : « Le programme sioniste conçoit la communauté juive comme étant homogène et indivisible, sur une base nationale. Le critère qui définit la communauté juive n’est pas al confession ou la religion, mais un sentiment global d’appartenance à une communauté raciale que réunissent des liens de sang et historiques et qui est déterminée à préserver son individualité nationale.» C’état le même langage, la même phraséologie que celle utilisée par les fascistes. Il va de soi que les fascistes allemands voyaient d’un bon œil les conceptions sionistes, tel Alfred Rosenberg, le principal idéologue du parti nazi qui écrivait :

«le sionisme doit être soutenu vigoureusement de sorte à ce qu’un certain nombre de juifs allemands partent chaque année en Palestine ou que, du moins, on leur fasse quitter le pays.» Considérant une déclaration de ce genre, Hans Lamm écrira plus tard : «…il est incontestable que dans les premières étapes de leur politique juive, les nationaux socialistes pensaient qu’il convenait d’adopter une attitude pro sioniste.»

De manière très perspicace, la CVn avait remarqué que la reconnaissance par les sionistes de «certains postulats des nationalistes allemands » avait donné des munitions aux antisémites et, dans une déclaration de politique générale émise par la CVn il était même question du sionisme comme ayant mis au mouvement [juif] un «coup de poignard dans le dos» dans la lutte contre le fascisme.

Mais les sionistes pensaient que seul Hitler pouvait pousser les juifs allemands antisionistes dans le bras du sionisme. Robert Welsch, qui était alors rédacteur en chef du journal sioniste allemand Jüdische Rundschau déclarait le 8 janvier 1933 (trois semaines après l’arrivée d’Hitler au pouvoir) lors d’ une réunion du comité local de la ZVFD : «Le caractère antilibéral du nationalisme allemand [i.e. les tendances réactionnaires de la bourgeoisie allemande – K.P.] s’accordaient avec la position antilibérale du sionisme et nous nous trouvons maintenant devant une chance de trouver, non une base pour une compréhension [mutuelle, NdT] mais pour la discussion.»
L’appel à Hitler le 30 janvier pour prendre la tête du gouvernement fut suivi par une mainmise sur toutes les positions d’autorité par le parti national Socialiste, ce qui signifiait que des antisémites déclarés étaient désormais au pouvoir. Les juifs allemands regardaient ces évènements avec appréhension parce que dans le programme du parti nazi figuraient le retrait de la citoyenneté aux juifs (Point 5) la révocation des Juifs exerçant dans la fonction publique (Point 6) ainsi que l’expulsion de tous les Juifs qui avaient immigré en Allemagne après le 2 août 1914 (Point 8).

Seuls les sionistes voyaient des avantages à cette tournure des évènements (L’historien britannique Christopher Sykes, qui n’était certes pas antisioniste, est de l’opinion «que les dirigeants sionistes étaient déterminés dès le tout début du désastre nazi à retirer un avantage politique de la tragédie.»
La première expression publique de cela fut l’œuvre du Dr Joachim Prinz, un rabbin berlinois qui était un sioniste convaincu et qui immédiatement après le 30 janvier 1933 décrivit la prise de pouvoir par Hitler comme étant le «début du retour des juifs à leur judaïsme.»
E
voquant le terrorisme fasciste contre les juifs allemands, Prinz écrivait : « Nous n’avons plus nulle part où nous cacher. Au lieu de l’assimilation, nous souhaitons la reconnaissance de la nation juive et de la race juive.» Ce point de vue n’était pas du tout celui d’un individu isolé. On pouvait lire le 13 juin 1933 dans l’organe officiel de la ZVFD, le Jüdische Rundschau:

Le sionisme reconnaît l’existence d’une question juive et veut la résoudre d’une manière généreuse et constructive. A cette fin, il veut s’attirer le soutien de tous les peuples ; ceux qui ont de la sympathie pour les juifs tout comme ceux qui leur sont hostiles, dans la mesure où, du point de vue sioniste, ce n’est pas une question sentimentale mais un véritable problème à traiter à la solution duquel tous les peuples sont intéressés.
En recourant à cette argumentation, le sionisme adoptait la même ligne politique que les fascistes.

Le 21 juin 1933, les sionistes firent une déclaration officielle sur leur politique à l’égard de la prise de pouvoir par les fascistes : «La déclaration de l’Union Sioniste pour l’Allemagne en Référence à la Position des Juifs dans la Nouvelle Allemagne.»  Dans une partie de ce long document, il était souligné que «Notre avis est qu’un des principes du nouvel état allemand d’exaltation nationale rendrait possible une solution satisfaisante.» Dans son document, la ZVFD, jetait un regard sur l’histoire de la situation des juifs en Allemagne, en se servant d’un vocabulaire fasciste comme les «liens du sang et de la race» et, exactement comme Hitler, postulait une «âme spécifique» pour les juifs. Les sionistes affirmaient ainsi : «Pour le juif aussi, l’origine, la religion, la destinée commune et la conscience de soi doivent avoir une signification décisive dans sa façon de vivre. Ce qui nécessite de surmonter l’individualisme égoïste qui s’est répandu à l’époque libérale, et devrait être réalisé à travers l’acquisition d’un sentiment commun d’unité et en assumant avec joie notre responsabilité.»

Après cette admission et cette reprise des thèses fascistes, suivait une reconnaissance ouverte de l’Etat fasciste : «Sur le sol du nouvel Etat [i.e. l’Allemagne fasciste], qui a établi le principe de la race, nous volons organiser l’ensemble de la structure de notre communauté de la même manière, de sorte que, pour nous aussi, l’aboutissement de la revendication de notre patrie puisse aboutir dans la sphère qui nous est allouée.» En conclusion, les sionistes condamnaient la lutte contre le régime hitlérien  menée par les forces antifascistes  qui avaient appelé au printemps 1933 au boycott économique de l’Allemagne nazie. « La propagande pour le boycott qu’ils sont en train de faire contre l’Allemagne est dans sa nature même contraire au sionisme dès lors que le sionisme ne veut pas combattre mais convaincre et construire.»

Pour saisir toute la portée de cette déclaration du ZVFD, il faut ici aussi se souvenir de ce qui l’a précédée. La persécution des juifs avait déjà commencé et avait déjà atteint un premier point culminant avec un grand pogrom qui avait touché toute l’Allemagne le 1er avril 1933.  Dans les premiers jours de mars 1933, les citoyens juifs allemands avaient été maltraités dans des viles allemandes (par exemple des boutiques juives avaient été pillées à Brunswick le 11 mars et, le 13 mars, des avocats juifs avaient été malmenés devant le palais de justice de Breslau [aujourd’hui Bratislava en Slovaquie]. Les autorités fascistes avaient promulgué la loi sur la restauration de la fonction publique [le 7 avril 1933] qui aura pour conséquences, entre autres, la révocation de 2000 chercheurs et professeurs juifs des universités. Le 18ème congrès sioniste, qui s’était réuni à l’été 1933n’y voyait pas de problème : quand, pendant las session du congrès sioniste qui se tenait le 24 août 1933, la situation des juifs en Allemagne allait être débattue, le présidium du congrès a fait en sorte d’empêcher la discussion. Il avait aussi réussi à empêcher l’introduction d’une résolution appelant au boycott des marchandises allemandes, et avait à la place insisté fortement sur la nécessité d’organiser l’émigration des juifs allemands. Les protestations contre les évènements en cours en Allemagne avaient été réduites au plus strict minimum.

Les fascistes récompensèrent les sionistes pour leur «retenue » et permirent au ZVFD de poursuivre ses activités sans entraves. (C’était au moment où tous les partis et organisations démocratiques et antifascistes en Allemagne étaient soumis à une répression des plus  rigoureuses et où leurs cadres et  leurs membres étaient en prison ou en camp de concentration) Dans le même temps, les fascistes mettaient toutes sortes d’obstacles sur le chemin des organisations non sionistes. Ces entraves touchaient en tout premier lieu la CVn parce que, avant 1933 déjà, les fascistes voyaient dans la CVn « leurs principaux opposants juifs, » ainsi qu’il est indiqué dans de nombreux exemples tirés de la presse nazie.
La CVn avait toujours accusé les sionistes de monter peu d’intérêt pour la «lutte [contre le fascisme … et qu’ils [les sionistes] suivaient une politique d’indifférence [devant l’emprise du péril fasciste] parce qu’il ne se sentait pas concerné.»

Le 1er mars 1933, les SA, des paramilitaires fascistes, occupaient le siège central de la CVn pour le fermer. Le 5 mars 1933, la CVn était interdite en Thuringe pour cause de  «complot de haute trahison.» Dans le même temps, l’Etat nazi se tournait contre d’autres organisations juives non sionistes, comme la « Ligue du Reich des Anciens Combattants », par exemple, qui représentait une tendance juive nationaliste allemande. L’ «Union Nationale des Juifs Allemands» était également interdite.

Avec ce soutien fasciste, les dirigeants de l’Union Sioniste pour l’Allemagne purent obtenir pour la première fois une position dominante auprès des juifs allemands. A l’automne 1933, la « Association du Reich des Juifs en Allemagne»  fut fondée et de grandes organisations juives, dont le CV et le ZVFD y participèrent. Le chef de cette organisation était le rabbin Leo Baeck dont la personne reflétait l’attitude ambivalente de l’organisation à l’égard du sionisme ; Baeck était à la fois membre de la principale instance du CV, et président du fonds de colonisation juive «Keren Hayesod» en Allemagne.

L’organisation nouvellement créée offrait aux dirigeants sionistes une plateforme plus large pour leurs activités.
L’Association du Reich n’avait pas été, comme on l’a parfois prétendu, créée sur instruction des autorités fascistes.  Ball-Kaduri écrit :

«Il s’est avéré que la création de l’Association du Reich se fit sans aucune interférence de l’Etat ; une fois le processus de structuration achevé, l’organisation a simplement été déclarée au ministère de l’intérieur du Reich. – la Gestapo ne s’y était pas du tout intéressée.» C’est seulement le 4 juillet 1939 que l’ordonnance concernant la création obligatoire d’une Union des Juifs du Reich en Allemagne fut promulguée, amenant à changer le nom de l’organisation qui passa de celui de Députation à celui d’Union. Cette ordonnance rendait obligatoire l’adhésion de tous les Juifs à l’Union du Reich. Le paragraphe 2 de cette ordonnance satisfaisait également un des objectifs du sionisme en affirmant : «L’Union du Reich a pour objectif la promotion de l’émigration de tous les Juifs.»
Le parti nazi, à ses échelons les plus élevés, autorisait des activités politiques de divers types. A cet égard, par exemple, la police politique bavaroise notait le 9 juillet 1935 :

Les organisations sionistes collectent depuis un certain temps de l’argent auprès de leurs adhérents et de leurs sympathisants avec l’intention de promouvoir l’émigration, en achetant de la terre en Palestine, et d’obtenir un soutien pour la colonisation en Palestine.

Ces collectes n’ont pas besoin d’obtenir une autorisation administrative parce qu’elles se font dans des cercles juifs fermés. De plus, la police de l’Etat n’a pas d’objections contre l’organisation de ces réunions dès lors qu’elles portent sur ce genre de fonds qui ont pour but de promouvoir la résolution en pratique du problème juif.
Après 1933, les fascistes permirent aux sionistes de continuer avec leur propagande. Tandis que tous les journaux en Allemagne étaient placés directement sous supervision du Ministère de la Propagande (les journaux publiés par les communistes, le parti Social-démocrate ou les syndicats et d’autres organisations progressistes étaient interdits) le Jüdische Rundschau pouvait paraître sans entraves.



1936: réunion berlinoise de la ZVFD, l’organisation sioniste en Allemagne (photo musée Yad Vashem)


Winfried Martini, correspondant  à l’époque de la Deutsche Allgemeine Zeitung à Jérusalem et qui, selon son propre témoignage, avait des «liens personnels étroits avec le sionisme » observa plus tard ce « fait paradoxal » que «de toute la presse, c’était la presse juive i.e. sioniste] qui pendant des années conserva une certaine marge de liberté qui avait été complètement retirée à la presse non juive.»  Il ajoutait que dans le Jüdische Rundschau, on pouvait très souvent trouver des opinions critiques à l’égard des nazis sans pour autant que cela se traduise par l’interdiction du journal.
C’est seulement à partir de fin 1933 que cela conduisit à une interdiction de la vente de ce journal à des non juifs. Les Juifs devaient, c’est ce que souhaitaient les fascistes, être convertis au sionisme même si cela devait se faire avec une argumentation dirigée contre les fascistes. De la sorte, la diffusion de ce journal sioniste qui était auparavant assez faible connut une rapide augmentation.

Que le journal sioniste ait pu se féliciter d’être dans les bonnes grâces des dirigeants fascistes est compréhensible quand on examine la position de cet organe de presse vis-à-vis du boycott des commerces juifs du 1er avril 1933. Ce pogrom organisé contre des citoyens Juifs en Allemagne, qui avait soulevé l’indignation dans le monde entier et provoqué colère et répulsion chez tous les Allemands honnêtes n’avait pas été condamné franchement par le journal qui l’évaluait plutôt comme une confirmation de la justesse de la position sioniste : «l’erreur fatale de nombreux Juifs [de croire] que quelqu’un peut représenter les intérêts juifs  sous une autre casquette [autre que juive en tant que telle, NdT] est écartée, » écrivait le Jüdische Rundschau en parlant du pogrom : «Le 1er avril 1933 peut être un jour de réveil juif et de renaissance juive.»

La liberté d’action des sionistes incluait aussi l’édition de livres à côté de leur journal. Jusqu’en 1938, plusieurs maisons d’édition (dont entre autres,  Jüdische Verlag à Berlin-Charlottensburg et Schochen-Verlag à Berlin) pouvaient publier sans entraves de la littérature sioniste. C’est ainsi que purent être publiés en toute légalité dans l’Allemagne fasciste des textes de Chaim Weizmann, David Ben Gourion et Arthur Ruppin.

Les premiers jours de la domination nazie en Allemagne virent aussi le début d’une collaboration économique entre les fascistes et les sionistes. En mai 1933, la compagnie sioniste de plantation de citronniers en Palestine,  Hanotea», avait déjà sollicité du ministère de l’économie du Reich la permission de transférer du capital d’Allemagne, ouvrant ainsi la voie à l’accord de transfert (Haavara) qui interviendra plus tard.

La compagnie «Hanotea » achetait les marchandises allemandes dont elle avait besoin, les payant avec des comptes bancaires en Allemagne d’émigrants Juifs. Les émigrants quittaient alors l’Allemagne et recevaient l’équivalent en immobilier de ce qui avait été prélevé sur leurs comptes. Comme l’expérience avec Hanotea semblait avoir été une réussite aux yeux des dirigeants sionistes, des négociations furent entreprises à l’été 1933 entre la partie sioniste et le ministère allemand de l’économie, ce qui aboutit à la signature de ce qu’on a appelé l’accord Haavara.

Les négociations de 1933 sur la Haavara sont un des épisodes de l’histoire du sionisme sur lequel un voile a été jeté, vu qu’elles constituaient un exemple de coopération économique au moment où les forces antifascistes essayaient de prendre la tête d’un boycott de l’Allemagne nazie. En évoquant cette démarche de boycott, Nahum Goldmann qui occupait alors une position importante dans le mouvement sioniste, écrira plus tard :

Cependant, beaucoup d’organisations juives refusèrent d’y participer [au boycott], soit parce que beaucoup de firmes juives étaient en fait des représentantes commerciales d’entreprises allemandes, ou parce que certaines organisations juives, celles des Etats Unis plus précisément, avaient adopté la position selon laquelle in était antipatriotique d’organiser un boycott contre un pays avec lequel son propre pays entretient des relations commerciales normales.»

Cet exposé est sans doute valable pour les raisons évoquées prises une à une, mais il occulte néanmoins la vérité, parce que ceux qui ont rompu le boycott ont d’abord été les sionistes eux-mêmes.
Il y a des versions divergentes sur les circonstances qui ont amené à l’accord Haavara. Selon une version, l’initiative des négociations avec les autorités fascistes serait venue des l’Union Sioniste pour l’Allemagne qui avait intéressé au projet Hoofien, le directeur-général de l’Anglo-Palestine Bank en Palestine. Hoffien, est-il rapporté, s’était rendu à Berlin en 1933 et était entré sur place en négociations avec Oberregieunsgrat Hartenstein du ministère de l’économie du Reich. (raison pour laquelle l’accord Haavara est souvent appelé aussi l’accord Hoofien, une appellation qui réduit la responsabilité de l’ensemble de la chose au seul personnage de Hoofien). Dans la mesure où Hoofien était impliqué (une implication sans doute nécessaire du moment où il était question d’accords concrets sur des questions de transferts qui requéraient l’expertise d’un banquier professionnel), on doit considérer qu’une affaire d’une telle importance ne pouvait pas résulter d’une initiative privée et qu’elle n’aurait pu être mise en œuvre sans l’autorisation des institutions sionistes.  On peut de fait apprendre par d’autres publications que les négociations étaient chapeautées à Berlin par celui qui était alors le chef du département politique de l’Agence Juive : Chaim Arlosoroff.  Finalement, l’accord conclu en 1935 sera approuvé officiellement par le Congrès Sioniste Mondial !

Les mots mêmes de Ball-Kaduri sont que l’accord Haavara avait été conclu « sous la forme d’une lettre adressée à Herr Hoofien par le ministère de l’économie du Reich. Les négociations s’étaient déroulées sereinement car les Nazis avaient encore un «penchant sioniste» à l’époque.

En vertu de l’accord signé à Berlin, deux compagnies furent créées : la compagnie Haavara à Tel Aviv et une compagnie sœur baptisée Paltreu à Berlin. La procédure se déroulait de la manière suivante : l’émigrant Juif payait avec son argent (la somme minimale était d’un millier de livres sterling) sur le compte en Allemagne de la Haavara (à la banque Wassermann Bank de Berlin ou à la banque Warburg de Hambourg). Avec cet argent, les importateurs Juifs pouvaient acheter des marchandises allemandes pour les exporter en Palestine tout virant une somme équivalente en livres palestiniennes dans le compte de la Haavara à l’Anglo-Palestine Bank en Palestine. Quand l’émigrant arrivait, il trouvait dans son compte une somme équivalente à celle qu’il avait versée en Allemagne (c’est là que Ball-Kaduri observe : « après avoir déduit des frais assez élevés »).
En relation avec l’émigration vers la Palestine permis par l’accord Haavara, les sionistes fondèrent la Palestine Shipping Company qui acheta le bateau allemand de transport de passagers «Hohenstein » qu’ils rebaptisèrent «Tel Aviv.»  Le bateau fit son premier voyage vers Haïfa au départ du port allemand de Bremerhaven au début de l’année 1935. Pendant ce voyage, le bateau portait à la poupe son nouveau nom en caractères hébraïques tandis que le swastika flottait sur son mât ; « une combinaison d’absurdité métaphysique » écrira plus tard un des passagers. Le capitaine du navire, Leidig, était un adhérent du parti Nazi !



Le Hohenstein rebaptisé Tel Aviv sera revendu en 1937 au Japon


L’accord Haavara vouait à l’échec la démarche de boycott de l’Etat nazi et maintenait sans disruption pour l’économie fasciste l’accès à ’un large marché à l’export à une époque où le commerce mondial souffrait encore des traces de crise économique internationale de1929.  Ce point avait été souligné dans un mémorandum par Stuckart, le secrétaire d’Etat au ministère de l’intérieur du Reich. Dans ce mémorandum, daté du 17 décembre 1937, il était observé : «Les principaux avantages [de l’accord Haavara] sont les suivants : l’influence du groupe Haavara en Palestine a amené au résultat imprévu et inhabituel mais espéré que, de tous les endroits, la Palestine est le pays dans lequel les biens allemands ne sont pas boycottés par la partie juive…» En même temps, la procédure Haavara a rendu possible une accélération du mouvement d’émigration juive vers la Palestine, amenant au renforcement de la position des sionistes en Palestine. Les immigrants qui viennent d’Allemagne amènent avec eux un plus haut niveau de compétences économiques entre autres choses.

Ce qui résultait aussi de la «sélectivité.» Comme l’accord requérait le versement  par l’émigrant d’un millier de livres sterling au minimum, seuls des membres de la bourgeoisie juive étaient en mesure de profiter de ce dispositif, tandis que les travailleurs d’origine juive étaient lassés à leur destin. Ainsi, l’évaluation suivante de l’accord de Haavara dans le cadre de l’examen de la politique raciale du fascisme peur être considérée comme parfaitement juste : le principe de solidarité qui nécessitait que les Juifs restent unis devant leurs persécuteurs  avait volé en éclats du fait d’intérêts capitalistes. Pecunia non olet. Dans le même temps, les dispositions prises par les entrepreneurs Juifs dans le seul objectif de transférer leurs capitaux de l’Allemagne fasciste vers la Palestine étaient accueillies avec grande considération. On a affirmé que le capital envoyé au Moyen Orient était placé au service des Juifs. En réalité cependant, cet argent servait en Palestine aux mêmes objectifs qu’en Allemagne : le profit de ses détenteurs.

Le même livre affirme que «l’Internationale Sioniste voulait que les émigrants Juifs d’Allemagne arrivent sur le sol de Palestine non comme des sans le sou mais en tant que propriétaires d’un capital qui contribuera à l’édification d’un Etat capitaliste. C’est à partir de ce désir qu’a grandi l’intérêt des sionistes pour s’associer avec des antisémites.»
De fait, avant même la création d’Israël, l’accord de transfert  donna une forte impulsion à l’économie sioniste en Palestine. Des sources sionistes parlent d’une somme de 139,6 millions de Reichsmarks – une somme énorme à l’époque – transférée d’Allemagne en Palestine. Une autre source situe le montant transféré à 8 millions de livres sterling. Ce n’est pas une simple coïncidence si les projets les plus importants en Israël ont été créés ou dirigés par des émigrants partis d’Allemagne. La plus grande fonderie de Palestine et l’industrie du ciment par celui qui fut à une époque directeur de la compagnie des eux et d’électricité de Berlin, le Dr Karl Landau. Le Dr Arnold Barth de Berlin, le Dr Siegfried Sahlheine de Hambourg et Herbert Förder de Breslau furent les premiers organisateurs de la banque Leumi. Fritz Naphtals de Berlin et George Josephthal de Nuremberg  transformèrent en entreprise géante l’insignifiante «Arbeiterbank.» Certains des plus importantes firmes israéliennes furent fondées par Yekutiel er Sam Federmann de Chemnitz ( Karl-Marx-Stadt à l’époque communiste) ; l’entré Yekutiel dans le Who’s Who en Israël (1962) le présente comme un «fondateur de ‘l’Israel Miami Group’ (Dan Hotel) ; le partenaire israélien du cimentier ‘Isasbest’ ; le fondateur et associé de ‘Israel Oil Prospectors Corp, Ltd ‘ qui procéda au premier forage pétrolier ‘Mazal 1’ et présida de nombreuses autres entreprises.

Les accords économiques entre les sionistes et le fascisme allemand avaient l’approbation de toutes les instances du Reich nazi. Le ministère des affaires étrangères avait déjà adopté une attitude pro-sioniste en maintes occasions avant 1933 (il y avait eu des rencontres entre Chaim Weizmann et les secrétaires d’Etat von Schubert et von Bullow).

C’est seulement après le déclenchement de la révolte arabe palestinienne de 1936 que les premières divergences d’opinion s’installèrent dans les diverses institutions fascistes sur l’utilité de poursuivre les transferts dans le cadre de la Haavara. Le ministère des affaires étrangères se rendait maintenant compte que la politique de facto pro-sioniste allait aliéner les Arabes à l’Allemagne hitlérienne – une perspective qui n’était pas dans l’intérêt du Reich Nazi. Döhle, consul général d’Allemagne à Jérusalem, était le porte-voix de ce point de vue et, dans un long mémorandum daté du 22 mars 1937, il observait que « par notre promotion de l’immigration juive… la position qu’avait pu réoccuper l’Allemagne… allait être mise à mal.» En adoptant cette position, Döhle était moins animé par un intérêt pour les Arabesque par une inquiétude pour les intérêts politiques du fascisme allemand. Il ajoutait que l’Allemagne ne devait «pas trop se préoccuper  des sympathies des Arabes à l’égard de l’Allemagne dès lors que ce dont nous avions besoin était moins d’avoir une politique arabe active que d’éviter la promotion voyante accordée à l’édification d’un foyer national juif.»
Döhle craignait   «un revirement de l’humeur des Arabes et que nous soyons accusés de participer activement à la lutte contre eux.»

[Les inquiétudes de Döhle étaient partagées par d’autres autorités fascistes. Ainsi, l’Office du Commerce Extérieur de l’Auslandsorganisation du parti nazi (le bureau du parti chargé des affaires internationales) déclarait en toute franchise : «Politiquement, il [l’accord de la Haavara] revient à apporter un soutien efficace à l’établissement d’un foyer national juif avec l’aide du capital allemand.»
Le 17 décembre 1937, il était signalé dans le mémorandum déjà cité de Stuckart, Secrétaire d’Etat au ministère de l’Intérieur, que depuis le début de la révolte arabe en Palestine «les avantages procurés par la procédure [de Haavara] sont devenus plus faibles  tandis que ses inconvénients deviennent de plus en  plus importants.»

Lire la fin du texte sur le lien source;

http://www.alterinfo.net/Le-sionisme-et-le-regime-nazi-un-texte-important-de-Klaus-Polkehn-enfin-disponible-en-francais_a86179.html


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akasha

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MessageSujet: Re: Le Nazisme et le Fascisme moderne en France et ailleurs basé sur des faits réels!   Dim 6 Juil 2014 - 10:32

Bonjour les gens  flower 
Je vous proposes un très bon reportage sur les racines occulte du nazisme.  Very Happy 


Les racines occultes du nazisme - Documentaire




Ce documentaire de la chaîne Histoire revient sur les fondements mystiques et ésotériques de la doctrine nazie notamment à travers la société secrète Thulé.


* * * *


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MessageSujet: Re: Le Nazisme et le Fascisme moderne en France et ailleurs basé sur des faits réels!   Dim 6 Juil 2014 - 12:11

Du concret:

Citation :
Bloc identitaire : islamophobie, négresse et Mein Kampf

Lundi dernier, Canal+ diffusait un reportage intitulé « Islam, Antéchrist et jambon beurre : voyage au cœur de la machine anti-islam » réalisé par Paul Moreira sur d’une part les islamophobes très actifs aux Etats-Unis, et régulièrement épinglés par le site Loonwatch.com, d’autre part ceux de France, dont les névrosés de Riposte laïque qui se revendiquent islamophobes et les excités du Bloc identitaire, islamophobes, car trop couards pour être ouvertement antisémites. Alors, publiquement, on vocifère sa haine des musulmans, l’islamophobie ne coûtant pas encore très chère en France. Mais entre bonnes gens de la race supérieure, entre « militants nationalistes » ayant le même « capital racial dans les veines » on peut tout se dire, c’est la famille. On peut par exemple rappeler quelques vérités.














Capital racial donc et génétique (aucune précision, du reste, sur le nombre de chromosomes) qu’il faut préserver contre l’ennemi absolu : le métissage. Il ne faudrait pas que souiller la race supérieure avec du sang « d’origine improbable ».










Pire encore, du sang de « négresse ».




Pas convaincus par la justesse des propos de ce pilier du Bloc identitaire ? Etonnant. Son argumentation est imparable, ses références… comment dire…






Avec le son, c’est mieux.


Bon citer Mein Kampf, c’est juste pour détendre l’atmosphère. Qu’est-ce qu’on s’marre chez ces gens-là ! On s’marre et on aime chanter des chansons trop de la balle.


« Une balle pour les sionistes », donc. L’un des artistes interprètes de cette chanson absolument pas « néo-nazi », « pas du tout, pas du tout, pas du tout », qu’il nous dit dans le reportage, n’est autre que Fabrice Robert le président du Bloc identitaire.

Les islamophobes sont très souvent des antisémites qui ont peur des juifs, des cumulards en somme. Mais il suffit de gratter la gangue nauséabonde qui les recouvre pour s’en convaincre.

Hormis la séquence putride consacrée au Bloc identitaire, l’ensemble du reportage est poilant. Même en faisant abstraction des commentaires sarcastiques de Paul Moreira, on devine très vite que ce n’est pas un reportage sur des prix Nobel. A vot’ bon cœur : Islam, Antéchrist et jambon beurre : voyage au cœur de la machine anti-islam (vidéo disponible sur Youtube).



Source:  http://www.al-kanz.org/2011/09/10/bloc-identitaire-islamophobe/
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MessageSujet: Re: Le Nazisme et le Fascisme moderne en France et ailleurs basé sur des faits réels!   Sam 12 Juil 2014 - 14:27

 scratch 

"Nul besoin de penser comme Hitler pour être nazi aujourd'hui."

http://www.slate.fr/story/89515/nazisme-pour-tous
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luctix

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MessageSujet: Re: Le Nazisme et le Fascisme moderne en France et ailleurs basé sur des faits réels!   Sam 12 Juil 2014 - 15:51

"Nul besoin de penser comme Hitler pour être nazi aujourd'hui."

cette phrase signifie que le terme nazi a perdu son sens et ne veut plus rien dire... plutôt d'accord
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akasha

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MessageSujet: Re: Le Nazisme et le Fascisme moderne en France et ailleurs basé sur des faits réels!   Dim 13 Juil 2014 - 10:51

luctix a écrit:
"Nul besoin de penser comme Hitler pour être nazi aujourd'hui."

cette phrase signifie que le terme nazi a perdu son sens et ne veut plus rien dire... plutôt d'accord

En même temps c'est l'essence même du sujet...Traité du néo-nazisme, avec ces liens et rattachement au pouvoir..Et aussi et surtout la création de l'UE avec l'aide de ces derniers Wink (voir projet Gladio)
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luctix

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MessageSujet: Re: Le Nazisme et le Fascisme moderne en France et ailleurs basé sur des faits réels!   Dim 13 Juil 2014 - 12:43

c'est rentrer dans le jeu des médias de banaliser les termes, utilisés comme des étiquettes bien pratiques pour faire avancer les agendas divers et variés
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MessageSujet: Re: Le Nazisme et le Fascisme moderne en France et ailleurs basé sur des faits réels!   Dim 13 Juil 2014 - 13:39

Chaud devant,

Jean-Marie Le Pen et les néo nazis de Svoboda:

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luctix

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MessageSujet: Re: Le Nazisme et le Fascisme moderne en France et ailleurs basé sur des faits réels!   Dim 13 Juil 2014 - 15:50

le pen et ces "ukrainiens néo-nazis et pro eu" ont été proches il y a 5 ans?

ok mais c'était il y a 5 ans...
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orné

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MessageSujet: Re: Le Nazisme et le Fascisme moderne en France et ailleurs basé sur des faits réels!   Dim 13 Juil 2014 - 16:04

luctix a écrit:
le pen et ces "ukrainiens néo-nazis et pro eu" ont été proches il y a 5 ans?

ok mais c'était il y a 5 ans...

...Oui, de plus je pensais qu'on avais déjà demandé de ne plus poster du Soral et du Dieudo ici, il y a déjà 10 sujets doublons pour ça.

Merci pour votre compréhension, c'est un sujet qu'on aimerais qu'il reste propre, car sérieux.
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MessageSujet: Re: Le Nazisme et le Fascisme moderne en France et ailleurs basé sur des faits réels!   Dim 13 Juil 2014 - 16:14

luctix a écrit:
le pen et ces "ukrainiens néo-nazis et pro eu" ont été proches il y a 5 ans?

ok mais c'était il y a 5 ans...

Ah bon? ils ne le seraient plus?

Si ils ne le sont plus, pourquoi?
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MessageSujet: Re: Le Nazisme et le Fascisme moderne en France et ailleurs basé sur des faits réels!   Dim 13 Juil 2014 - 16:15

orné a écrit:
luctix a écrit:
le pen et ces "ukrainiens néo-nazis et pro eu" ont été proches il y a 5 ans?

ok mais c'était il y a 5 ans...

...Oui, de plus je pensais qu'on avais déjà demandé de ne plus poster du Soral et du Dieudo ici, il y a déjà 10 sujets doublons pour ça.

Merci pour votre compréhension, c'est un sujet qu'on aimerais qu'il reste propre, car sérieux.

Ce n'est pas une vidéo qui montre Dieudonné et Soral, mais Le Pen et les néo-nazis ukrainiens, hein?
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MessageSujet: Re: Le Nazisme et le Fascisme moderne en France et ailleurs basé sur des faits réels!   Dim 13 Juil 2014 - 16:20

orné a écrit:
luctix a écrit:
le pen et ces "ukrainiens néo-nazis et pro eu" ont été proches il y a 5 ans?

ok mais c'était il y a 5 ans...

...Oui, de plus je pensais qu'on avais déjà demandé de ne plus poster du Soral et du Dieudo ici, il y a déjà 10 sujets doublons pour ça.

Merci pour votre compréhension, c'est un sujet qu'on aimerais qu'il reste propre, car sérieux.

...De plus elle est déjà posté ici : http://www.planete-revelations.com/t9760p285-marine-le-pen-le-masque-est-tombe#165706 Donc c'est un doublons, merci aux modos de faire le nécessaire.

yous_f tu dis :

Citation :
Ce n'est pas une vidéo qui montre Dieudonné et Soral, mais Le Pen et les néo-nazis ukrainiens, hein?

..Oui mais sauf qu'on sais encore lire, il est écrit comme titre : "Lepen l'ami de Dieudonné". Donc c'est manipulatoire, ça n'a n'a rien avoir sur un sujet sérieux.
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luctix

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MessageSujet: Re: Le Nazisme et le Fascisme moderne en France et ailleurs basé sur des faits réels!   Dim 13 Juil 2014 - 16:24

puisque tu t'intéresses beaucoup au front national youssef...

tu devrais avoir remarqué que ce n'est pas parce que certaines personnes sont étiquetées "néo-nazis" que ça derange le front national

le front national a compris que le mot nazi était utilisé à tort et à travers, afin de faire peur au public... comme le terme "antisémite"

par contre, tu devrais aussi avoir remarqué que le FN c'est un parti nationaliste et "anti-eu"

donc ils auront du mal à sympatiser avec des "pro-eu", d'ukraine ou d'ailleurs
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yous_f



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MessageSujet: Re: Le Nazisme et le Fascisme moderne en France et ailleurs basé sur des faits réels!   Dim 13 Juil 2014 - 16:34

luctix a écrit:

donc ils auront du mal à sympatiser avec des "pro-eu", d'ukraine ou d'ailleurs

Compte tenu de la video, ils n'ont visiblement pas eu de mal, hein?
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luctix

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MessageSujet: Re: Le Nazisme et le Fascisme moderne en France et ailleurs basé sur des faits réels!   Dim 13 Juil 2014 - 17:02

l'entrée de l'ukraine dans l'E.U. c'est maintenant, c'est pas il y a 5 ans, il faut te mettre à l'heure
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akasha

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MessageSujet: Re: Le Nazisme et le Fascisme moderne en France et ailleurs basé sur des faits réels!   Lun 28 Juil 2014 - 8:56

NOTE AKASHA/ Bonjour les zamis  flower 
Je suis contente, je vois que se sujet est bien suivis. C'est important car ici on dénonce le vrai visage du nazisme et du fascisme. on le débusque là où il est, c'est-à-dire dans les hautes sphère du pouvoir ! Les médias mainstream jour leur rôle de brouilleur de piste et de bourrage de crane. Et s'invente des ennemis imaginaires. Et il est important de ne pas tomber dans le panneau ! On a déjà eux longuement l’occasion de parler de la création de l'UE sur le schéma du 3e Reich. Et de son infiltration. Et de l'époque du plan Gladio vaste programme d'infiltration et de financement occulte via les USA afin de construire l'EU selon leur propre critères jusqu'à l’avènement finale de l'union transatlantique.
On m'a envoyer un superbe article allant bien dans le sens de tout se dont on a développer ensemble, et se complète bien avec le fameux article de "Dondevamos" sur Gladio. C'est vraiment intéressant à plus d'un titre. BONNE LECTURE.  study 


Régionalisme, sécessionnisme, fédéralisme : l’Europe de Léopold Kohr, projet d’un fascisme universel



IIntroduction

Si je vous disais que je viens de découvrir qu’il existe un complot fasciste pour gommer de la carte des grandes nations comme la France ou l’Allemagne, je pense que peu d’entre vous me prendront au sérieux. D’abord le mot « fasciste » est excessif et la notion de complot n’est pas politiquement correcte. Pourtant, les passages que je viens de découvrir du livre La décomposition des Nations écrit par Léopold Kohr vers 1945 et publié en 1957 ont balayé mes réticences, car elles m’ont donné, et vous donneront, je l’espère, un peu la chair de poule.



Peu connu en France, ce théoricien politique autrichien y expose d’abord pourquoi, selon lui, il est nécessaire de dépecer les grandes nations et ensuite sa stratégie pour y arriver. Avec le recul du temps, on pourrait observer que Kohr ne s’est trompé que sur un seul point, car quand il posait (en 1945) la question « Le fera-t-on ? », sa réponse était : « Non ! On ne le fera pas ! » Cependant, on constate que depuis 50 ans, jour pour jour, par étapes, le projet de Léopold Kohr, est sournoisement mis en œuvre devant nos yeux et l’éclatement tragi-comique de la Belgique, avec lequel on rigole beaucoup à l’étranger, risque de s’avérer une phase importante dans un projet mondial qualifiable de fasciste.

Qui est Léopold Kohr

Kohr est né en 1909 près de Salzbourg en Autriche et meurt en Angleterre en 1994. Diplômé de sciences politiques à Vienne, il fuit les nazis et se retrouve à la London School of Economics -véritable Science-po du monde anglo-saxon-à une époque où un autre autrichien Friedrich Von Hayek y cristallise l’opposition au « trop social » prôné par le directeur de l’école, le grand fabien et disciple des Webb, Lord Beveridge. Un de ses professeurs d’alors, dont il tire une partie de son inspiration, est le redoutable Henry Calvert Simons, qu’on retrouvera lors de la fondation de la société du Mont Pèlerin en Suisse, et qui sera l’homme qui se chargera de former l’économiste ultra-libéral et père du monétarisme à Chicago, Milton Friedman, futur conseiller de Margaret Thatcher et du dictateur chilien Augusto Pinochet.




Ensuite, lors de la guerre civile d’Espagne, Kohr travaille comme correspondant free-lance pour le New York Times, et se forge la réputation d’un combattant anarchiste anti-totalitaire, rejetant aussi bien le fascisme que le communisme. Il partage le bureau d’Hemingway et fait la connaissance d’un certain Eric Blair -mieux connu sous le nom de George Orwell-, ancien fonctionnaire de la police impériale anglaise en Birmanie et délateur à la botte de l’Information Research Department du ministère de l’intérieur britannique, tout en écrivant, avec un plaisir pervers, des livres comme 1984 où il dénonce Big Brother ...

Les objectifs de la décomposition




En 1941, Kohr publie dans le magazine d’inspiration catholique new-yorkais The Commonweal son article « Disunion Now » [La désunion maintenant : un plaidoyer pour une société basée sur de petites unités autonomes], où l’on retrouve en embryon la substance de sa thèse.

Dans le débat parmi les élites anglo-américaines -qui commençaient à planifier des structures de gouvernance pour Europe de l’après-guerre qu’ils conçoivent essentiellement comme des garde-fous contre le nationalisme allemand et français- Kohr amorce son analyse à partir de la spécificité de la confédération helvétique. Il constate que bien qu’il existe plusieurs langues en Suisse (l’allemand, le français, l’italien), l’existence d’une multitude de 22 cantons permet d’empêcher toute domination d’un bloc linguistique sur un autre, « créant ainsi la condition préalable » d’un équilibre.

« La grandeur de l’idée suisse, donc, » dit-il, « est la petitesse de ses cellules [les cantons] qui en sont le garant. » « Il faut se diviser pour mieux s’unir », nous dit-on. Si la défense du Kleinstaat, le petit état, amena Kohr à dire que « Chaque fois que quelque chose va mal, quelque chose est trop gros », son ami et disciple Fritz Schumacher reprendra à son compte le célèbre dicton de Kohr « Small is Beautiful » avec lequel on lavera le cerveau de toute une génération de baby boomers écolos.

Pour l’Europe d’après-guerre, Kohr exige dans son article que la « technique suisse et non seulement l’apparence de son résultat » soit appliquée :

Ceci consistera dans la division de trois ou n’importe quel nombre de bloc inégaux, en autant de parties plus petites qu’il sera nécessaire, pour éliminer toute prépondérance numérique conséquente. C’est-à-dire qu’il faudrait créer 40 ou 50 états également petits au lieu de 4 ou 5 inégalement grands. » Sinon, dit-il, ceci, par le fait même qu’il y aura 80 millions d’Allemands contre 45 millions d’Italiens et autant de Français, finira par « une hégémonie allemande de façon tout aussi inévitable que la fédération allemande [de Bismarck], dans laquelle 24 petits états liés à la puissance d’une Prusse de 40 millions d’habitants, s’est terminé par l’hégémonie prussienne. »

La suggestion, donc, consiste à diviser l’Allemagne dans un certain nombre d’états de sept à dix millions d’habitants ». Bien que, « avec la tendance naturelle de toutes les choses vivantes, l’Allemagne se réunirait à moins que toute l’Europe ne soit cantonisée en même temps. La France, l’Italie et la Russie doivent être divisées aussi. » Ainsi, « c’est seulement en découpant entièrement le continent européen qu’il sera possible d’éliminer honorablement l’Allemagne ou tout autre grande puissance sans avoir à infliger à aucune l’anathème d’un nouveau Versailles. »

Et c’est là que les masques tombent, car nous constatons bien que Kohr offre, devant ses maîtres anglais, une stratégie de domination politique.

Comment faire accepter ce projet ?

Ensuite, Kohr révèle dans le chapitre 10 de La décomposition des Nations sa stratégie pour faire accepter un tel dépècement des nations. Il constate que si les tyrans peuvent dépecer les pays par la force et par la guerre, « la guerre n’est heureusement pas le seul moyen par lequel on peut diviser les grandes puissances ».

Cependant, Kohr ne croit guère que l’on puisse convaincre une grande nation d’abandonner sa puissance :

Englouties dans un marais d’émotivité infantile et attachant une valeur phénoménale au fait qu’elles sont grandes et puissantes, elles ne peuvent être persuadées d’opérer leur propre dissolution. Mais, étant infantiles et émotionnelles, on peut les y amener par la ruse. Alors, qu’elles rejetteraient leur division, si elle leur était présentée comme une exigence, elles pourraient tout à fait la désirer, si on la leur offrait sous l’apparence d’un cadeau. Ce cadeau serait : la représentation proportionnelle dans les instances dirigeant l’union fédérale dont elles font partie. L’acceptation de cette offre ne causerait rien moins que leur disparition finale. »

Et il rajoute :

La France - pour illustrer la technique de division sur un pays qui s’accroche avec une ténacité particulière aux concepts de pouvoir et de gloire-ne consentirait jamais à être partagée en ses régions historiques originelles. Mais elle n’objecterait certainement pas à une invitation à être représentée dans les corps représentatifs du Conseil de l’Europe, par, disons, vingt délégués votants comparés avec, disons, un délégué du Luxembourg, trois délégués du Danemark et cinq délégués chacun de la Belgique et des Pays-Bas.

Les petits pays seraient évidemment furieux de voir s’officialiser une situation qui est pourtant leur « désagréable condition réelle ». Ils n’accepteront cette règle que, dit Kohr, si « les vingt membres de la délégation française étaient élus, non nationalement, mais régionalement... » « Un tel changement » (...) « provoquerait la dissolution finale de la France. » Pour y arriver, la sous-division de la France en une vingtaine de « district conseil-européens ne serait pas suffisante » et donc un fort fédéralisme s’impose comme étape intermédiaire « vers l’intégration couronnée de succès dans une plus grande organisation internationale. »

Kohr cite ici ce que pensait son professeur à la London School of Economics, Henry C. Simons :

Une grande vertu du fédéralisme ou de la décentralisation extrême dans de grandes nations est qu’il facilite leur extension vers l’organisation mondiale ou leur absorption dans de toujours plus grandes fédérations. Si les gouvernements centraux étaient, comme ils devraient l’être, en grande partie les dépositaires de pouvoirs non exercés, tenus simplement pour empêcher leur exercice par les unités constitutives ou des organisations extragouvernementales, alors l’organisation supranationale serait facile sinon presque gratuite. En fait, une telle décentralisation ou désorganisation de grande nation est à la fois la fin et les moyens de l’organisation internationale.

La France acceptera-t-elle un tel projet ?

Se pose alors, la question de comment convaincre des grands pays à renoncer à leur puissance. En particulier la France, acceptera-t-elle un tel projet ? Pour Kohr :

« La réponse est oui, et pour différentes raisons. En premier lieu, (...) la division serait présentée sous forme d’un cadeau. » Egalement, puisque les pouvoirs gouvernementaux ne seront pas enlevés, « aucun sentiment patriotique ne serait blessé. Le changement révolutionnaire serait d’un caractère purement interne. Ce serait une destruction par laquelle rien qui compte ne serait détruit. Ce serait une élimination sans victimes. Il n’y aurait aucune loi étrangère, aucune occupation étrangère, aucun changement du commerce ou de quoi que ce soit sauf dans le fait que le gouvernement et la souveraineté se seraient soudainement rapprochés de l’individu, le dotant dans la sphère plus petite des nouvelles unités souveraines d’une dignité et d’une importance qu’il ne possédait pas précédemment. Il trouverait cela charmant, et non désagréable. »

Aldous Huxley, dont Orwell suivait les cours, n’avait-il pas dit qu’«il y aura dès la prochaine génération une méthode pharmaceutique pour faire aimer aux gens leur propre servitude, et créer une dictature sans larmes, pour ainsi dire, en réalisant des camps de concentration sans douleur pour des sociétés entières, de sorte que les gens se verront privés de leurs libertés, mais en ressentiront plutôt du plaisir... »

Notez ici que Kohr, lorsqu’il suggère en 1945 la création d’un Conseil Européen avec siège à Strasbourg, cette institution n’existait pas encore. Il faut attendre le Congrès de La Haye de 1948, dirigé par Winston Churchill, qui, devant Raymond Aron, Denis de Rougemont, Coudenhove-Kalergi et Mitterrand parmi d’autres, y lançait un appel vibrant pour la création des « Etats-Unis d’Europe ». L’accord de La Haye deviendra en 1949 le traité de Londres... Ensuite, le livre de Kohr sortira en librairie en 1957, l’année de Spoutnik et l’année de la fondation des Communautés Economiques Européennes... Faisons l’Europe !

Northcote Parkinson et Freddy Heineken




Par la suite, un autre haut fonctionnaire de l’empire britannique, l’historien de la marine anglaise Cyril Northcote Parkinson (1909-1993), reprendra à son compte la thèse de Kohr. Si ce dernier voyait d’un bon œil la multiplication des administrations permettant à plein de gens de se penser importants, Parkinson y voyait le contraire, affirmant que les grands états créent d’énormes bureaucraties (sa « loi de Parkinson ») à l’opposé de petites entités sous la coupe de monarques qui eux savent gérer avec peu de personnel.

John Train, le banquier millionnaire new-yorkais qui a monté toute la campagne de dénigrement contre Lyndon LaRouche et son ami Jacques Cheminade en France, était un ami de « Cyril » en mémoire duquel il créa une fondation (rebaptisé récemment John Train Foundation) pour défendre la « libre entreprise ».





Ensuite, à un moment donné, le parcours de Parkinson a croisé celui du roi de la pub hollandais, le magnat de la bière Freddy Heineken (1923-2002), selon certains en bons termes avec François Mitterrand. Heineken raconte dans une lettre qu’après sa rencontre avec Cyril Northcote Parkinson, il décide d’engager une équipe de géographes hollandais pour redessiner la carte de l’Europe suivant les critères défendus par ce génie.

Quelques semaines après la signature des accords de Maastricht, Heineken publia d’ailleurs un pamphlet Les Etats-Unis d’Europe (une Eurotopia ?) où il préconise la division de l’Europe en 75 régions ou mini-états possédant une taille dite « optimale » d’environ 5 à 7 millions d’habitants, parfaitement fidèle à l’esprit de Kohr.




La carte Heineken-Wesselink

Ce projet provoqua beaucoup de bruit. Heineken s’est même vu dans l’obligation de faire redessiner sa carte après que le gouvernement grec, consterné par la taille inquiétante qu’avait pris la Macédoine sur sa carte, déclara un embargo sur sa bière.... Certains serbes restent eux aussi assez intrigués par la similitude frappante entre la carte de Heineken et les frontières actuelles tracées par les diplomates à la fin de la guerre des Balkans.

Dans son pays natal, la carte d’Heineken a également fait débat, car la Belgique n’y est même pas divisée entre Flamands et Wallons (à l’horizontale), mais la logique d’un retour à des « nations » anciennes imposerait la réunification (à la verticale) du Brabant néerlandais avec le Brabant belge et de la province néerlandaise de la Hollande avec les Flandres belges et les Flandres françaises...

La globalisation à l’assaut de l’état-nation

Si jusqu’à ce jour des chefs d’états comme De Gaulle, ou d’autres, considéraient ses plans comme des foutaises maléfiques ou comme des simples hypothèses de lycéens attardés, les nouveaux facteurs économiques de la mondialisation font en sort que ce qui semblait loufoque et utopiste hier, risque malheureusement de se réaliser devant nos yeux.

D’abord, dans ses applications sur le terrain, la « mondialisation » a administré des véritables coups de bélier contre les états : les privatisations des grandes entreprises privées et publiques, les fusions acquisitions avec des groupes transnationaux et la politique des délocalisations effacent tout attachement sentimental qu’une population peut avoir avec l’état-nation qu’elle habite.

Ainsi, la Belgique, pour ne pas la nommer, a vu « s’évaporer » des secteurs nationaux entiers : Le groupe français Suez Lyonnaise des Eaux acquiert la totalité de la Société Générale, jadis le plus grand acteur économique du pays (à une époque 60 % de l’activité du pays). Le géant pétrolier anglo-français Total prend le contrôle de Petrofina, ING achète la Banque Brussel Lambert belge, le groupe français Usinor prend le contrôle de la société belge Cockerill Sambre, la banque française Dexia met la main sur le Crédit Communal et le géant français de l’assurance Axa acquiert la Royale Belge. Les forges de Clabecq sont fermées, les délocalisations font disparaître Renault Vilvoorde et la compagnie aérienne belge Sabena dépose le bilan après l’échec de l’alliance avec Swissair. Loin de faire naître des petits pays, et lors de l’occupation nazie, pendant qu’on promet aux crédules une « Flandre autonome » ou une « Wallonie indépendante » la mondialisation financière « évaporise » le plat pays.

Ensuite, jusqu’ici deux questions majeures avaient fortement retenu les candidats à la sécession : celle de frapper sa propre monnaie -une entreprise assez périlleuse, et la nécessité de pouvoir garantir l’accès à un grand marché pour pouvoir vendre ses produits. Cependant, il s’avère qu’aujourd’hui, si les candidats à l’indépendance font partie d’une « zone monétaire », tout devient possible -comme le dirait Sarkozy. (...)

Voila :) On en est plus où moins à la moitié...Je vous laisse lire tranquillement cette 1e partie, et je vous édites la suite et fin en fin de journée.  study 


Dernière édition par akasha le Mar 18 Nov 2014 - 2:26, édité 1 fois
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akasha

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MessageSujet: Re: Le Nazisme et le Fascisme moderne en France et ailleurs basé sur des faits réels!   Mar 29 Juil 2014 - 8:59

Bonjour les gens  I love you 
Comme promis, voici la suite et fin de l'article; "Régionalisme, sécessionnisme, fédéralisme : l’Europe de Léopold Kohr, projet d’un fascisme universel". Bonne lecture


Robert Mundell et les zones monétaires optimales




L’économiste canadien néo-Keynesien Robert Mundell.


En Europe, il est à remarquer qu’un des « pères de l’Euro » et donc de la banque centrale européenne a été l’économiste canadien néo-Keynesien Robert Mundell, né en 1932, prix Nobel d’économie en 1999, lui aussi sorti de la London School of Economics et actuellement professeur à l’Université Columbia à New York. Parmi les disciples de Mundell, on trouve le directeur actuel de la banque d’Italie Mario Draghi (champion des privatisations imaginées entre copains sur un yacht de luxe du nom de Britannica).

Pendant la gouvernance Berlusconi, Mario Draghi était un des hauts responsables de la banque d’affaires new-yorkaise Goldman Sachs pour l’Europe avant de redevenir le directeur de la banque centrale italienne sous Prodi. L’autre disciple de Mundell est l’ancien PDG de LTCM Alberto Giovannini, dont la firme spéculative, par sa faillite spectaculaire en septembre 1998, a failli conduire tout le système financier mondial à un « Tchernobyl financier ».

En « sciences économiques », Mundell a été avec Marcus Fleming à l’origine de « la théorie des zones monétaires optimales ». Dès 1960, donc trois ans après la création de la CEE et de la publication du livre de Kohr, Mundell affirme que pour que des zones économiques soient « optimales », il est nécessaire que les pays qui les composent n’aient pas de différentiel d’inflation, ne subissent pas de chocs asymétriques mais au contraire connaissent une libre circulation des individus (facteur travail) et des flux financiers (facteur capital).

Vous voyez d’où viennent aussi bien la directive Bolkestein (facteur travail) que les fameuses « critères de convergence » purement monétaires (facteur capital) imposés préalablement à l’introduction de l’euro... et totalement contreproductifs du point de vue de l’économie réelle. Comme nous l’avons montré, le fait de faire partie d’une zone monétaire facilite fortement l’éventualité d’une sécession. Le deuxième facteur, implicite dans le premier, reste la question, pour un nouveau pays en rupture de ban, de disposer d’un marché autre qu’un marché domestique ou national. La transformation de l’Europe en une vaste zone de libre échange en osmose avec la mondialisation leur offre un marché Europe intégré dans un marché monde.

Le cas de la Belgique




Couverture du livre d’Alberto Alesina et Enrico Spolaore : "La taille des nations"


Ces thèses destructrices sont au cœur de la décomposition de la Belgique. Elles le sont à travers The Size of Nations, un livre provocateur publié en 2003 au MIT par deux économistes italiens de grand renom travaillant aux Etats-Unis : Alberto Alesina, chef de la section économie à Harvard et Enrico Spolaore de l’Université Tufts.

Tous deux ont travaillé pour le FMI et la Commission Européenne et ont des responsabilités au National Bureau for Economic Research(NBER) une institution privée financée exclusivement par les quatre fondations patriciennes directement mécènes de la secte néo-conservatrice américaine (Bradley, Scaife, Olin et Smith Richardson). Notez ici qu’en juin 2005, Alesina s’est rendu avec Mundell en Chine où ce dernier travaille comme conseiller auprès du gouvernement.




L’économiste Alberto Alesina.


Faisant la synthèse entre Kohr et Mundell, les deux auteurs affirment que les frontières d’une nation ne résultent surtout pas d’un vouloir vivre en commun , essence de toute république, mais d’un simple marchandage pragmatique sur les avantages de la taille et le coût de la gestion d’un territoire hétérogène.En bref, on applique l’analyse coût/bénéfice utilisé (souvent stupidement) en entreprise à la gestion de ce qu’ils pensent être la bête humaine. Après avoir examiné les avantages qu’offre un grand pays (faible coût des services publics par tête, meilleure répartition de la pression fiscale, meilleure défense, etc.) les auteurs s’interrogent sur la richesse. Si un grand pays devrait en théorie être plus riche, ils affirment qu’en réalité « le volume des dépenses dans un pays dépend essentiellement de l’ouverture de ce pays au commerce ».

De là, évidemment, par pure logique aristotélicienne, découle l’argument qu’un pays « intégré dans le marché mondial possèdele monde comme marché » et que, par conséquent écrivent-ils, « l’intégration économique conduit à la désintégration politique ». La chose est dite : la mondialisation (l’intégration économique et financière), conduit, par sa propre nature, à la décomposition des nations. On saisit mieux pourquoi TheSize of Nations est devenu en Belgique le livre de chevet des indépendantistes flamands.

Frans Crols, le directeur flamand de la revue économique influente Trends et indépendantiste de coeur résume assez bien les conclusions du livre :

En 2004 a été publié The Size of Nations d’Alberto Alesina et Enrico Spolaore, deux économistes italiens qui enseignent dans des grandes universitésaméricaines. Spolaore a été chercheur pendant quelques années à l’Université Libre de Bruxelles. La question qui intriguait Alesina et Spolaore était : sur le fédéralisme et la décentralisation il y a des tas d’études et des textes. Sur le phénomène de l’apparition de plus en plus rapide de nouveaux états, aucun manuel n’existe, aucun texte qui puisse lesguider. Voilà à quoi essaie de répondre le livre très bien accueilli The Size of Nations. Quelles en sont les conclusions :

1) Il existe plus de nations dans un monde démocratique que dans un monde non-démocratique (la démocratie fait tâche d’huile et le nombre de pays indépendants continuera à s’accroître. [En 1945 : 74 pays indépendant,en2003 :193]

2) Le nombre de pays va continuer à croître parce que des grandes zones de libre échange voient le jour comme l’Union Européenne et le Nafta (ALENA : Association de libre échange nord américain). Pour le Québec, rien ne changera avant ou après une séparation avec le Canada car il continuera à faire partie de l’Alena ; pour les Flandres, rien ne changera car, et la Flandre, et la Wallonie continueront de faire partie du marché unique européen et de l’UE.

3) Les coûts de l’hétérogénéité d’un pays peuvent devenir tellement élevé que les citoyens d’une sous division plus homogène décident de faire baisser les coûts en érigeant ensemble un low cost country basé sur plus de cohésion, plus de capital social, moins de disputes et moins de pertes de temps. »

Frans Crols est un des auteurs du Manifeste pour une Flandre indépendante en Europe, publié en décembre 2005 par le think-tank flamand In de Warande , qui exige, sur la base d’un argumentaire « purement économique », la dissolution de la Belgique à l’image du divorce de velours qui a dissout la Tchécoslovaquie « à l’amiable » en 1992. Pour ces indépendantistes, il est souhaitable que Flandres et Wallonie deviennent des nations indépendantes, tandis que Bruxelles - aujourd’hui enclave à prédominance francophone dans la région flamande - obtiendrait un statut... du type Washington D.C.

Nous avons documenté ailleurs la nature néo-conservatrice de leur projet qui vise surtout à mettre fin à un des meilleurs systèmes de protection sociale du monde. Si après 1960 le transfert d’argent (à ne pas confondre avec la richesse) s’est inversé entre les Wallons et les Flamands, l’argent a été essentiellement utilisé pour renflouer des grands groupes financiers au détriment des populations.

Retenons simplement ici le fait que, statistiques à l’appui, le manifeste de In de Warande étoffe l’argumentaire de The Size of Nations. Ce manifeste vient-il de simples militants indépendantistes flamands ? Non, le président du think-tank flamand est le banquier Rémi Vermeiren, ancien patron de la KBC Banque & Assurance, grand spécialiste des produits dérivés et administrateur d’une société minière spécialisée dans le cuivre, et ces membres sont des patrons plutôt de droite parfois membres investis dans des partis sécessionnistes.

Point étonnant donc qu’Enrico Spolaore, un des co-auteurs de The Size of Nations fut sollicité en juin 2005 à ouvrir les travaux d’un colloque au parlement flamand. Lors du débat, Bart de Wever, le président du parti indépendantiste Nieuw-Vlaamse Alliantie (ex-Volksunie), affirmait que « le romantisme est important, mais ne convainc pas les jeunes Flamands au XXIe siècle. Nous devons rationaliser notre discours », (c’est-à-dire parler à la cupidité bien moderne...).

Le drame de la Belgique est le fait que De Wever, un historien formé à l’Université de Leuven qui se réclame de l’idéologie du penseur réactionnaire Edmond Burke, fait aujourd’hui partie des négociateurs officiels chargés de former un gouvernement d’une Belgique dont il souhaite la mort... Sa présence à l’enterrement du fondateur de Vlaams Blok Karel Dillen en mai 2007, en présence de Jean-Marie Lepen, mérite également réflexion.

Le 6 septembre 2007, The Economist de Londres, qui avait publié les premiers articles de Northcote Parkinson et très bien accueilli The Size of Nations, constatant cyniquement l’impasse survenue après trois mois d’efforts en vue d’un nouveau gouvernement belge, affirme sans aucune honte dans un article « C’est le moment d’en finir » que :

Le pays est devenu une monstruosité de la nature, un Etat où le pouvoir est tellement sous-délégué que le gouvernement est un vide que l’on tient en horreur. En bref, la Belgique a servi son objectif. Un divorce praline est à l’ordre du jour. Les belges ne devraient pas se sentir tristes. Les pays viennent et s’en vont.

Comme sous l’occupation, les indépendantistes se font des grosses illusions en pensant que le diable va leur offrir une « belle petite république ». Nous leur donnons comme seul conseil de ne pas lire que les premières pages des œuvres de Kohr et d’Alesina, mais aussi les dernières...

Maastricht et Eurocities

On oublie parfois que le traité de Maastricht de 1991, ou le principe de la subsidiarité -qui affirme que ce sont les autorités les plus petites qui ont priorité de mandat-, a également donné naissance au Comité des Régions de l’Union Européenne que préside Michel Delebarre, maire de Dunkerque. Doublé du réseau Eurocities dont les membres sont des régions et une centaine de grandes villes d’Europe, un puissant lobbying en faveur de la décentralisation s’active. Le président actuel d’Eurocities est Gérard Collomb, maire de Lyon, tandis que Paris et Nantes comptent parmi les membres français.

En 2002, peu de temps avant sa mort, Freddy Heineken a aussi pu exposer son projet, en session fermée, devant les représentants d’Eurocities réuni à Amsterdam. Heineken y plaisantait en disant que pour résoudre le problème politique de l’intégration européenne, il faudrait déporter l’ensemble de la population européenne aux Etats-Unis et de la faire revenir par la suite...

Devant sa carte, un des participants remarqua avec optimisme et opportunisme que l’emplacement des 75 régions ou « Etats-Unis d’Europe » d’Heineken semblait coïncider avec l’emplacement de 75 grandes villes membre d’Eurocities...

En réalité, on ne prévoit même pas des mini-états, mais des « cités-unis d’Europe ». Ce que certains appellent à juste titre comme « la régression médiévale » de Kohr n’est donc plus un simple retour à des nations ou régions du passé, mais la création d’un empire global composé de cités états, plus ou moins dé-territorialisées.

L’architecte designer austro-britannique Christopher Alexander, présent à la conférence d’Eurocities d’Amsterdam, est un autre propagandiste de cette démarche. Citant le Britannique décadent Lord Weymouth qui pense que les limites démographiques d’une région vont de 2 à 10 millions, Alexander affirme : « Faites ce que vous pouvez pour établir un gouvernement mondial, avec mille régions indépendantes à la place de pays. »

Son inspirateur Lord Weymouth proposa ni plus ni moins qu’un gouvernement mondial avec un seul représentant pour chaque pays peuplé d’environ 10 millions d’habitants. Notons qu’il existe aux Pays-Bas un « club des dix millions » qui, inspiré par le chiffre de Lord Weymouth cherche à réduire la population du pays, actuellement au-delà de 16 millions, à 10 millions seulement ...

Sur le plan économique, ce n’est pas un hasard que Robert Mundell caresse le vieux fantasme d’une monnaie unique mondiale. En 2003, il a réuni dans son palais renaissan ce à Sienne un petit groupe de banquiers pour discuter du projet de « monnaie unique mondiale ».

Feu Robert Bartley, qui fut l’ami de Mundell et le rédacteur émérite du Wall Street Journal (connu pour son animosité vis-à-vis de LaRouche) disait que « si l’euro peut remplacer le franc, le mark et la lire, pourquoi une nouvelle monnaie mondiale ne pourrait-elle pas fusionner le dollar, l’euro et le yen ? » Une telle monnaie pourrait être appellé le « dey » (contraction de « dollar, euro, yen »). Bartley ajouta que pour cela il fallait entreprendre « la plus grande de toutes les réformes, une banque centrale supranationale. »

Comme on le voit, les tenants de ce modèle prônent en réalité l’instauration d’un gouvernement malthusien mondial. Le cantonalisme, la régionalisation, le fédéralisme et aujourd’hui les sécessions ainsi que l’intronisation des grandes villes comme des entités politiques au-dessus des états-nations, ne sont que différentes facettes d’une politique visant à détruire les grandes nations afin de mieux pouvoir se débarrasser des petites.

Voir Venise et mourir

Comme on le voit sur la couverture de The Size of Nations -puisqu’on y voit un agrandissement de Venise- pour Alberto Alesina le modèle est cette Sérénissime République, car ce « pays pauvre » est peuplé de gens immensément riches ! Dans le chapitre 11, p.176, Alesina donne en exemple la belle épopée des cités-états du moyen age : « Venise, Lisbonne, Gênes, Anvers et Amsterdam dans l’ordre chronologique de leur leadership »  ; et il ajoute que « les cités-états de cette période sont un exemple limpide d’une entité politique capable de prospérer économiquement même si extrêmement petite car son marché était sans relation avec sa frontière. »

Pas une ligne sur le trafic des esclaves, le pillage colonial d’autres pays, les croisades et autres spéculations financières à l’origine de la richesse de la Sérénissime République de Vénise... et de l’empire britannique par la suite.

Léopold Kohr, on s’en doutait, est lui aussi un admirateur farouche de Venise. Dans un roman de politique fiction « Le Duc de Bon-Conseil »,

Kohr élabore un scénario où un bidonville de Porto Rico devient une cité état prospère en appliquant ses préceptes. Le secret ? Il suffit de nommer un millionnaire comme duc du lieu avec l’obligation d’y résider et d’y faire éduquer sa progéniture. La duchesse, forcément, exigera la construction d’un palais, et quand le matin elle ouvre les fenêtres, elle ne supportera plus la vue sur le bidonville. Elle exigera de son mari d’entourer le palais de belles résidences et la construction de bonnes écoles avec les meilleurs enseignants que la planète puisse nous offrir et qui enseigneront aussi aux pauvres...

L’article se termine avec la pirouette suivante qui montre qu’il s’agit de Venise :

De même Venise a commencé sa carrière scintillante comme un taudis épouvantable. Si elle avait suivi les conseils modernes et attendu son développement jusqu’à ce que l’Italie ait été unie, les Nations Unies établies, le Marché Commun formé, elle serait toujours un taudis aujourd’hui. Et il en serait de même d’Urbino, Perugia, Assise, Parme, Padoue et la plus grande part des prestigieux autres. En allant de l’avant toute seule à la façon du Duc de Buen Consejo, elle a violé tous les principes d’une politique, d’une économie, d’une planification, d’une théorie de la localisation, saines, en fait de l’équilibre intellectuel lui-même. Car qui, excepté un imbécile ou un bohémien miséreux, construirait au milieu d’une lagune. Mais elle nous a donné Venise. »

Les Etats-Unis et la France

Si vous pensez que ceci est un complot américain, vous vous trompez complètement. Alesina attaque fortement les arguments de James Madison dans les Federalist Papers, où Madison plaide les avantages d’un vaste territoire d’une grande diversité nationale.

Depuis peu, des mouvements sécessionnistes se sont constitués aux Etats-Unis et entretiennent des liens avec leurs co-penseurs en Europe. Ils réclament une république du Texas, de la Californie, du Vermont, du New Hampshire.

Le 4 octobre 2007, réunis à Chattanooga au Tennessee, les délégués ont adopté une déclaration commune. Affirmant que les questions de liberté dépassent le clivage gauche-droite, et que la mainmise des grandes corporations met en danger la santé et la prospérité des citoyens américains, ils y constatent que « l’empire américain n’est plus une nation ou une République, car devenu agressif à l’étranger et despotique à l’intérieur ». Au nom des droits inaliénables définis par la constitution américaine, qui justifiait la désunion avec l’empire anglais, la charte de Chattanooga autorise la décomposition des Etats-Unis.

Si les instigateurs de la manœuvre sont l’auteur écologiste radical Kirkpatrick Sale, spécialiste des Luddites qui fait parfois écraser des ordinateurs pendant ses discours, et le libertarien Thomas Naylor, professeur émérite de Duke University, et que le nombre de délégués reste très groupusculaire, la démarche « originale » fut largement couverte par le New York Times et USA Today. Le site Internet du Middlebury Institute que dirige Sale, étale toutes les cartes de Kohr et des chapitres entiers de La décomposition des nations.

Les sécessionnistes américains, au-delà de la transformation des « états » en « nations » revendiquent « l’ensemencement nucléaire » (l’utopie d’une immense multitude de petits noyaux de co-habitation) prôné par Leopold Kohr.

Mais, fait nouveau, Sale et Naylor, plutôt écolos et gauchisants n’ont pas hésité depuis peu à sceller un pacte avec les nostalgiques néo-confédérés sudistes en particulier ceux de la Ligue du Sud crée par James Michael Hill en 1994. Hill est un historien des « guerres celtiques » menées par les Irlandais et les Ecossais contre l’Angleterre. Il affirme vouloir éduquer la jeunesse de « Dixie » et préside le League of the South Institute (LSI), fondé avec l’argent de la Mary Noel Kershaw Foundation de Nashville, Tennessee. La fondation finance des monuments en mémoire des « héros » d’un sud esclavagiste et le LSI annonce la publication d’un « livre gris », véritable projet pour l’indépendance du Sud.

Enfin pour la France, la pensée de Kohr est entrée en France par deux petits détours. D’abord, il a écrit pour son ami, le fondateur du parti indépendantiste du pays de Galles, endroit où Kohr s’est installé à partir de sa retraite universitaire en 1977, un livre du nom « Is Wales viable » [est-ce que le pays de Galles peut exister comme nation].

Ce livre fut traduit ensuite en français par le fédéraliste breton et européen Yann Fouéré qui a eu le génie de simplement remplacer le mot « Grande Bretagne » par « France » et « pays de Galles » par « Bretagne »...

Le seul livre de Kohr en français s’appelle donc : Une Bretagne libre est-elle viable ? Fouéré est un des co-fondateurs de la « Ligue celtique » et disait qu’on « peut introduire la mesure dans le capitalisme comme dans le socialisme si on réduit les dimensions des sociétés de toute nature au sein desquelles on les applique, accroissant sur eux du même coup le contrôle des pouvoirs locaux, des citoyens, des producteurs et des administrés, grâce à ce que le Dr Kohr appelle la ’transparence des petits’. »




Le "pape" et surtout le banquier de la décroissance : Edouard Goldsmith


L’autre cheminement des idées de Kohr est le mouvement de « la décroissance ». Lors de la création du Fourth World Educational and Research Association Trust, Kohr en est administrateur aux cotés de l’auteur radical écolo et sécessionniste américain Kirkpatrick Sale et des aristocrates anglais Lord Beaumont, John Seymour, et l’inévitable Edward Goldsmith.

C’est le même Goldsmith, propriétaire de la revue The Ecologist qui est le mécène du mouvement de « la décroissance », traduction française du terme anglais « de-development » apparu pour la première fois dans The Ecologist en 1977.

Dans la même direction va la démarche intellectuelle de José Bové. Dans un entretien au Nouvel Observateur du 17 février 2002, après avoir affirmé que « l’état n’était plus le lieu des réponses aux questions que nous nous posons » et que « L’Etat-nation peut disparaître, cela ne changera pas grand-chose », Bové traitait d’escroc toute personne qui faisait « croire que l’Etat-nation peut être un rempart contre la mondialisation ! »

Leur combat pour la défense de l’environnement n’est qu’un simple prétexte moral pour combattre l’existence d’état-nations modernes. Car la maîtrise du nucléaire et d’autres technologies de pointe nécessitent une division de travail que seuls des états-nations développés puissent atteindre. Ce n’est pas « le nucléaire » ou « les OGM » qui les inquiètent, mais une société qui progresse par sa remise en cause permanente des limites, des « certitudes », des préjugés, des axiomes et l’imbécillité rurale qui contamine les bobos de villes.

Je pense qu’après ce tour d’horizon, nous pouvons conclure que « Small is often not beautiful at all »

Source ; http://www.solidariteetprogres.org/documents-de-fond-7/politique/regionalisme-secessionnisme-federalisme-kohr-europe-fascisme-3467


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Aegis



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MessageSujet: Re: Le Nazisme et le Fascisme moderne en France et ailleurs basé sur des faits réels!   Mar 29 Juil 2014 - 12:01

Je n'ai pas compris dans ta série d'article en quoi cela était précisément dangereux, et où y résidait le fascisme et le nazisme dans tout cela. J'ai relu plusieurs fois, et il m'apparaît que c'est plutôt une vision pan-européenne qui s'inscrit dans une certaine continuité historique depuis Charlemagne (et terni il est vrai par le nazisme).

Mais où réside la menace ? A part que cela déplaît à une partie des citoyens de l'Europe ?
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MessageSujet: Re: Le Nazisme et le Fascisme moderne en France et ailleurs basé sur des faits réels!   Mar 29 Juil 2014 - 14:04

Je vais faire très court, parce-que c'est expliqué en long et en large et de façon claire et concise sur plusieurs sujets (cf nouvel ordre mondiale, l'UE trilatérale, et celui-si). de créer un nouvel ordre mondiale totalitaire, avec monnaie unique et gouvernent unique. le tout calqué sur le 3e Reich...l'UE se construit sur se schéma depuis le tout début, en accord avec les multinationales américaine qui le finance de façon occulte, en soufflant le chaud et le froid sur des nations souveraines afin de les asservir (cf Grèce, Espagne, Portugal, Irlande,...). Ou de donner du pouvoir à d'autre, Allemagne Angleterre,...Ils se servent de la stratégie du choc déjà utilisé et amélioré depuis lors, un des 1er pays qui en a fait les frais est le Chili quand Alliende fut renversé par Pinochet et aidé largement par les USA, cette technique servira aussi en argentine et dans les années 80' en Angleterre...

Divers groupes servira à créé l'UE, comme François de Grossouvre, qui dirigeait le réseau stay-behind aussi les réseaux Foccart...André Bettancourt,..Toutes ces personnalités et corpuscules prêteront allégeance au USA.

Intéresses toi aussi à Jean Monnet, le père de l'Europe qui était déjà ultra libérale et en avance, il rêvait déjà d'une Europe privatisé dans les années 50'...Il était aussi un piond de la Ford corporation et travaillait à la banque Lazard !

Pour terminer (car ce n'est jamais que la 3e fois que je te fait un résumer sur se point...) je te cite :

(...)Les fondations Ford, Rockefeller, Carnegie, Hoover et bien d’autres ont servi à la CIA pour financer diverses facultés et "chercheurs" , divers médias, divers partis politiques et syndicats aux ordres. En France, comme partout dans le monde, hier et aujourd’hui.
Un exemple parmi tant d‘autres : en 1957 la fondation Ford a financé à Bruxelles l’European Community Institute for University Studies (ECIUS) qui venait d’être créé, à hauteur de 800.000$. Le but de ce machin dirigé par un proche de Jean Monnet était de pousser les universitaires à avoir une approche très libérale de l’intégration européenne. Parmi les membres du conseil d’administration de l’ECIUS, on avait Monnet, ou son ami Robert Marjolin. ECIUS servait aussi à distribuer les donations de la fondation Ford vers les universités « amies », et cela dans tous les pays européens. Il y a des tonnes d’exemples comme celui-là.
Aujourd’hui, nous sommes face à une nébuleuse de lobbys, de think thanks et autres groupuscules, dont le seul but est de choisir qui nous dirige, c’est-à-dire de nous diriger. La French American Foundation en est un exemple parmi des centaines rien qu’en Europe.
Via son programme "young leaders", elle intègre de jeunes loups aux dents qui rayent le parquet des deux côtés de l’atlantique, qui sont appelés à occuper de hautes fonctions, surtout dans les médias et la politique. La sélection de base et les réseaux fonctionnant à plein, aucun des heureux élus n’est aujourd’hui smicard.(...)
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MessageSujet: Re: Le Nazisme et le Fascisme moderne en France et ailleurs basé sur des faits réels!   Lun 18 Aoû 2014 - 14:41

NO COMMENT....

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akasha

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MessageSujet: Re: Le Nazisme et le Fascisme moderne en France et ailleurs basé sur des faits réels!   Dim 24 Aoû 2014 - 16:38

NOTE AKASHA/ Bonsoir les gens
Aujourd'hui le visage du nazisme et du fascisme peut se cacher sous de nombreux visages..Et parfois se trouver là ou on ne l'attends pas, ou le voir là où il n'est pas Wink  Mais une chose est certaine son ombre plane toujours au dessus de nos têtes et menace réellement la démocratie et nos libertés ! Il a tout simplement évolué, et est encore plus perfide qu'il ne le fut dans les heures les plus sombres de notre histoire... What a Face  On le retrouve dans les plus hautes sphère du pouvoir en place masqué sous des auspices les plus cléménts afin que l'on ne le détecte pas. C'est un nazisme sous cape qui se veux protecteur et sous prétexte de plus de sécurités pour tous, ou de lutter contre des ennemis instrumentalisés..Ou de relever l'économie après une crise provoquée... Shocked  La technique utilisée à présent est de fabriqué un problème, afin d'en proposer l'antidote... No 


Totalitarisme et fascisme moderne, la donne a changé

Si le totalitarisme et le fascisme ont changé de visage et progressent autrement et par le fait d’autres types de mouvements, les outils de vigilance démocratique, eux, n’ont pas changé. On cherche encore à traquer le « fascisme en uniforme » ou en chemise brune.

Dans cette vidéo, il est rappelé des éléments basiques :
-Le totalitarisme est une volonté politique, qui prend des formes différentes selon les époques.
-Les apprentis fascistes peuvent être les antifascistes d’hier, et inversement.
-Notre époque ne pratique presque plus la censure, et pourtant les libertés se restreignent d’année en année, pourquoi et comment ?




Jonathan Sturel

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MessageSujet: Re: Le Nazisme et le Fascisme moderne en France et ailleurs basé sur des faits réels!   Dim 7 Sep 2014 - 16:17

Bonjour les gens
Je suis une fervente défenseure de la thèse selon le pouvoir américain a été calqué sur le modèle du 3éme Reich...Et je rajouterai en substance; "Ne croyez surtout pas que c'est depuis la fin de la 2éme guerres mondiales et sa fameuse opération Paperclip !! Non c'était même avant cela, il suffit d'étudier certains discours et fait historiques pour ça". Vous savez déjà le fait que de grosses entreprises finançaient déjà le Reich, en est un bon indice... par la suite, c'est la création et mise en place de la zone UE qui sera leur fait le plus marquant, leur grande oeuvre...
Pour y parvenir, je ne saurai trop vous conseiller de vous intéresser aux réseau Gladio (j'en parle longuement si vous voulez) mis en place pour infiltrer différentes institutions, si se n'est en créer d'autres. Tout ça dans le but de promouvoir l'UE , le tout avec l'aide de la CIA ..
Eh bien voilà, nous assistons en se moment même au parachèvement de leur grande oeuvre...Je parle bien sûr du traité TAFTA !!
En attendant voyez toujours se reportage bien troussé et qui tape juste sur se dont je vous parlai plus haut ! bon je vous laisse débrouillez_vous, vous connaissez la maison...


Pactes avec le diable " l'Amérique et le 3eme Reich "


Un film de Fabrizio Calvi et Steeve Baumann . Vidéo produite par point du jour avec la participation de Canal plus , Lundi Investigation et Planète .



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MessageSujet: Re: Le Nazisme et le Fascisme moderne en France et ailleurs basé sur des faits réels!   Lun 8 Sep 2014 - 15:29

NOTE ET COMMENTAIRE AKASHA/ Bonjour les gens  I love you
Après vous avoir dans les précédents postes, parlé des différents visages que peuvent prendre le nazisme et le fascisme, et démontré les grandes ressemblance entre politique américaine et le 3éme Reich...Revenons un instant en France...Car ici aussi il y a vraiment matière à discuter, ne fusse déjà se qui est explicité dans l'intitulé d'ailleurs..Mais sertes, voilà que notre Valls se la joue dissident à présent... Rolling Eyes  Et comme un impoli montre du doigts ! Et nous fait son "c'est pas nous c'est eux"
Vraiment pathétique, le pire c'est que leur balivernes fonctionnent, vraiment navrant, ne pas savoir reconnaître ou ce trouve l'extrême droite est une insulte à nos pères !! Et à tout ceux qui ont combattu les nazis... No  Mais pour être totalement intègre, il est navrant également de voir certains qui serait prêt à rallier le FN sous prétexte qu'ils se montre sous de meilleurs auspices, et aussi l'excuse facile du 'mais qui d'autres ?" ou "ils pensent aux français eux" non mais qu'elle grande ignorance coupable !! Hitler il avait fait comment ?  C'est un peu fatigant de voir à quel point l'histoire pourrait se répéter avec autant de faciliter... No
Mais aussi quelle bande d'hypocrites ces politicards tocards, faire semblant de ne pas identifier le nazisme là où il se trouve...Que se soit en France ou à l'étranger... Suspect  


MAJ

[b]

J'oubliai un point important...Il faut bien garder en tête une chose les amis. Aussi la l'extrême droite que la droite "traditionnel", c'est la haute bourgeoisie, l'élite le protectionnisme de leur propre valeurs et idéologies.Vous comprenez ? Et ça croyez moi, c'est au dessus de tout discours "populistes qu'ils peuvent tenir, ils y croient pas eux même à leu baratins populiste, c'est que de la manipulation pour arriver à leur fin !! leurs idées c'est l'élite la race supérieur l'eugénisme, le sur-homme, toute ces veilles idées hérité de la grande culture greco_romaine dans un 1er temps, ensuite du siècle des lumières, et enfin de l’arianisme d'un Guido von List par_exemple ou de la philosophie allemande d'un Rudolf Steiner...C'est fort résumé je l'admet, c'est c'est un peu beaucoup même de ça....Et je suis bien placée pour le savoir, étant originaire d'une veille famille noble italienne amis d'un certain Mussolini :)

Sinon pour parler d'un point plus connu, voici un reportage sur la nouvelle génération du FN :




L’extrême droite est « aux portes du pouvoir » en France, avertit Valls


Il n’est pas question de prendre parti pour l’un ou pour l’autre ici, mais il est toujours utile de s’interroger pour tenter de bien comprendre le problème! L’extrême-droite risque de prendre le pouvoir en France nous avertit Manuel Valls, et alors? Où est le mal exactement? Car si l’extrême-droite était un réel problème, toute forme de politique d’extrême-droite ne devrait-elle pas être dénoncée?

Ce fut le cas pour l’extrême-droite en Grèce qui souhaitait aller à l’encontre de la Troïka et des intérêts européens (voire transatlantistes), mais pas pour les autres…

L’extrême-droite est très puissante, voire au pouvoir dans nombre de pays du monde, sans pour autant gêner les bien-pensants qui nous expliquent à tout bout de champs pour qui il faut voter, ou qui il faut soutenir, bien au contraire… Juste pour l’exemple:



Israël, incontournable avec le Likoud dont le principal représentant est le premier ministre du pays, parti raciste et sioniste qui s’est même permis procéder à la stérilisation de migrantes africaines. Note Akasha; lire cet article : A l’origine du conflit, l’extrême droite israélienne (la Libre.be)

-Le Moyen-Orient Arabe dont plusieurs pays islamistes ou pro-islamistes n’ont que peu de tolérance pour les autres cultures et religions, quoi qu’en disent certains…

-L’Arabie Saoudite, le Qatar et le Bahreïn étant bien placés dans le domaine…

-La Norvège a le FrP (Parti du Progrès), deuxième parti politique du pays.

-Le parti ukrainien Svoboda, parti néo-nazi quoi qu’en dise certains comme BHL ou Fabius, à tel point que les juifs ont été à deux doigts de fuir le pays suite à l’inquiétude d’un rabbin local.

-Sans énumérer le reste des partis du même genre dont la popularité de certains grandit au fil du temps…

Donc, on ne demande qu’à croire Vall, BHL, Arno Klarsfield et consort sur la dangerosité de l’extrême-droite, mais il serait intéressant d’avoir des preuves de la dangerosité de ce parti, pas juste de beaux discours tous aussi convaincants que ceux sur le danger « poutinesque » ou la force pleine d’avenir de l’UE et des accords de libre-échange!

On ne demande qu’à le croire, si bien sur le FN n’est pas qu’un simple outil politique bien sur… Donc, prouvez-le! Ou arrêtez de déblatérer dans le vide! Oui, le FN risque d’être au pouvoir un jour, pas étonnant quand on voit les décisions politiques de ce gouvernement, ainsi que la collection de scandales du précédent…

Mais que peut avoir de plus le FN en France pour être aussi dangereux alors que des partis équivalents sur la planète ne le sont pas?….

Marine Le Pen et l’extrême droite sont «aux portes du pouvoir» en France, a averti dimanche le Premier ministre Manuel Valls, en s’inquiétant publiquement d’un sondage plaçant la dirigeante du Front national en tête à l’élection présidentielle de 2017.


«Nous devons agir autrement. Et parler autrement. Pour être écoutés, et entendus. Nous savons quel serait le prix terrible de notre échec. En France, l’extrême droite et Marine Le Pen sont aux portes du pouvoir !», a lancé M. Valls dans un discours prononcé à la Festa de l’Unita à Bologne (centre-nord de l’Italie).
«Et moi, comme homme de gauche, je ne pourrai jamais me résigner à cela. Car ce sont les plus faibles qui seraient les premiers à en souffrir. Et ce serait aussi un coup terrible, peut-être fatal, porté à l’Europe», a-t-il poursuivi à la tribune, selon la traduction officielle de son discours, prononcé en italien.

Quelques minutes plus tard devant les journalistes qui l’interrogeaient sur le scénario d’une éventuelle dissolution de l’Assemblée nationale (Parlement) face à la crise politique actuelle en France, le Premier ministre a appelé «chacun à se hisser à la hauteur de la responsabilité» pour éviter «une crise institutionnelle».
«Quand, dans les enquêtes d’opinion, même si (l’élection présidentielle) est dans trois ans, Marine Le Pen est créditée de 32% au premier tour de l’élection présidentielle. Quand dans une hypothèse (en cas de 2e tour contre François Hollande, ndlr) elle pourrait même l’emporter, on a besoin d’une crise institutionnelle pour faire en sorte que demain le Front national soit aux portes du pouvoir?», s’est alarmé le chef du gouvernement.
«Ou a-t-on au contraire la nécessité de redresser le pays?», a-t-il interrogé.

Source et article complet sur Leprogrès.fr


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Le Nazisme et le Fascisme moderne en France et ailleurs basé sur des faits réels!

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