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 Chamanisme

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Rik



Masculin Capricorne Coq
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MessageSujet: Chamanisme   Mer 26 Déc 2018 - 1:16

Chamanisme amazonien et monde occidental : entre l’encouragement et la mise en garde, par le Dr Jacques Mabit  

Médecin, fondateur du Centre Takiwasi
Article publié en français à deux reprises. D’abord dans la revue SYNODIE publiée par le Groupes de Recherches et d'Etudes en Thérapies Transpersonnelles (GRETT, 2005) puis dans la revue Nouvelles Clés (décembre 2005)


La déferlante « chamanique »

Dans le petit havre de Haute-Amazonie où je réside depuis presque 20 ans, je vois déferler une vague croissante d’occidentaux avides d’aborder les pratiques des médecines traditionnelles amazoniennes. Ayant moi-même été un des initiateurs de ce mouvement, je ne peux m’empêcher d’hésiter
entre la satisfaction et l’épouvante face à cet engouement pour ce qu’il est convenu de placer maintenant sous le vocable de « chamanisme », bien qu’inadéquat sur le plan anthropologique. La prise de conscience progressive des occidentaux de la grave carence de sacralité dans leur quotidien et l’audace de certains les menant à l’autre bout du monde en quête d’un renouvellement de leur spiritualité me semblent porteuses d’espoir. Dans le
même temps, la capacité occidentale à transformer tout ce qu’elle touche en produit marchand, même la spiritualité, a de quoi effrayer. On assiste actuellement à un débarquement massif de citoyens des pays du Nord dans les recoins les plus isolés des forêts, des montagnes et des déserts du Pérou, et d’ailleurs, pour y dénicher le « chaman » encore « vierge » qui les réconciliera avec eux-mêmes. Et voici que les choses se compliquent singulièrement depuis que le mouvement s’est amorcé en sens inverse avec le déplacement de « chamans » vers l’Europe, voir de blancs se présentant comme initiés et capables de se substituer aux maîtres indigènes.
Lorsque se rencontrent un occidental et un chaman amazonien, même métis, ce ne sont pas que deux personnes qui se croisent mais deux cultures qui se découvrent et éventuellement se confrontent. Chacun est porteur, le plus souvent inconsciemment, des éléments culturels qui structurent son univers, sa pensée, ses comportements. Si cela est déjà vrai quand aux règles de politesse et courtoisie du quotidien dès que l’on passe une frontière géographique, qui plus est lorsqu’on prétend franchir les frontières des états de conscience. Cette ignorance mutuelle du monde intérieur
de l’autre, augmentée par l’illusion des apparences (bien des chamans sont vêtus à l’occidental, portent une montre, écoutent la radio...), autorise de multiples projections source de quiproquos permanents, des plus amusants aux plus dangereux.
L’univers symbolique de référence des uns et des autres est totalement distinct, or c’est précisément cette grille de lecture des vécus intérieurs qui sera mise en jeu lors des expériences chamaniques comme par exemple avec la prise d’ayahuasca. On risque fort donc, si notre voyageur occidental n’est pas un tant soit peu formé à la symbolique de sa propre culture (ce qui est la règle), de le voir prendre des vessies pour des lanternes, des charlatans pour des grands maîtres et des visions personnelles pour des révélations universelles. Et la capacité d’auto-illusion est telle que face à l’attente mise en jeu et aux investissements engagés sur une telle démarche, l’impétrant n’a cure qu’on le mette en garde sur son ingénuité quand il croit entendre de son « maître » qu’il fait partie désormais des « initiés ».
La question se pose donc de comment aborder l’expérience chamanique pour un sujet occidental, de manière à en tirer un réel bénéfice et à ne pas contribuer à la dégradation accélérée de ces pratiques dans les sociétés traditionnelles. Au risque de paraître simpliste dans un article court, je propose de donner quelques éléments-clés, à la manière d’un guide de voyage, pour tenter de signaler les passerelles et les voies dangereuses ou
sans issues.

Quand Monsieur Dupont rencontre un chaman indien

Les pratiques chamaniques amazoniennes procèdent du monde tribal régulé essentiellement par le mythe fondateur de la Justice. Pour un indien, son groupe ethnique constitue son univers de référence. La vie se maintient par une régulation des réciprocités avec le monde extérieur, celui de la forêt, des autres tribus et du monde invisible. Le groupe est extrêmement structuré, avec des règles de vie précises et rigides, une hiérarchie incontestable, la survie du groupe ayant priorité sur celle de l’individu. Tout phénomène « mauvais » est dû à un déséquilibre de ces relations avec « l’autre » par agressions ou transgressions et doit être immédiatement rétabli par la réciprocité de l’agression ou la sanction de la transgression voir l’adage « Oeil pour œil, dent pour dent » des tribus juives). Il s’agit donc d’un monde « guerrier » ou le chaman est avant tout un combattant à l’intérieur du monde invisible.
Il se doit d’être plus fort que son adversaire situé à l’extérieur (le chaman de l’autre tribu) et donc accumuler le plus d’armes possibles.
Notre fond occidental greco-judéo-chrétien nous situe par contre dans un tout autre univers de référence ou c’est le mythe de l’Amour qui est fondateur. C’est-à-dire que « l’autre » doit devenir un frère et non plus un adversaire, le véritable adversaire étant en nous-même.
Il ne nous est plus possible idéalement de projeter le mal sur l’autre, ce qui a conduit à faire émerger la notion de l’individu, d’une intériorité où je dois prendre conscience de moi-même (individuation). Quelle que soit l’agression qui puisse surgir de l’extérieur, elle me renvoie à ma façon de la gérer et donc à ma propre conduite. Je dois non pas me surarmer mais me dépouiller de mon égotisme, me désencombrer et aller vers le renoncement de ma prétention à la toute-puissance.
L’universalisation devient le champ de notre agir et de notre penser... ce qui nous amène souvent à projeter sur « tout autre » notre mode d’être au monde et incite à la globalisation de nos valeurs. L’individu est défini comme le but suprême de la société dans la constitution des pays occidentaux.
Ce fond psychique collectif, induit les occidentaux à projeter sur le chaman, leur idéal culturel du maître dépouillé de lui-même, en parfaite harmonie avec la nature, vivant dans l’amour et la paix. L’occidental fantasme un indien libre dans une nature généreuse alors qu’il serait lui-même certainement incapable de supporter les extrêmes contraintes sociales et hiérarchiques des groupes ethniques, la puissance écrasante de la nature et l’emprise souvent menaçante du monde invisible. Il croit voir dans le chaman un homme qui a fait un long travail sur lui-même et a vaincu ses démons intérieurs : un mélange du « bon sauvage » de Rousseau et d’un « éveillé » oriental. Or un indien peut devenir un expert dans le maniement des forces invisibles de la nature et de notre nature humaine, sans avoir fait le moindre travail sur lui-même et essentiellement en ayant accumulé dans son corps les armes énergétiques nécessaires au combat avec « l’autre ». Autrement dit, on peut avoir à faire à un très grand sorcier : un homme puissant mais qui ne contrôle pas du tout ses pulsions égotiques. C’est pourquoi la plupart des chamans sont précisément redoutés de leurs proches par ce pouvoir de retournement agressif toujours possible. Certains groupes ethniques ont fini par exercer un contrôle extrême sur leurs chamans toujours susceptibles d’être éliminés en cas d’évènements suspects surgissant dans la tribu (décès, maladies, malchance...). De nombreux jeunes indiens refusent précisément l’apprentissage chamanique, sachant le très haut niveau d’exigence que cela suppose jusqu’à la mort et d’autant que cela les expose « à être haïs toute leur vie ».
La fréquentation quotidienne des guérisseurs amazoniens montre un univers permanent de guerres intestines, de projections agressives, d’actions belliqueuses efficientes dans l’invisible. La dimension « sorcière » prend plus ou moins d’importance mais est rarement épurée chez les guérisseurs contemporains. Notre candide occidental s’avance ingénument au milieu d’un champ de bataille où il est facile de prendre un « dard » perdu !
Face à ce monde de sorcellerie extrêmement active, bien des occidentaux se croient prémunis du fait « qu’ils n’y croient pas ». Ils riraient cependant si un indien leur disait être prémuni d’un virus ou d’une bactérie parce qu’il n’y croit pas. Sans doute le fait de
croire, dans un contexte comme dans l’autre (placebo, suggestion..), facilite l’emprise mais sa négation ne constitue certainement pas une garantie de protection absolue.
Ces affirmations tendent à déranger l’ambiance d’un New Age gentillet où l’on voudrait croire que « tout le monde il est beau, tout le monde il
est gentil ». A ce titre, ces observations de terrain sont souvent rejetées avant même d’être considérées.

L’angle aveugle du cerveau droit

De même que les occidentaux ont développé de façon extraordinaire les fonctions psychiques du cerveau gauche, les groupes ethniques amazoniens sont des experts dans le maniement des fonctions psychiques du cerveau droit qui chez nous est sous-employé. On peut comparer l’ignorance des occidentaux en la matière du même degré réciproque d’ignorance de la physique quantique ou de la philosophie germanique d’un indien moyen amazonien. Voilà un grand chaman qui démontre que son art est d’une efficacité extraordinaire mais qui est incapable de le mettre en mot dans un style explicatif linéaire. Aussi entraîné que soit son cerveau droit, cela ne lui donne pas automatiquement accès à la logique discursive rationnelle. A
l’inverse, qui ne connaît un grand savant occidental compris seulement de quelques collègues de sa discipline à travers le monde mais qui est parfaitement incapable de gérer sa vie symbolique, émotionnelle, d’interpréter ses rêves, d’exposer analogiquement son savoir ou de comprendre une métaphore ?

Les chamans ont développé des techniques très sophistiquées de maîtrise des énergies qui peuvent aller de processus de matérialisation dématérialisation, de maîtrise de l’humeur des sujets, d’induction de pensée par les rêves, etc. Ces fonctions qui échappent à notre formation occidentale intègrent alors l’espace inconscient de notre psyché. Leur manipulation est d’autant plus efficaces sur nous que nous en ignorons l’existence.
Ainsi, il existe un art de la séduction extrêmement développé qui consiste à associer inconsciemment dans l’esprit d’un sujet une sensation très plaisante avec une personne précise (ou l’inverse). Les circuits neurologiques du plaisir sont manipulés par le chaman à l’aide de stimuli olfactifs, sonores ou gestuels subliminaux qui vont induire chez le sujet une empathie extraordinaire envers la personne choisie. Ces techniques, comme les fameux philtres d’amour, servent surtout à attirer la personne désirée à des fins sexuelles. Mais cette empathie induite peut permettre de soutirer à la personne visée tout autre avantage.
Dans leur ignorance de ces pratiques et leur arrogance de pouvoir, les occidentaux sous-estiment considérablement ces pouvoirs occultes et en sont donc les victimes parfaites.
Pièges et quiproquos : élargissement de la conscience ou inflation de l’ego ?
Le quiproquo s’établit aussi souvent sur la finalité de la démarche chamanique. Si tout le monde admet que l’être est un, cependant l’occidental part de sa tête et l’indien de son corps. Tandis que le sujet autochtone cherche avant tout la purification de son corps pour accéder au bien-être, l’occidental souhaite avant tout « voir » pour se sentir bien. L’occidental veut comprendre avec sa tête afin de satisfaire son inquiétude et trouver la paix qui est d’abord une paix de son mental agité. Pour un habitant de l’Amazonie, son angoisse essentielle concerne son équilibre avec la nature et le monde invisible, sa capacité de travail physique pour maintenir son auto-suffisance. Si son corps est purifié, il sait qu’alors sa tête aussi fonctionnera mieux, il aura des rêves, les esprits s’approcheront... Quand un sujet prend l’ayahuasca, le chaman lui demande s’il a vomi car la purgation physique signe en quelque sorte le succès de la prise. Pour l’occidental, c’est l’absence de vision qui est génératrice de frustration car c’est
essentiellement ce qu’il en attend. Nous fonctionnons dans un monde de l’image, du reflet, des écrans...
Par ailleurs, sauf pour le chaman, la prise d’ayahuasca était relativement rare dans la plupart des groupes ethnique et elle était en général très secondaire par rapport à l’ingestion des préparations végétales purgatives. Ces dernières sont considérées comme indispensables pour équilibrer la prise d’ayahuasca et les jeunes indigènes y ont systématiquement accès... mais ne prendront pas toujours l’ayahuasca, loin s’en faut.
La prise répétée et fréquente d’ayahuasca sans autre ingestion de plante demeure un non-sens aux yeux des indigènes et revêt un certain danger.
Les pièges sont donc multiples dans l’approche du chamanisme amazonien par un occidental car les quiproquos peuvent induire à des comportements erronés. Même dans un contexte idéal et avec un chaman tout à fait correct, l’absence de préparation à l’entrée dans l’univers symbolique peut engendrer de sérieux problèmes. En effet, les images qui surviennent, comme dans les rêves, requièrent un degré d’interprétation
et ensuite de métabolisation consciente. Pour l’indien ausein de sa tribu, le bagage culturel transmis depuis son enfance lui fournit un grille de lecture sur les expériences chamaniques. Il possède une cosmogonie, des interprétations collectives, des légendes, des mythes, des histoires familiales ou claniques qui lui permettent automatiquement de situer son vécu et lui donner cohérence par rapport à lui-même et son univers de référence. Par contre, l’appauvrissement symbolique de l’éducation rationnelle occidentale, le réductionnisme du mythe scientifique et la désacralisation des pratiques cultuelles, produisent des citoyens dépourvus de repères clairs du monde intérieur aussi bien que de toute dimension transcendante. La disparition des rites de passage « fabrique » en masse des adultes qui ne sont pas nés psychiquement et demeurent enfermés dans un monde maternant d’où les fonctions psychiques masculines sont exclues et deviennent inaccessibles. L’ego avec sa prétention à la toute-puissance se saisit immédiatement des expériences chamaniques pour se les approprier : l’élargissement de la conscience, se transforme alors une
inflation de l’ego. Le sujet prend une indication personnelle comme la révélation d’une mission divine unique. Combien d’occidentaux qui prennent l’ayahuasca et visualisent l’énergie dans leurs mains croient immédiatement qu’ils sont appelés à devenir guérisseur ou même l’étaient déjà sans le savoir ?

Vous avez dit « pensée magique » ? Mais c’est magique !

Chez l’occidental, les processus de réification sont une tentation permanente car ils permettent en quelque sorte de « chosifier » ce qui est d’ordre symbolique et ainsi d’en écarter la dimension du sens quand ce dernier est gênant. Ainsi, l’intentionnalité joue un rôle essentiel dans toute expérience chamanique et elle se traduit entre autre par la forme rituelle qui est précise et rigoureuse. Mais très vite, les occidentaux qui ont
« découvert » les pratiques chamaniques ont cru pouvoir en garder les substances psychoactives et se « libérer » des formes rituelles. C’est ainsi que les initiateurs du mouvement psychédélique des années soixante ont lancé toute une génération dans la drogue. A l’inverse, les occidentaux vont tenter de placer sur un terrain appelé « symbolique » mais en fait virtuel, les données pragmatiques qui ne coïncident pas avec leurs a priori. Le symbolisme s’est chez nous tellement vidé de sa substance qu’il n’a plus aucune fonction opératoire et s’est transformé en une reflet de la virtualité informatique. Par exemple, bien des féministes se sentent reléguées par le fait que selon les guérisseurs une femme ne peut pas prendre l’ayahuasca quand elle a ses règles et souhaitent interpréter cette donnée comme un vestige machiste de tribus primitives ou bien à travers une lecture psychanalytique autour de la question du désir. Donc elles tendront à transgresser une recommandation très importante qui concerne très concrètement le fait que les émanations du sang menstruel sont toxiques sur le plan énergétique, ce qui peut être facilement démontré. C’est aussi de cette façon que les blancs mentalisés à l’extrême voient de la « magie » (la fameuse pensée « pré-logique magico-religieuse » chère à l’anthropologie) où les indiens ne considèrent que des mécanismes concrets et vérifiables de transferts énergétiques.
Qui est sous l’emprise de la « pensée magique » ?
Et il y aurait encore bien des éléments culturels à développer qui caractérisent le monde tribal et peuvent être source d’incompréhension entre indiens et occidentaux.
La franchise occidentale sera perçu presque toujours comme une agression par un indien dont l’impossibilité culturelle à dire « non » sera vue comme une hypocrisie par le visiteur occidental. Comment faire comprendre en peu de mots que l’amitié entre un homme et une femme n’existe pas dans le contexte tribal ?
Une européenne bien intentionnée qui accepte aimablement un geste d’un indien lui signifie en fait qu’elle est disponible sexuellement.

On comprend donc qu’autant de malentendus sur l’intention, l’objectif, la forme rituelle, la lecture symbolique, les relations humaines, les règles de courtoisie, etc. compliquent de façon extraordinaire l’abord du chamanisme et l’ingénuité n’y est pas de mise.
Et si par commodité de langage nous avons parlé « d’indien », il faut rappeler que cette imprégnation culturelle demeure de nos jours jusque dans les grandes villes sud-américaines et chez des personnes tout à fait métissées culturellement.
Les portes de la réconciliation
Nous croyons cependant que cette rencontre est possible et peut être réciproquement fructueuse si elle est entourée des précautions nécessaires et adopte un rythme tranquille. Ce qui n’est pas généralement le cas. Le chamanisme requiert une longue formation que peu d’occidentaux sont réellement prêts à suivre vu ses exigences et sa durée (des années à temps plein). On se trouve là face à une question de vocation.
Dire que « chacun possède un chaman à l’intérieur de soi » nous paraît au mieux une boutade et au pire un mensonge.
Les vocations sont rares et il y a également peu de personnes qui ont un « Mozart ou un Modigliani à l’intérieur de soi ». A l’heure où pour devenir un ouvrier spécialisé il faut des années de formation, on est surpris de voir qu’on peut devenir chaman et maîtriser les états de conscience en quelques w-e de formation en forêt de Fontainebleau. De nombreux stages dits chamaniques proposés dans le contexte new age font appel en réalité à des techniques de relaxation, de rêve éveillé, d’induction hypnotique, etc. qui n’ont de chamanique que le nom. Le chamanisme engage le corps d’une façon extrême (jeûnes, abstinence sexuelle, exclusions alimentaires, isolements prolongés, etc.), conduit aux frontières de la résistance psychique en particulier avec les états de conscience modifiée, aborde des phénomènes paranormaux et parapsychique déroutants et parfois très déstabilisants, ouvre les portes à des dimensions transcendantes inconnues. Autant dire que l’apprentissage chamanique comporte une dose importante de souffrance et de sacrifice. On est loin des confortables propositions de formation chamanique light à domicile, sans souffrance (l’horrible invention judéo-chrétienne) où il suffit d’avoir un compagnon et un tambour pour se transformer réciproquement en chaman et trouver son animal-totem...
L’initiation est un processus lent et long qui demande l’intégration des expériences à divers niveaux (physique, psychique, émotionnel, spirituel) et pour lequel un occidental ne peut faire l’impasse sur sa propre culture. Plutôt qu’une fuite vers un autre monde, il s’agit de réintégrer ses propres racines et se réconcilier avec soi-même et ses « ancêtres », ce qui, chez un occidental, signifie se réapproprier également son fondement culturel judéo-chrétien. Le détour par une culture ancestrale peut s’avérer judicieux pour un occidental à la condition qu’il se prépare à revenir « à la maison ». L’acquisition préalable ou simultanée d’une formation à la relation d’aide ou bien à une profession qui inclut une dimension thérapeutique me paraît essentielle. L’expérience chamanique doit se préparer avant, se conduire ensuite au sein d’un dispositif symbolique de contention et enfin être suivie d’étapes ultérieures d’intégration du vécu. Elle requiert donc un espace spécifique.

A ces conditions, l’Esprit qui souffle où il veut et quand il veut, pourra inspirer des vocations thérapeutiques qui s’enracinent dans des cultures différentes mais qui parlent de l’Homme éternel.


http://docplayer.fr/12841199-Chamanisme-amazonien-et-monde-occidental-entre-l-encouragement-et-la-mise-en-garde.html

Le malentendu néochamanique peut devenir gigantesque

http://www.inspir.be/?page_id=2792
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Rik



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MessageSujet: Re: Chamanisme   Dim 20 Jan 2019 - 1:50

La pratique du rêve chez les Dénés septentrionaux Marie-Françoise Guédon



La pratique du rêve chez les Dénés septentrionaux.
Le rêve constitue chez les Dénés de l'Alaska et du Nord-Ouest canadien un aspect essentiel et explicite du milieu culturel et social.
Il informe les pratiques chamaniques en tant que technique d'accès aux pouvoirs et entités auxquels se réfèrent les guérisseurs et les chasseurs ; s'il fait partie des sujets de conversation quotidiens dans les petites communautés dénées, c'est aussi parce que ces conversations expriment, disséminent, réorientent, intègrent et négocient, si besoin est, les contacts avec des êtres comme les morts, les esprits animaux, les êtres visibles et invisibles qui peuplent le monde, alors que ces contacts sont sources d'information, de connaissance et de pouvoir. On ne peut dissocier cette " politique " du rêve socialisé par la parole des pratiques oniriques elles-mêmes. Ces pratiques comprennent des techniques de contrôle du contenu et du processus du rêve et des modes d'interprétation spécifiques. Le symbolisme onirique passe autant, sinon plus, par les impressions corporelles qui se font l'écho d'une réalité à venir que par une transposition strictement cognitive.
Ces pratiques sont fondées sur des conceptions qui font du rêve une expérience en soi (plutôt que l'image passive d'une réalité déjà vécue) et un acte de découverte et de participation au monde qui peut avoir des conséquences concrètes. Dans le contexte déné, le rêve, expérience individuelle puis communautaire, constitue l'un des lieux privilégiés où s'élabore la culture locale.

https://www.erudit.org/fr/revues/as/1994-v18-n2-as795/015314ar.pdf

Le rêve et la forêt : histoires de chamanes nabesna de Marie Françoise Guédon

Spécialiste des Dénés, un ensemble de peuples de langue athapascane qui occupent un vaste territoire situé aux confins de l’Alaska et du Nord-Ouest canadien, Marie-Françoise Guédon offre avec ce livre les résultats de quelque trente années de recherches consacrées aux traditions chamaniques des Nabesna. C’est à partir de sa rencontre et de ses expériences avec ce petit peuple que l’auteur rend compte de la réalité complexe et plurielle du chamanisme athapaskan.



Il n'y a pas de chamanes ches les Athapaskans, il y a seulement des gens qui apprennent à manipuler un processus que l'on peut appeler k'ize, inkonze, ou dizyen, ou "chamanique".

Contrairement à leurs homologues sibériens et sud-américains, les docteurs-rêves nabesna n'utilisent pas de ubstances hallucinogènes pour entrer en contact avec la source de leurs pouvoirs, ni de danses menant à un paroxysme. Ils se servent le plus souvent du rêve et de processus mentaux apparentés à la transe légère, habituellement sans perte de conscience.

Les puissances animales ou spirituelles peuvent choisir d'offrir leurs pouvoirs à n'importe qui, bien que la présence d'une personne de grand pouvoir parmi ses ancêtres ou les membres de la famille accroisse les chances du novice. certains chamanes obtiennent leurs pouvoirs délibérément ; la plupart les reçoivent sans les avoir recherchés.

Les processus de rêve, les techniques de guérison, les rencontres avec les personnes animales et les mortsn'étaient pas attribués seulement à certaines personnes, mais aussi à la plupart des gens, en particulier à toutes les personnes âgées auxquelles, d'ailleurs, on faisait d'abord appel dès qu'un problème se présentait.

Le consensus général est qu'un chamane est une personne qui rêve, que toute personne qui rêve est un chamane et que tout le monde rêve peu ou prou, d'où la conclusion que j'ai maintes fois entendue: "tout le monde est un peu chamane", même si certaines personnes sont plus puissantes que d'autres.


Les pratiques chamaniques Dénés occupent une position marginale par rapports aux grandes traditions sibériennes rassemblées par Mircea Eliade dans sa synthèse magistrale (Eliade, 1968 [1951]).
Les façons de faire et les récits des Nabesna et de leurs voisins témoignent du caractère particulier de leur complexe chamanique. Ce que font les Dénés défie en effet certaines idées reçues sur le chamanisme. D'abord, leur pratiques font appel à des méthodes plutôt prosaïques et le rêve y joue un rôle dominant ; ni la transe profonde, ni les hallucinogènes ne figurent ici. Sur le plan technique, ils font peu appel à des objets rituels et aux représentations symboliques. Ensuite, leurs interventions sont enracinées dans une cosmologie qui semble faire peu cas des trois niveaux-le ciel, la terre et les enfers-popularisés par Mircea Eliade. Leur philosophie naturelle, très différente des modes de pensée issus de l'Europe, est soutenue par un système de valeurs apparaissant, du point de vue européen, à la fois extrêmement individualiste et "démocratique", puisqu'il permet une diffusion des dons chamaniques dans toute la communauté.
" Tout le monde est un peu chamane " disait-on à tetlin, comme à Copper Center ou à Fort Saint James. Le guérisseur n'est pas ici l'équivalent du prêtre, le grand ritualiste qui négocierait le sort du groupe avec les puissances de l'au-delà.
Chez les Nabesna, chacun, homme ou femme, est engagée dans ce qui ressemble plutôt à du bricolage spirituel...


Il se peut que certaines cultures favorisent le côté spectaculaire du chamanisme, tandis que d'autres, comme les Dénés, en font l'ingrédient essentiel, normal, de la vie de tous les jours.


Dans le quotidien, la présence du plan spirituel (un terme qui ne traduit que très imparfaitement la réalité vécue par les Dénés eux-mêmes), la pratique du rêve et la discipline mentale qu'impose la perception déné du monde, entre autres facteurs, peuvent transformer les évènements les plus insignifiants en sacrement. Ce que Michael Harner ne dit pas, dans son enseignement, c'est que même de simples techniques mentales peuvent avoir des conséquences psychologiques, morales et culturelles profondes. Comme le rappelait Margaret Mead, les aspects les moins formels de la culture sont aussi les plus difficiles à percevoir. Les sacrements les plus importants sont souvent les moins visibles.


Les relations avec le spirituel sont pragmatiques et directes. Le sacré est une dimension aussi concrète que le temps, la terre et l'air. Il n'est nul besoin de porte ou de mediation symbolique pour entrer dans le rituel.






https://www.anthropologie-societes.ant.ulaval.ca/les-possedes-et-leurs-mondes
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Rik



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MessageSujet: L'exercice du pouvoir de guérison chez les chamanes hmong et les maîtres-guérisseurs khmers d'Indochine   Mer 23 Jan 2019 - 11:19

Pour le corps interviennent les herbes médicinales et le magicien, pour le psychologue et le spirituel, le chaman.

Le pouvoir de guérir par simple dissolution ou dénouement du mal est au fondement du chamanisme.

Il constitue une forme de psychothérapie fondée sur un savoir ésotérique issu de la Chine ancienne. Le fonctionnement est toujours le même : le guérisseur établit son pouvoir de guérir, identifie la maladie de son patient et finalement le guérit par l’efficacité symbolique de son intervention. Les malades traités par le chamane obtiennent la rémission de leurs maux sans même avoir un aperçu de ce qui s’est passé au cours d’une action magique dont ils ne décèlent pas la logique et la cohérence interne.
La cause de la maladie est conçue comme une agression extérieure.
Cela présente un avantage majeur qui est de déculpabiliser le malade. Le chamane manipule des images pour symboliser ce que ressent le patient et transformer en même temps l’expérience que celui-ci a de sa propre réalité.
Ainsi, le chamane n’est pas seulement un exorciste et ne se contente pas de chasser le mal et d’assainir l’environnement du malade. Il va au cœur du problème et procède à un examen systématique des fonctions vitales de son malade, fonctions qu’il conçoit en termes psychosomatiques.



A noter que le statut de chaman est très complexe. Les esprits choisissent la personne qui recevra le don, homme ou femme. On ne devient pas chaman si on le souhaite. Quand le choix s’est confirmé, l’apprenti chaman doit apprend les rites et les incantations auprès d’un chaman confirmé qui doit ainsi le former pendant de nombreuses années. Très souvent le fils du chaman, en suivant son père pratiquer durant les nombreuses séances devient en quelques sorte son assistant, en l’aidant, en lui préparant les rites, en lui facilitant les actes.







L'exercice du pouvoir de guérison chez les chamanes hmong et les maîtres-guérisseurs khmers d'Indochine




Le pouvoir de guérir par simple dissolution ou dénouement du mal, sans qu'intervienne la médecine traditionnelle par les plantes, est une quête ancienne de l'humanité qu'on retrouve sous des formes différentes dans de nombreuses cultures. Dans les deux sociétés que nous avons choisi de comparer, qui n'ont aucun contact historique entre elles et ne partagent aucun héritage culturel, ce pouvoir est exercé, chez les Hmong du Laos et de la Thaïlande, par des chamanes, chez les Khmers du Cambodge, par des maîtres guérisseurs.
Les uns et les autres se prévalent d'un savoir ésotérique dérivé de la Chine pour les premiers, de l'Inde pour les seconds. Ce traitement de la guérison — du point de vue du guérisseur comme du patient — , considéré comme un phénomène holistique dans ces cultures, offre un champ d'observation unique.

Le chamane hmong et son malade

Le chamane hmong approche la maladie par la transe. C'est la transe qui lui permet de passer dans la partie invisible du monde phénoménal où sont tapies les causes de la maladie. Mais ce n'est pas un voyant. Le voile qu'il met sur son visage et devant les yeux au moment de partir en transe signifie qu'il est désormais aveugle non seulement à la réalité ordinaire, mais aussi à l'invisible. Ce qui change, c'est qu'il est désormais guidé et informé pas à pas par ses esprits auxiliaires, nèng. Et comme tout aveugle, il se met instantanément à l'écoute.
Ce qu'il entend, par dessus les battements de gong, les cliquetis de son épée miroir (dont la poignée est un large anneau enfilé alternativement de rondelles et d'anneaux de fer) et le tintement régulier de son grelot, c'est le son de sa propre voix qui débite sur un rythme haletant un chant récitatif, toujours le même, décrivant successivement l'appel au rassemblement des esprits auxiliaires, l'examen du malade — c'est-à-dire des douze âmes porteuses de vie qui contrôlent son être biologique — et de son environnement immédiat où peut se trouver la source du mal, enfin la recherche des âmes disparues sur les chemins de l'au-delà, à la suite de quoi il retourne auprès de son malade avec un diagnostic. Si l'état du malade s'améliore après la séance de diagnostic, oua nèngshai, le chamane revient accomplir la cure, oua nèng khou, sorte de mise en scène dans le monde visible des exploits de ses esprits dans l'invisible et rencontre des deux mondes. Le malade guéri, quoiqu' encore convalescent, est présent dans l'action, les animaux sacrifiés sont immolés en temps réel et les âmes que leur mort libère sont immédiatement utilisées par le chamane. Si, au contraire, le diagnostic du chamane n'est suivi d'aucune amélioration, c'est qu'il s'est trompé ou que ses esprits n'ont pu dominer la situation. Il ne reste plus à la famille qu'à faire appel à un autre chamane.

Le malade hmong et ses mécanismes vitaux

Dans la niche écologique particulière aux Hmong, quand ils vivaient encore au Laos, parmi les principales maladies qui infestaient leur vie quotidienne, on peut citer le paludisme à l'état endémique, en particulier le type falsiparum aux atteintes foudroyantes, les gastro-entérites intestinales d'origine bactérienne, assez rares, les cancers, l'épilepsie vraie ou d'origine hystérique, les rhumes, bronchites et broncho-pneumonies, les otites et les conjonctivites, les cystites et l'inflammation des reins, les morts subites inexpliquées pendant le sommeil (Lemoine 1982), enfin la lèpre et des douleurs de toutes sortes, traumatiques ou imaginaires.
Le chamane hmong ne s'intéresse à la maladie que lorsqu'elle paraît d'emblée provoquée par des causes surnaturelles ou qu'elle est demeurée insensible à toute médication par les plantes. Il n'est pas seulement un exorciste et ne se contente pas de chasser le mal et d'assainir l'environnement du malade. Il va au coeur du problème et procède à un examen systématique des fonctions vitales de son malade, fonctions qu'il conçoit en termes psychosomatiques. Elles sont assurées par douze âmes, toutes essentielles à la vie. Ces âmes se divisent en deux catégories : les premières, sédentaires, résident sur le corps en permanence ; quand elles donnent des signes de fatigue ou de nécrose, le chamane doit restaurer leur santé ; les secondes, instables, peuvent quitter le corps à tout moment, absence qui entraîne une maladie plus ou moins grave, voire la mort ; le chamane doit les chercher et les ramener dans le corps de son malade. Cette analyse de la personne vivante en douze âmes est propre aux chamanes et ne correspond pas aux conceptions courantes chez les Hmong, à l'exception d'une seule : la pli, qui est l'âme vitale par excellence. Après la mort elle se réincarne, non sans être revenue deux fois dans sa famille, la première fois, treize jours après le décès, pour une brève visite appelée seu, la deuxième fois, entre six mois et deux ans après la mort, pour un rite de relâchement de l'âme à l'issue duquel elle part se réincarner définitivement. De cette notion d'âme qui s'exprime à travers les rites de deuil, les chamanes ne retiennent que l'idée de la réincarnation en introduisant une nuance essentielle : cette âme peut quitter le corps de l'homme encore vivant et se réincarner presque aussitôt, provoquant ainsi la mort subite. S'ils parviennent à la ramener avant que la réincarnation soit définitive, la mort n'était qu'apparente et le corps revient à la vie. Mais cette âme vitale, concept par trop limité, n'explique que le passage de la vie à la mort, elle ne rend pas compte des divers états morbides rencontrés. C'est l'expérience empirique des chamanes qui leur a permis de dégager onze autres états de l'âme, chacun représentant un complexe psychophysiologique vital. Ils les nomment ndjou, générique pour âme car chaque état correspond à un aspect crucial de l'existence qu'ils ne peuvent exprimer que sous une forme métaphorique. En allant de l'aspect le plus général au plus particulier, on trouve, parmi les âmes sédentaires, l'âme Exigeante-de-vie-jusqu' à-la- vieillesse (ndjou long tseu long lao) qui s'apparente à l'élan vital et qui équivaut au destin.
Si ce dernier est épuisé, le chamane s'efforce d'obtenir une prolongation et protège son malade de ce déficit immunitaire en lui faisant porter dans le dos des charmes en tissu cousus à même sa veste. Plus spécifique, l'âme Bambou (ndjou siong ndjou ndong) réside dans la colonne vertébrale dont elle assure la vigueur.
C'est par elle qu'on tient debout. Parfois des vers s'y introduisent, elle penche et tend à se coucher. Le corps devient faible, d'autant plus qu'elle est aussi le support d'une autre âme, l'âme Souffle (ndjou pang foua sieu), âme des viscères qui règle la respiration et la circulation du sang. Quand l'âme Bambou faiblit, l'âme Souffle se détache. Il est facile de constater la mauvaise santé en examinant l'âme Soleil-et-Lune (ndjou ngao non ndjao hli). Elle se trouve sur le front quand on rayonne de bonne santé et se déplace vers l'occiput quand la santé décline. La santé, c'est aussi l'appétit, et l'espérance de vie apparaît dans ce système comme l'âme des Années-de-riz-qui-restent (ndjou krao na krao siong). Si la réserve alimentaire qui symbolise l'appétit de vivre est épuisée, il faut acheter des vivres dans l'au-delà pour permettre à l'espérance de vie du malade de continuer à s'alimenter. La vitalité va de pair avec la fécondité, c'est pourquoi Falter ego inséparable de l'âme vitale, ndjou pli, est l'âme Source-des concombres-et des-courges (ndjou mang tli mang tao). Cette métaphore évoque les sexes masculins et féminins d'une progéniture nombreuse. Quand cette âme est affaiblie, les esprits auxiliaires la traitent par un bain d'eau lustrale.
En dehors de ces âmes végétatives, aux commandes du corps, les chamanes hmong reconnaissent cinq âmes instables qui sont autant de variations sur la volatilité fondamentale de l'âme vitale, telle qu'elle s'exprime à travers divers états psychiques. L'état le plus casanier est représenté par l'âme Poulet (ndjou kra ndjou nong). Quand elle part, ce n'est que pour les abords immédiats de la maison ou du jardin et elle ne s'absente guère plus de deux ou trois jours ; elle revient toujours d'elle-même. Elle ne nous quitte définitivement qu'à la mort.
En revanche, l'âme Cigale (nbao kang kror ndzeu) aime aller chanter avec ses congénères dans la forêt. Elle se réincarne après la mort et parfois même du vivant de la personne qu'elle habite. Son absence explique nos « passages à vide » ; si elle se prolonge, elle provoque l'anorexie, et finalement la mort. Le chamane doit retrouver cette âme dans sa nouvelle demeure, habituellement le ventre d'une femme enceinte, et « couper court à la réincarnation » avec l'aide de son esprit spécialisé, ce qui peut, dans certains cas, entraîner la mort du foetus. L'âme Renne (niou Hang niou koo)1 est une âme domestique plutôt tranquille, mais elle est souvent la victime de la cupidité de la divinité gardienne de la porte de devant, ou du Quatrième Mandarin, qui n'hésitent pas à la vendre à des esprits sauvages qui passent par là. Mais il arrive aussi que, dégoûtée de l'existence humaine, elle se sauve d'elle-même. Elle partage l'expression de ce que la psychologie désigne comme 1'« humeur » avec la plus volatile des âmes instables de l'homme, l'âme Ombre-qui-dépasse (ndjou tloua ndjou Ma). On peut voir celle-ci se déplacer sans cesse autour de la personne et disparaître subitement ou encore se manifester dans l'éclat du regard.

La sphère de souffrance du malade khmer

Le guérisseur khmer, comme le chamane hmong, procède à une analyse psychophysiologique de son malade pour identifier la cause de la maladie. Il y a toutefois une différence, car le guérisseur khmer, s'il admet des atteintes surnaturelles — introduction de corps étrangers, possession — , n'en considère pas moins la physiologie de son malade selon l'image pseudo-anatomique, en réalité symbolique, qu'il s'en fait.
Comme M. Eisenbruch (1992a, 1997) l'a montré dans son étude de l'espace rituel utilisé par le guérisseur traditionnel, pour comprendre l'interaction entre le patient et son guérisseur dans une cérémonie de guérison, le corps du patient peut être considéré comme représentant une série d'univers. Les univers dont il est question ici comportent non seulement celui des humains qui vivent sur le même plan que le patient, mais aussi ceux des divinités d'en haut et des démons d'en bas, qui font tous partie de l'espace social du patient ; sa relation à chacun d'entre eux est perturbée lorsqu'il tombe malade et a recours aux rituels de guérison. Les du corps, ou les perturbations causées par une intervention humaine, sorcellerie, par exemple. Les désordres des deux autres univers sont plus difficiles à attribuer soit au monde supérieur, soit au monde inférieur, car il existe une certaine ambiguïté en ce qui concerne notamment les ancêtres : ceux-ci sont habituellement considérés comme appartenant au monde d'en haut, mais, dans certains cas, ils vivent dans le monde d'en bas en compagnie des esprits maléfiques.
Dans cette vision du monde,), certaines catégories de désordres mentaux ckudt se développent à cause d'un mouvement de forces provenant des mondes inférieurs des esprits, ou intervenant dans des quadrants défavorables du monde des humains. Le corps du patient est une métaphore du cosmos, la tête représentant le monde supérieur des divinités et l'anus le monde inférieur des esprits inducteurs de maladies. Un axe vertical relie le monde des humains, le monde des divinités et le monde inférieur des démons. À chaque niveau, les divinités ou les esprits se regroupent aux huit points cardinaux, influençant alors le comportement des individus selon les différents quadrants du village où ils peuvent se trouver.

La sphère du guérisseur

Passons maintenant des origines de la maladie dans les trois mondes à l'utilisation possible de cette mytho-pathologie dans le traitement de la maladie. Le patient et le guérisseur, sont situés dans le monde des humains, avec le monde des divinités au-dessus et le monde des démons en dessous.
Le guérisseur détient son pouvoir de guérison du monde au-dessus de sa tête, représenté par un disque, divisé en moitiés droite et gauche, et englobant le bouddhisme orthodoxe, le Tantra, le Véda et 1 'Ayurveda. Une importante voie de guérison, par l'expulsion du mal, est représentée comme sortant de la bouche du guérisseur et entrant dans la tête du patient. Une seconde, impliquant protection et défense, agit cernant d'anneaux le corps du patient.

Rituel de guérison khmer

L'intervention du guérisseur pour traiter le ckudt englobe ce qu'on appellerait en médecine occidentale la prévention, le diagnostic et le traitement, et le guérisseur va « traiter » une maladie et en même temps protéger le patient contre une éventuelle rechute. Les rituels de guérison sont presque toujours pratiqués à la maison du guérisseur. L'autel consiste en une série de « gradins » à l'image de l'univers. Différentes images du Bouddha et d'autres divinités hindoues comme Brahma, Siva, Ganesa, qui aident le guérisseur à rassembler ses forces et maintenir son état de concentration, sont disposées sur ces degrés. Les étapes d'une guérison rituelle doivent se succéder selon un certain ordre. Quel que soit l'acte rituel individuel — court et simple ou prolongé et complexe — , il doit y avoir une entrée dans l'espace sacré de guérison, au cours de laquelle le guérisseur obtient de ses maîtres la permission de commencer. La plupart des rites débutent lorsque le guérisseur se place face à son autel, s'incline et fait des offrandes à ses maîtres, ainsi qu'à différentes associations de divinités. Il allume cinq bâtonnets d'encens en l'honneur des cinq Bouddhas et de leurs mérites, de tous ses maîtres et des autres divinités dont il invoque les pouvoirs de guérison. Il offre également un récipient contenant cinq chandelles, cinq bâtonnets d'encens, cinq noix d'arec et cinq feuilles de bétel, destinés au Bouddha, à la Loi, à la Communauté monastique, à la mère et au père.
Certains kruu invoquent leur pouvoir de guérison, ou baarea ?mdy, lorsqu'ils allument les bâtonnets d'encens. D'autres s'adonnent à une profonde préparation mentale selon les techniques de la samaddhi ou du kammathan. Le guérisseur s'assoit en position foetale, se concentre sur sa respiration qui monte le long du dos puis du bout du nez jusqu'au sommet de la tête. Ainsi est-il « branché » pour transférer un pouvoir à ses objets rituels, dont aucun en lui-même n'a de pouvoir de guérison, de même que les substances pharmacologiques jusqu'à ce qu'elles aient été investies par le guérisseur d'une certaine puissance de guérison. Des guérisseurs tiennent dressée entre leurs paumes une sculpture en bois, comme celle du Brahma aux quatre faces ou du Mahàrishi de la forêt, pour personnifier la divinité leur transmettant ce pouvoir. Plus tard, au cours de l'opération, ils trempent cette statue dans l'eau lustrale pour que ses pouvoirs y soient transférés.

L'homologie entre pratiques du chamane hmong et du guérisseur khmer

Le malade hmong, enfermé dans sa sphère de souffrance, en proie aux atteintes démoniaques ou perverses détériorant son image de soi, a vu ses âmes vitales quitter son corps et s'enfuir sur les chemins de la mort et de la réincarnation. Le chamane,  a mis en place son dispositif d'intervention. Il se constitue, d'un côté, de ses deux corps de troupes d'esprits auxiliaires spécialisés dans l'exorcisme des maladies et la poursuite des âmes en fuite, de l'autre, de son outil opératoire : la connaissance des chemins pris par chaque âme particulière dans l'invisible au-delà. La mise en action de cet outil complexe revient à résoudre une véritable équation chamanique (Lemoine 1992). Cette équation unilinéaire à deux inconnues (les âmes en fuite et les lieux où les esprits du chamane vont les rattraper) est la pièce cognitive essentielle de l'intervention chamanique
Il est bien évident que le traitement hmong ou khmer de la maladie ne peut dépasser les deux axes de pensée, le long desquels le guérisseur et son malade communiquent, que sont les « blessures symboliques » et l'image du moi. Aux premières, le guérisseur, comme le chamane, oppose ses techniques d'expulsion et de protection. Dans la restitution de la seconde, le chamane et le guérisseur divergent. Tandis que le premier s'occupe de la réintégration des âmes qu'il a retrouvées et sauvées (parfois même ressuscitées), rendant à son malade l'intégrité de sa personne, le second, dans un contexte de religion universelle, s'emploie à réinsérer le malade dans son corps social. Il en découle inévitablement que le malade hmong n'étant victime que d'agressions extérieures, le chamane opère sur un plan purement psychologique tandis que le guérisseur khmer introduit une dimension morale de la maladie, résultat d'une faute, et responsabilise le malade et ses proches, vivants ou disparus.
Dans le cas du guérisseur khmer, on voit trois jeux d'outils conceptuels : système local, systèmes bouddhique et brahmanique. Toute information biographique sur les guérisseurs (de qui ont-ils appris ? quels sont les sujets traités par leurs manuels de guérison ? de quelles façons ont-ils été exposés au pouvoir de guérison ? par quel système l;ont-ils été ?) dévoile le poids spécifique de chacun de ces trois jeux. Quel que soit le rituel de guérison, on voit que le guérisseur s'appuie en même temps sur les trois systèmes à la fois — si, par exemple, il prescrit comme médicament des substances botaniques (selon un procédé en apparence ayurvédique), il doit d'abord activer et transférer le pouvoir de guérison de son appareil conceptuel aux substances végétales qui sans cela seraient inertes et, pour ce faire, il recourt à un autre jeu d'outils thérapeutiques en récitant un mantra composite (un mélange d'abréviations et de sigles bouddhistes et védiques relativement obscurs, mêlés à des bribes de mots vernaculaires), tout en traçant un yantra également composite (dont les origines et les mécanismes pourraient provenir de F Abidharma bouddhique). Chaque séquence rituelle peut être analysée ainsi, ce qui démontre qu'aucune partie de son outillage conceptuel n'opère isolément des autres et qui conforte l'idée, déjà évidente dans le système du chamane hmong, qu'il y a volonté d'accaparer la totalité du champ cognitif dans la construction du pouvoir de guérison.
Dans le cas du chamane hmong, qui a, lui aussi, recours à une langue codée, ici un pseudo-chinois, c'est l'analyse de la maladie, l'efficacité des esprits matérialisée par la transe du chamane, et sa connaissance du monde invisible et des chemins de l'au-delà qui lui permettent de maîtriser la sphère de souffrance où son malade s'est enfermé. La magie des formules et des commandements fait le reste. Mais le rejet de la cure après la guérison indique bien que ce qui compte est le diagnostic juste, démonstration par excellence du pouvoir de guérison du chamane. Sa consolidation par la cure proprement dite n'est que la consécration de ce pouvoir, soulignée par une rétribution du chamane, qu intervient seulement à ce moment-là.
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evol

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MessageSujet: Re: Chamanisme   Mer 23 Jan 2019 - 11:50

L’important s'est ce que tu peux arriver a faire par toi même
Dans l'univers il y a toujours plus évolué que Soi et cela de manière infinie study
Le premier Être est le plus évolué de tous els Être de l'Univers
En plus, il m'a fait voir qu'il évolue, lui même, en permanence en explorant de nouvelle voie d’évolution, il aime les pionner de la conscience, les courageux, les audacieux car il est Cela lui même

Et j'ai découvert un forum aux usa ou ils sont très évolué, car ils n'ont pas les limitations judéo chrétienne, notamment le voyage spatio temporel, mais réel

Il ne faut jamais rester dans sa bulle a cause de la loi des 5 personnes drunken
Qui tu fréquentes le plus en réel et je disais qui tu Es ^^
Cela peut développer sinon une pensée sectaire ou autiste

A notre époque tout le monde a accès a la connaissance ou aux secrets des maîtres...
mais qui en fait quoi ?
Est la seule chose qui compte...
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Rik



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MessageSujet: Re: Chamanisme   Mer 23 Jan 2019 - 13:17

L’important c'est ce que tu peux arriver a faire par toi même :

En effet, vous avez raison, découvrir ce que l'on peut faire soi-même, le comprendre pour continuer à évoluer.


En plus, il m'a fait voir qu'il évolue, lui même, en permanence en explorant de nouvelle voie d’évolution, il aime les pionner de la conscience, les courageux, les audacieux car il est Cela lui même

Tout le monde évolue à son rythme, à sa manière, je ne pense pas qu'il y est d'élitisme, juste des personnes en chemin.

Cela peut développer sinon une pensée sectaire ou autiste


Une pensée autiste, prenez la peine de vous renseignez sur l'autisme, c'est un monde fabuleux qui a beaucoup à vous apprendre

Comment les autistes nous voient :
https://www.psychologies.com/Moi/Problemes-psy/Troubles-Maladies-psy/Articles-et-Dossiers/Autisme-diagnostic-prises-en-charge-et-polemique/Comment-les-autistes-nous-voient/4Ils-ne-captent-pas-les-emotions-sur-un-visage
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MessageSujet: Re: Chamanisme   Mer 23 Jan 2019 - 13:46


Les autistes révèlent des capacités insoupçonnées de l'esprit Humain et notamment dans les facultés mentales qui semblent prodigieuses
Mais il ont des lacunes de communication car ils vivent dans leur bulles  drunken
Et cela leur demandent un effort considérable de retrouver le fil d'Ariane perdu dans le labyrinthe de leur pensées  farao

Le fil d’Ariane est une réalité d'ailleurs qui ouvre les voies d’évolution individuelle
En  terme moderne s'est une voie individuelle qui mène vers plus de lumiere, et fait sortir des cercles vicieux (qui sont intérieurs)
Macron est dans une forme d'autisme, juste un  exemple d'actualité pas de la politique

"Tout le monde évolue à son rythme, à sa manière, je ne pense pas qu'il y est d'élitisme, juste des personnes en chemin."
Tout a fait, encore faut il avoir conscience que l’évolution d'un Humain dépend de lui et de ce qu'il met en oeuvre pour évoluer
Personne ne peut le faire évoluer a sa place, meme pas un Dieu tout puissant
Personne ne peut faire du velo a la place d'un autre ^^

Et pour en revenir au chamanisme, vous avez rencontré votre animal totem ?

Je ne connaissais pas le chamanisme, mais je l'ai rencontré quand meme study

Et ce qui est peut etre inconnu , s'est qu'il change en fonction de votre propre évolution  interieure !
S'est pour cela que s'est une erreur de se focaliser sur lui

Sans la connaissance, on fait beaucoup d'erreurs, mais on apprend aussi par l'experience
S'est l'experience qui mene a la connaissance
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MessageSujet: Re: Chamanisme   Mer 23 Jan 2019 - 13:57

Pour le fun ====> Trouver son animal Totem

http://www.animal-totem.fr/trouver-son-animal-totem/


.
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Rik



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MessageSujet: Re: Chamanisme   Mer 23 Jan 2019 - 13:59

A Evol

Je ne suis pas d'accord avec vous par rapport à l'autisme, les autistes ont des lacunes en communication telle que vous vous voyez la communication, ils ont une communication autre, qui est par intuition, encore faut-il souhaiter communiquer avec eux...

Non Macron n'est pas autiste, loin de là.

J'étais septique par rapport au chamanisme et j'ai rencontré le chamanisme de manière directe, ce qui a balayé mon scepticisme.

A Nem

Et si c'était lui qui vous trouve !
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MessageSujet: Re: Chamanisme   Mer 23 Jan 2019 - 14:19

Rik a écrit:
A Nem

Et si c'était lui qui vous trouve !

Ah mais ce serait encore mieux !! je suis allée faire le tour des animaux proposés par le site et je me suis laissée attirer par celui qui me semblait à moi le plus attirant, et j'ai eu un résultat complètement différent. Comme quoi... Very Happy
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MessageSujet: Re: Chamanisme   Mer 23 Jan 2019 - 14:46

J'en ai eu des farces avec mon animal totem du moment drunken

Comme pour me prouver que s’était vrai, je l'ai rencontré en vrai dans des endroits insolites

Quand je dis insolite Rolling Eyes
l'inconcevable, l’inimaginable

exemple similaire




Et cela n'est rien quand j'ai décidé de me baladé dans une foret après découvert d'une animal totem affraid
L'inconnu et l'inimaginable je l'ai surtout rencontré dans le monde réel
Un monde de magie qui prend Control du monde réel, après tu rigole, une fois passé l’épreuve ^^

Comment les gens font pour s'ennuyer ^^
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MessageSujet: Re: Chamanisme   Mer 23 Jan 2019 - 15:36

Tant que ce n'est pas ça !


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MessageSujet: Re: Chamanisme   Mer 23 Jan 2019 - 16:28

La difformité n'est pas positive

S'est pas un probleme génétique ?

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MessageSujet: Re: Chamanisme   Mer 23 Jan 2019 - 16:34

C'est un scandale finlandais, des renards bleus d'élevage gavés pour leur fourrure...
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MessageSujet: Re: Chamanisme   Mer 23 Jan 2019 - 17:18

Rik a écrit:
C'est un scandale finlandais, des renards bleus d'élevage gavés pour leur fourrure...
Tu as changé de sujet vers une basse vibration : la conditions animal exploitée sur terre

Le chamanisme si tu prends ce sujet au sérieux, nécessite la joie de la découverte de Soi, ou plutôt d'un aspect de Soi
Les vibrations basses et élevées ne sont aps compatible
Etat instable

Chaque sujet nécessite suivre le fil d’Ariane sunny
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MessageSujet: Re: Chamanisme   Mer 23 Jan 2019 - 17:37

Là, je me marre, c'est comme pour les autistes, revoyez votre copie, vous comprenez le chamanisme à votre façon, mais vous ne pratiquez pas.
Fin de la discution pour moi, ce n'est pas un débat d'idées mais un essai de pollution du poste, si ça vous amuse, je trouve cela bien triste pour vous.
Bonne soirée.
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MessageSujet: Re: Chamanisme   Mer 23 Jan 2019 - 17:47

Sur ton propre sujet tu le tournes en dérision
=> il n'y a rien de sérieux chez toi !

Parler pour paraître ? auprès de qui ?

Ils sont ou les gens sérieux ? Tu es bien un Humain ^^
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MessageSujet: Re: Chamanisme   Mer 23 Jan 2019 - 17:51

Pourquoi tant de haine, la vie est belle.
À la revoyure.
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MessageSujet: Re: Chamanisme   Mer 23 Jan 2019 - 18:02

Tout ce que j'ai dis est réel et toi ?
Ton experience s'est quoi ?

Tu te défiles s'est tout ! Rolling Eyes
peu importe les pseudos que tu prends
Tu seras toujours toi meme !
J'aurais pu changer aussi de pseudo non ? depuis le temps

Si ton Energie ne change pas .... changer de pseudo ne sert a rien lol!



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Rik



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MessageSujet: Re: Chamanisme   Mer 23 Jan 2019 - 18:10

Je n'ai pas l'honneur de connaître le grand Evol, je le découvre dans toute sa splendeur, merci pour ce moment de rigolade qui ne m'empêchera pas de continuer à parler du chamanisme.
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MessageSujet: Re: Chamanisme   Mer 23 Jan 2019 - 18:18

Et tu auras bien raison Rik, parce qu'Evol va devoir se calmer, et éviter les pétages de boulon sans raison. Assortis d'insinuations qu'il est seul à comprendre.


Alors Evol, ça y est, on remet ça ? Je vais te donner l'occasion de te détendre un peu. Prends un jour de repos, ça te fera du bien. On y va direct, hein...ça t’évitera d'essayer de nous faire tourner en bourrique sur une page entière. Allez go ! repose toi bien.


Rik je t'invite à continuer la discussion.



.


Dernière édition par Nem1004 le Mer 23 Jan 2019 - 18:28, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Chamanisme   Mer 23 Jan 2019 - 18:22

Je suis désolé Nem, c'est un sujet qui me tient à cœur et c'est un peu dommage de ne pouvoir débattre simplement,. Bonne soirée
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MessageSujet: Re: Chamanisme   Mer 23 Jan 2019 - 18:26

Tu n'as pas à être désolé Rik, c'est récurent chez Evol et à ce titre, il a droit à un jour de repos bien mérité. Continue, le sujet est très intéressant et moi aussi, comme beaucoup d'autres la souffrance animale infligée par les hommes me révolte.



Et ça a toute sa place dans un sujet sur le chamanisme, le chaman étant en contact étroit avec la nature, qu'il respecte bien sûr.Aimer et respecter les animaux, et la compassion qu'on leur porte n'attire jamais de basses vibrations, au contraire. Ce sont ceux qui les martyrisent qui tirent vers le bas. Wink



.
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MessageSujet: Re: Chamanisme   Mer 23 Jan 2019 - 19:06

Si tu nous disais comment tu as connu le chamanisme ? Very Happy
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MessageSujet: Re: Chamanisme   Mer 23 Jan 2019 - 19:23

Un ami qui est mort en juin dernier d'une mort violente m'a fait decouvrir sa pratique chamanisme, c'était une personne extraordinaire, empli de sagesse et d'humilité.
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MessageSujet: Re: Chamanisme   Mer 23 Jan 2019 - 19:34

J'ai un ami qui s'est approché du chamanisme aussi, c'est une voie pleine de sagesse et d'humilité. On a beaucoup à apprendre de leur enseignement.



;
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