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 Le règne des machines aux service de l'Empire...

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akasha

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Féminin Taureau Buffle
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MessageSujet: Le règne des machines aux service de l'Empire...   Lun 27 Oct 2014 - 10:44

Commentaire Akasha/ Bonjour mes frères et sœurs
Comme on dis souvent, la réalité dépasse la fiction...Il fut un temps où le cinéma nous montrait une réalité à venir ? Avec tout ces films de sciences fiction mettant en scène des robots humanoïdes..Dont l’apothéose fut atteints avec Terminator et Blade Runer plus particulièrement L'homme et sa recherche d'un homme fonctionnel remplaçant l'homme dans ces tâches les plus difficiles est une quête remontant à nos origines...puisque cette quête est le but de la création Wink Il est donc inscrit dans nos gènes de poursuivre la cause...Seulement voilà, elle c'est dénaturé au file des millénaires..Et fut remplacer par une idéologie qu'est l'eugénisme ! La recherche du super_homme et de un homme fonctionnel... No  Est-il aussi dans notre nature profonde de se mettre constamment en danger ? Y aurait-il finalement une force occulte qui se jouerait de nous, et nous guiderait vers notre propre perde ? Que de question...En attendant le remplacement de l'homme par les machines se perpétuent, dans divers de nos tâches..Même l'économie est en partie régie par des programmes...Il est de bien entendu que un tel programme se retrouve au sein de l'armée qui voudrait mettre au point un super soldat du futur invincible et autonome. remplacer l'homme dans les industrie pour une efficacité de travaille optimale à moindre coup..relèguent l'homme à des tâches de plus en plus dégradante au service de une caste de plus en plus puissante et dominante sur le reste de humanité.. What a Face  


partie 1 ;

L’emploi de 3 millions de salariés menacé par les robots d’ici à 2025 (Màj vidéo)

20% des tâches pourraient être automatisés dans les années à venir.



Selon une étude du cabinet Roland Berger publiée dans le Journal du dimanche, tous les secteurs de l’économie seront touchés par la robotisation, sauf l’éducation, la santé et la culture.





Au travail, des robots à la place des cadres? Selon une étude du cabinet spécialisé Roland Berger, dont les principales conclusions ont été publiées ce week-end dans le Journal du dimanche, plus de trois millions d’emplois sont menacés à l’horizon 2025 par la robotisation des tâches, y compris des emplois qualifiés.


Presque tous les secteurs de l’économie seront touchés par cette évolution, de l’agriculture à la police, en passant par l’hôtellerie. Seuls l’éducation, la santé et la culture devraient être épargnées.



Dans ce monde transformé par le progrès technique, le taux de chômage culminerait à 18% de la population active, contre un peu moins de 10% aujourd’hui. Les secteurs de l’environnement, des nouvelles technologies ou encore des relations clients créeraient des emplois, mais insuffisamment pour en donner à tout le monde. Le diplôme cesserait d’être un bouclier contre le chômage.
«La robotisation pourrait être aux cols blancs ce que la mondialisation fut aux cols bleus, prédit dans le quotidien Hakim El Karoui, qui a piloté l’étude. Elle va toucher les classes moyennes, y compris les classes moyennes supérieures». Certaines professions intellectuelles, dont il est possible d’automatiser les tâches, seraient particulièrement touchées. Ainsi des comptables, des juristes ou des journalistes.


Enjeu de compétitivité



Les conséquences d’une robotisation accrue de l’économie ne seraient cependant pas uniquement négatives. Les gains de productivité dégagés permettraient de susciter des investissements privés de l’ordre de 30 milliards d’euros. Et les entreprises consacreraient autour de 60 millions d’euros pour s’automatiser. Quand aux ménages, ils gagneraient 13 milliards d’euros de pouvoir d’achat sous forme de dividendes ou de baisses des prix.

Plus largement, la robotisation de l’industrie française est un enjeu de sa compétitivité. Le rapport Gallois déplorait le retard «clair» de la France en la matière. Il pèse sur la productivité et le coût du travail. 34.500 robots sont ainsi en service dans l’Hexagone contre 62.000 en Italie et 150.000 en Allemagne. Ils sont de surcroît âgés…

Rapporté au nombre d’habitants, la proportion d’automates est toujours supérieure chez nos voisins, avec 84 robots pour 10.000 salariés en France contre 125 outre-Rhin.

Le Figaro

(Merci à Ubu)

-------------------------


Les robots vont-ils tuer la classe moyenne?

Les automates supprimeraient 3 millions d’emplois en France d’ici à 2025, selon une étude exclusive de Roland Berger. Notre modèle social va devoir se réinventer.




Aux caisses des supermarchés, dans les entrepôts, au chevet des malades à l’hôpital, dans les cabinets d’avocats, au guichet de Pôle emploi… Ils sont partout. Des robots qui assurent des tâches jusqu’ici dévolues aux humains, au cœur d’une ville lambda, dans un futur proche. Certains hommes décident d’apprendre à vivre avec, d’autres s’y opposent en créant un mouvement extrême « 100 % humain ». Ce scénario, établi dans la série suédoise Real Humans (Arte), pourrait devenir bien réel d’ici à dix ans. C’est ce que démontre le cabinet Roland Berger dans une étude dévoilée au JDD.

Son constat est édifiant : avec 20% de tâches automatisés d’ici à 2025 – un scénario que l’étude juge tout à fait probable – les robots mettraient sur le tapis plus de 3 millions de salariés en France. Agriculture, bâtiment, industrie, hôtellerie, administration publique, comme l’armée et la police, hôtellerie, services aux entreprises et aux particuliers… Tous les secteurs perdraient des emplois, sauf l’éducation, la santé et la culture. Le taux de chômage, en pertes brutes, s’élèverait à 18%. Seuls 500.000 postes seraient créés dans le domaine de l’environnement, des nouvelles technologies, de la relation clients. Les tâches restantes seraient très polarisées : d’une part, de la maintenance de robots, à faible valeur ajoutée. D’autre part, des métiers très pointus, avec une forte compétition au niveau mondial.


Après la mondialisation, le spectre de la robotisation



Cette nouvelle ère sera-t-elle celle des « robots tueurs »? Pour Hakim El Karoui, associé au cabinet Roland Berger, qui a piloté l’étude, « la robotisation pourrait être aux cols blancs ce que la mondialisation fut aux cols bleus ». « Elle va toucher les classes moyennes, y compris les classes moyennes supérieures, souligne-t-il. C’est-à-dire certaines professions intellectuelles, dont on va pouvoir automatiser certaines tâches, comme les comptables, les juristes, les journalistes… La machine saura faire sans l’homme à très court terme. »




VIN (Viticulture intelligente naturelle), le robot-vigneron. (Stéphane Audras/REA)


Avec des conséquences en cascade sur l’économie française. Les robots assurant désormais les tâches des humains, des gains de productivité seront dégagés : cela permettra, selon l’étude, d’engranger 30 milliards d’euros de recettes fiscales et d’économies budgétaires, et de dégager des investissements privés de l’ordre de 30 milliards d’euros. Les entreprises mobiliseraient, en outre, quelque 60 milliards pour s’automatiser. Bonne nouvelle : ce bouleversement libérera également 13 milliards d’euros de pouvoir d’achat, sous forme de redistribution de dividendes et de baisse des prix.

Mais la population, soumise à une inactivité forcée, pourra-t-elle réellement en profiter? Charles-Édouard Bouée, PDG du cabinet et auteur de l’ouvrage Confucius chez les automates*, prédit « une énorme déflagration économique ». « Nous aurons plus de temps libre pour nos loisirs, mais moins de travail », assure-t-il. Cet accroissement des inégalités pourrait conduire, si rien n’est fait, à une explosion sociale. « Le numérique crée peu de croissance – c’est la surprise de la décennie – et peu d’emplois, complète Hakim El Karoui. Le système fiscal n’est pas adapté pour prélever une partie de la richesse engendrée ; l’effet de redistribution est donc très limité. C’est une industrie très inégalitaire, même si tout le monde peut se lancer en partant de zéro. » Exemple : l’application américaine de messagerie WhatsApp, qui pèse 19 milliards de dollars et emploie seulement 55 salariés… devenus millionnaires à coup de stock-options!


La presse et la musique, premières victimes



Les défis posés à notre modèle social sont donc immenses. D’autant que la classe moyenne des services représente le « cœur de la démocratie », précise Hakim El Karoui. Selon lui, si on ne fait rien, la défiance envers les élites va encore augmenter, avec des impacts politiques graves. Le numérique a déjà remis en cause le modèle de la presse et de la musique. « On fait comme s’il s’agissait de cas isolés, regrette-t-il. Il n’y a aucun débat politique sur le sujet, alors qu’il faudrait anticiper, qualifier, dire la vérité… Il faut créer un électrochoc dans l’opinion dès maintenant, expliquer qu’un grand nombre de métiers seront potentiellement touchés. Lorsqu’un élu perdra une entreprise du tertiaire, dans sa ville, à cause des robots, il réagira peut-être. Mais ce sera trop tard. »

Source ; Le JDD

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Dernière édition par akasha le Mar 25 Nov 2014 - 11:42, édité 1 fois
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akasha

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Féminin Taureau Buffle
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MessageSujet: Re: Le règne des machines aux service de l'Empire...   Dim 2 Nov 2014 - 11:36

Bonjour mes frères et sœurs  revoir
la France n'échappe évidemment pas au phénomènes, et l'emplois déjà des pus précaires et mis à mal par le remplacement de l'homme par les machines... Rolling Eyes  Il y a eut des visionnaires dans le domaines comme explicité dans mon intitulé, et en France il y a eut Georges Bernanos qui dès la seconde guerre mondiale a vu venir le problème et nous le comte avec beaucoup d'adresse pour l'époque...


Georges Bernanos : La France contre les robots

Premier chapitre d’un essai visionnaire accouché par Georges Bernanos en pleine Seconde guerre mondiale. Il y condamne, avec une lucidité et une clairvoyance unique pour l’époque, les dérives des cultures qui vont se laisser broyer dans l’engrenage de la modernité et des États qui donneront à cette Technique leurs blancs-seings aveugles en les signant avec les sangs de leurs peuples.




La France contre les robots est un essai de Georges Bernanos publié en 1947. Il s’agit d’un recueil de différents textes formant une violente critique de la société industrielle. Bernanos y estime que le machinisme limite la liberté des hommes, et perturbe jusqu’à leur mode de pensée. Pour lui, la civilisation française est incompatible avec une certaine idolâtrie anglo-saxonne pour le monde de la technique.


Il y conteste l’idée selon laquelle la libre entreprise conduirait automatiquement au bonheur de l’humanité, car, selon lui « il y aura toujours plus à gagner à satisfaire les vices de l’homme que ses besoins ». D’autre part, il explique qu’« un jour, on plongera dans la ruine du jour au lendemain des familles entières parce qu’à des milliers de kilomètres pourra être produite la même chose pour deux centimes de moins à la tonne », préfiguration étonnante de ce que seront les délocalisations quarante ans plus tard.



Il y prédit aussi une révolte des élans généreux de la jeunesse contre une société trop matérialiste où ceux-ci ne peuvent s’exprimer.

Chapitre 1:
Si le monde de demain ressemble à celui d’hier, l’attitude de la France sera révolutionnaire. Lorsqu’on s’en tient à certains aspects de la situation actuelle, cette affirmation peut paraître très audacieuse. Dans le moment même où j’écris ces lignes, les puissants rivaux qui se disputent, sur le cadavre des petites nations, le futur empire économique universel, croient déjà pouvoir abandonner, vis-à-vis de nous, cette ancienne politique expectative, qui a d’ailleurs toujours été celle des régimes conservateurs en face des révolutions com­mençantes.

On dirait qu’une France libérée de l’ennemi les inquiète beaucoup moins que la France prisonnière, mysté­rieuse, incommunicable, sans regard et sans voix. Ils s’effor­cent, ils se hâtent de nous faire rentrer dans le jeu — c’est-à-dire dans le jeu politique traditionnel dont ils connaissent toutes les ressources, et où ils se croient sûrs de l’emporter tôt ou tard, calculant les atouts qui leur restent et ceux que nous avons perdus. Il est très possible que cette manœuvre retarde un assez long temps les événements que j’annonce.

Il est très possible que nous rentrions dans une nouvelle période d’apai­sement, de recueillement, de travail, en faveur de laquelle sera remis à contribution le ridicule vocabulaire, à la fois cynique et sentimental, de Vichy. Il y a beaucoup de maniè­res, en effet, d’accepter le risque de la grandeur, il n’y en a malheureusement qu’une de le refuser. Mais qu’importe ! Les événements que j’annonce peuvent être retardés sans dom­mage.

Nous devons même prévoir avec beaucoup de calme un nouveau déplacement de cette masse informe, de ce poids mort, que fut la Révolution prétendue nationale de Vichy. Les forces révolutionnaires n’en continueront pas moins à s’accumuler, comme les gaz dans le cylindre, sous une pres­sion considérable. Leur détente, au moment de la déflagration, sera énorme.

Le mot de Révolution n’est pas pour nous, Français, un mot vague. Nous savons que la Révolution est une rupture, la Révolution est un absolu. Il n’y a pas de révolution modérée, il n’y a pas de révolution dirigée — comme on dit l’Économie dirigée. Celle que nous annonçons se fera contre le système actuel tout entier, ou elle ne se fera pas. Si nous pensions que ce système est capable de se réformer, qu’il peut rompre de lui-même le cours de sa fatale évolution vers la Dictature — la Dictature de l’argent, de la race, de la classe ou de la Nation — nous nous refuserions certainement à courir le risque d’une explosion capable de détruire des choses pré­cieuses qui ne se reconstruiront qu’avec beaucoup de temps, de persévérance, de désintéressement et d’amour.

Mais le système ne changera pas le cours de son évolution, pour la benne raison qu’il n’évolue déjà plus; il s’organise seulement en vue de durer encore un moment, de survivre. Loin de pré­tendre résoudre ses propres contradictions, d’ailleurs proba­blement insolubles, il parait de plus en plus disposé à les imposer par la force, grâce à une réglementation chaque jour plus minutieuse et plus stricte des activités particulières, faite au nom d’une espèce de socialisme d’État, forme démo­cratique de la dictature.

Chaque jour, en effet, nous apporte la preuve que la période idéologique est depuis longtemps dépassée, à New-York comme à Moscou ou à Londres. Nous voyons la Démocratie impériale anglaise, » la Démocratie plou­tocratique américaine et l’Empire marxiste des Dominions Soviétiques sinon marcher la main dans la main — il s’en faut ! — du moins poursuivre le même but, c’est-à-dire main­tenir coûte que coûte, fût-ce en ayant l’air de le combattre, le système à l’intérieur duquel ils ont tous acquis richesse et puissance.

Car, à la fin du compte, la Russie n’a pas moins tiré profit du système capitaliste que l’Amérique ou l’Angle­terre; elle y a joué le rôle classique du parlementaire qui fait fortune dans l’opposition. Bref, les régimes jadis opposés par l’idéologie sont maintenant étroitement unis par la tech­nique. Le dernier des imbéciles, en effet, peut comprendre que les techniques des gouvernements en guerre ne diffèrent que par de négligeables particularités, justifiées par les habi­tudes, les mœurs. Il s’agit toujours d’assurer la mobilisation totale pour la guerre totale, en attendant la mobilisation totale pour la paix totale. Un monde gagné pour la Techni­que est perdu pour la Liberté.

En parlant ainsi, je me moque de scandaliser les esprits faibles qui opposent aux réalités des mots déjà dange­reusement vidés de leur substance, comme par exemple celui de Démocratie. Qu’importe ! Si vous êtes trop lâches pour regarder ce monde en face afin de le voir tel qu’il est, détour­nez les yeux, tendez les mains à ses chaînes. Ne vous rendez pas ridicules en prétendant y voir ce qui n’existe que dans votre imagination ou dans le bavardage des avocats.

Ne commettez pas surtout l’infamie de lui prostituer le mot de révolution, ce mot religieux, ce mot sacré, tout ruisselant à travers les siècles du sang des hommes. Ne lui prostituez pas non plus le mot de progrès. Jamais un système n’a été plus fermé que celui-ci, n’a offert moins de perspectives de trans­formations, de changements, et les catastrophes qui s’y suc­cèdent, avec une régularité monotone, n’ont précisément ce caractère de gravité que parce qu’elles s’y passent en vase clos.

Qu’il s’intitule capitaliste ou socialiste, ce monde s’est fondé sur une certaine conception de l’homme, commune aux économistes anglais du XVIlle siècle, comme à Marx ou à Lénine. On a dit parfois de l’homme qu’il était un animal religieux. Le système l’a défini une fois pour toutes un animal économique, non seulement l’esclave mais l’objet, la matière presque inerte, irresponsable, du déterminisme économique, et sans espoir de s’en affranchir, puisqu’il ne connaît d’autre mobile certain que l’intérêt, le profit.

Rivé à lui-même par l’égoïsme, l’individu n’apparaît plus que comme une quantité négligeable, soumise à la loi des grands nombres ; on ne saurait prétendre l’employer que par masses, grâce à la connaissance des lois qui le régissent. Ainsi, le progrès n’est plus dans l’homme, il est dans la technique, dans le perfec­tionnement des méthodes capables de permettre une utilisa­tion chaque jour plus efficace du matériel humain.

Cette conception, je le répète, est à la base de tout le système, et elle a énormément facilité l’établissement du régime en justifiant les hideux profits de ses premiers bénéfi­ciaires. Il y a cent cinquante ans, tous ces marchands de coton de Manchester — Mecque du capitalisme universel — qui faisaient travailler dans leurs usines, seize heures par jour, des enfants de douze ans que les contremaîtres devaient, la nuit venue, tenir éveillés à coups de baguettes, couchaient tout de même avec la Bible sous leur oreiller.

Lorsqu’il leur arrivait de penser à ces milliers de misérables que la spécu­lation sur les salaires condamnait à une mort lente et sûre, ils se disaient qu’on ne peut rien contre les lois du détermi­nisme économique voulues par la Sainte Providence, et ils glo­rifiaient le Bon Dieu qui les faisait riches… Les marchands de coton de Manchester sont morts depuis longtemps, mais le monde moderne ne peut les renier, car ils l’ont engendré maté­riellement et spirituellement, ils l’ont engendré au Réalisme — dans le sens où saint Paul écrit à son disciple Timothée qu’il l’a engendré dans la grâce.

Leur réalisme biblique, devenu athée, a maintenant des méthodes plus rationnelles. Le génie américain résout autrement qu’eux la question des salaires ; mais il faut avouer qu’en leur temps le matériel humain ne risquait pas de manquer, on n’avait, si j’ose dire, qu’à se bais­ser pour ramasser un affamé prêt à travailler à n’importe quel prix. La politique de production à outrance ménage aujourd’hui sa main-d’œuvre, mais la furie de spéculation qu’elle provoque déchaîne périodiquement des crises écono­miques ou des guerres qui jettent à la rue des millions de chômeurs, ou des millions de soldats au charnier…

Oh ! je sais bien que des journalistes, peu respectueux de leur public, prétendent distinguer entre ces deux sortes de catastrophes, mettant les crises économiques au compte du Système, et les guerres à celui des dictateurs. Mais le déterminisme écono­mique est aussi bon pour justifier les crises que les guerres, la destruction d’immenses stocks de produits alimentaires en vue seulement de maintenir les prix comme le sacrifice de trou­peaux d’hommes. N’est-ce pas le propre vice-président des États-Unis, M. Wallace, qui citait dernièrement, au tribunal de l’Histoire, les maîtres de la spéculation universelle, les chefs des grands trusts internationaux, les contrôleurs de marchés auxquels il faut une guerre tous les vingt ans ?

Ce qui fait l’unité de la civilisation capitaliste, c’est l’esprit qui l’anime, c’est l’homme qu’elle a formé. Il est ridicule de parler des dictatures comme de monstruosités tombées de la lune, ou d’une planète plus éloignée encore, dans le pai­sible univers démocratique. Si le climat du monde moderne n’était pas favorable à ces monstres, on n’aurait pas vu en Italie, en Allemagne, en Russie, en Espagne, des millions et des millions d’hommes s’offrir corps et âmes aux demi-dieux, et partout ailleurs dans le monde — en France, en Angleterre, aux États-Unis — d’autres millions d’hommes partager publi­quement ou en secret la nouvelle idolâtrie.

On n’observerait pas aujourd’hui encore ce curieux complexe d’infériorité qui, même sur le chemin de la victoire, semble frapper d’inhibition les Démocraties en face des régimes déjà déchus — ceux de Salazar ou de Franco — comme au temps honteux, inex­piable, de la guerre d’Éthiopie, ou à celui, plus abject encore, de la non-Intervention espagnole.

Il est possible que ces vérités déplaisent. Lorsque, en vue de cet entretien, je commençais à les mettre en ordre sur le papier, la tentation m’est venue plus d’une fois de leur substituer quelques autres vérités incapables de choquer per­sonne, inoffensives. Pour dominer cette tentation, ce n’est pas à mon pays que j’ai pensé d’abord — j’ai pensé aux amis de mon pays. Je dois ces vérités françaises aux Amis de mon pays.

En les leur donnant, je n’ai pas la prétention de les détacher dès maintenant de certains préjugés faciles. Je leur demande de garder ces vérités dans quelque coin de leur cerveau, dans quelque repli de leur cœur, pour le jour où la France, écartant amis et ennemis, se montrera de nouveau telle qu’elle est, fera face ! Ils verront alors que je ne leur ai pas menti.

Ce livre rare en version papier est téléchargeable en ligne :

La France contre les robots


Source ; Banc du Village

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La Guerre Des Robots (Vidéo)



Lors de la guerre en Afghanistan, l’armée américaine a pu compter sur 7 000 robots dans les airs et 12 000 sur terre. Aujourd’hui, plus de 40 pays ont recours aux robots pour faire la guerre, une situation qui soulève beaucoup de questions éthiques.



Vu sur Fortune

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Dernière édition par akasha le Mar 25 Nov 2014 - 11:44, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Le règne des machines aux service de l'Empire...   Ven 7 Nov 2014 - 8:04

Bonjour,
encore un court-métrage super passionnant.


FX L3.0

Léo, robot de compagnie Hi-Tech, erre seul à Paris suite à la mystérieuse disparition de toute espèce vivante. Il passe ses journées à essayer de se distraire mais en vain. Jusqu’au jour où il fait la rencontre d’un nouvel être vivant…



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MessageSujet: Re: Le règne des machines aux service de l'Empire...   

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